‹ Le café: culture-manipulation, productionChapitre 90 sur 116 · REUNION · texte numérisé non relu

REUNION

En 1717 ou 1718, la Compagnie française des Indes envoya à Bourbon quelques plants de café Moka. Un seul pied avait survécu en 1720 ; mais il produisit une si abondante récolte, cette année-là^ qu'on put mettre au moins i5,ooo graines en terre. Quelques années plus tard, on entreprenait de grandes plantations.

Malgré un ouragan qui dévasta les plantations, en 1806, la culture était prospère dans notre colonie, au commencement de ce siècle. Elle n'a fait que décliner depuis ce moment :

1817 , 3,000 tonnes.

Le tableau suivant, fourni par l'Annuaire de la colonie, nous renseigne sur les exportations depuis 1871 :

LA PRODUCTION DU CAFÉ

Moyenne annuelle.

EXPORTATIONS

376 tonnes.

3ii —

ii3 —

ItmrvBS

eoo - A.

Soo - L . J

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3oo

*5 i 00 CO QO

Fig. 59. — Exportation de café de la Réunion depuis 1871,

Pour Tannée 1897, les exportations de la Réunion se sont réparties comme il suit :

Pour la France. ..

Pour l'étranger. .

Total.

81,911 kilogrammes .

84*194 kilogrammes.

agS LE CAFE

C'est le port de Nantes qui en reçoit la plus grande partie.

Le Coffea mauritiana LRm. (y lûgaiTemeni café marron) est un arbuste commun dans les bois de 200 à 1,200 mètres d'altitude ; la baie est oblongue, arrondie à l'extrémité, étroite à la base. Les graines servent aux mêmes usages que celles du Coffea arabica^ auxquelles on les mêle quelquefois ; mais les effets physiologiques sont plus prononcés.

Le Coffea arabica L., introduit dans le pays, y est cultivé. 11 en existe deux variétés : l'une, dite Café du paySy à graine ovale (café rond du commerce) et Tautre, le Café Leroy ^ à graine allongée (café pointu). C'est le café du pays qui possède l'arôme le plus recherché.

On a observé des cas d'hybridation spontanée par suite de la pollinisation du Coffea mauritiana par le Coffea arabica ; les fruits du premier prennent, dans ce cas, la forme de ceux du second (de Cordemoy). Le café Leroy, souvent rappoté à l'espèce C. laurina^ est rapporté à l'espèce C. arabica^ dont il ne serait qu'une variété, par J. de Cordemoy (Flore de la Réunion) ; Raoul en fait un hybride du C mauritiana et du C arabica.

Le Café Myrtle est une autre variété du C. arabica remarquable par sa longévité.

Enfin, le café d'Aden peut être rapporté à l'espèce C. microcarpa.

Depuis un certain nombre d'années, on a introduit le caféier de Libéria dans la colonie.

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