JUGEMENT SUR BENJAMIN ENFANT PAR ROSALIE DE CONSTANT
Dans sa première enfance il était brillant par ses réparties qu'il écrivait en vers et en prose, à tort et à travers. J'ai des lettres de lui à sa grand' mère écrites à dix ou douze ans, qui sont étonnantes. Avec une bonne et solide éducation,
tout cela aurait tourné pour son bonheur. Sa mère mourut en lui donnant le jour et toute sa vie il se ressentit de ce malheur.
Benjamin a dit de lui-même : Ma naissance fut le premier de mes malheurs.
M. C. C. Bibl. de Genève, Lettres à son frère, du 29 décembre 1815.