‹ Le cahier rouge; poésiesChapitre 30 sur 51 · BLESSURE ROUVERTE · texte numérisé non relu

BLESSURE ROUVERTE

vJ mon cœur, es-tu donc si débile et si lâche, Et serais-tu pareil au forçat qu'on relâche Et qui boite toujours de son boulet traînée Tais-toi, car tu sais bien qu'elle t'a condamné. Je ne veux plus souffrir et je t'en donne l'ordre. Si je te sens encor te gonfler et te tordre,

Je vais, dans un sanglot contenu, te broyer ; Et Ton n'en saura rien, et, pour ne pas crier. On me verra, pendant TefFroyable minute. Serrer les dents, ainsi qu'un soldat qu'on ampute.

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