‹ Le CaireChapitre 10 sur 10 · LOTUS · texte numérisé non relu

LOTUS

Sur les manches des miroirs, sur les boites à lards ou à parfums, les bijoux ou les coffrets, sur les papyrus illustrés, sur les stèles funéraires aussi bien que sur les boîtes enluminées des momies, le lotus...., partout le lotus...., lotus hiératisé ! Ici, dans un bois délicatement sculpté, une jolie Egyptienne cueille le lotus....

ritTun.

Ainsi, en ce costume charmant, les pieds dans l'eau du Nil, la lille du Pharaon dut trouver le berceau flottant du petit Moïse, écartant les touffes de lotus et de papyrus de ses bras nus chargés de bracelets d'or....

LF. CAIRE

Meurs (.le lotus !

\'ous qui vous épanouissez en maitresses dans l'imagination des vieux Egyptiens, lotus sacrés dont les fruits font oublier la patrie, lotus enchanteurs qui attirez vers la terre des Pharaons...

nous avons subi votre charme et j'ai chanté les louanges de la merveilleuse cité des Pyramides.

Un jour, un homme de Mossoul vantait Bagdad comme étant la nilc de /■; Joie et la Mère du Monde. Le plus vieux des assistants lui répondit : v Qui n'a vu le Caire n'a vu le monde. La terre y est de l'or, les femmes y sont un enchantement, et le Xil une merveille ! «

La sultane Shéhérazade ne conte-t-elle pas en l'une de ses nuits :

« Qu'est-ce que le bonheur de contempler une maîtresse face à face, au prix » de l'aspect du Caire ? Qui l'a vu comprend qu'il n'y a pas pour les yeux de » trop hautes jouissances ; et si l'on pense à la nuit pendant laquelle le Xil atteint » la hauteur désirable, on rend la coupe pleine de vin à la main qui la tend, et » l'on ne songe plus qu'à l'eau. Si tu voyais l'île de Roda avec ses arbres » ombreux, tu serais jeté dans des transports de joie ; et si tu étais au Caire, » auprès du Xil, vers le moment où le soleil couchant l'enveloppe d'un manteau " de lumière, tu te sentirais tout à fait revivre au souffle de la douce brise qui » passe sur les rives ombreuses. »

La brise du Xil !

X'est-ce pas la seule chose que regrette l'Egyptienne des temps antiques dont l'épitaphe porte : « Je pleure la brise au bord du courant.... >

Mariette déclare que toute douleur humaine est dissipée, quand, du haut de la citadelle, on regarde, au soleil couchant, la forêt des minarets du Caire, le déroulement du fleuve doré, et là-bas, bien loin, à l'horizon d'occident, le profil des grandes Pyramides.

Les Egyptiens qui firent du Xil un Dieu exprimèrent admirablement la pensée craintive qui venait forcément à l'àme, lorsque, dans le silence lumineux des lourdes journées égyptiennes, l'homme antique, qu'il vint de Babylone ou de Xinive, de Rome ou d'Athènes, voyait descendre et couler lentement, solennellement, comme l'épanchement d'une force my.siérieu.se et salutaire, ce lleuve magnifique portant en .son sein la vie et la richesse d'un pays.

L'Arabe dit : <' Qui a bu l'eau du Xil la regrette toujours, et l'on ne s'égare pas impunément sous ses palmiers. »

Symbole charmant du souvenir ètcrni-l qu'a toujours laissé au caur, à unîtes les époques, le plus vieux et le plus admirable des pavs.

»' A la poignée de l'éventail du Delta dont le Nil serait le manche d'argent v>u d'or, le Caire brille comme un diamant .... •>

Ch. Lai I r.MANo.

Ce qu'il y a dans co livre

L F. (Iairi:

J'.iime le Caire — \'ierge olTerte nu Nil — le Nil — Cléopâtre, César et Marc-Antoine — les berges du Nil à travers les âges - le Vieux-Caire — le port — Milans et C^orneilles — Fostàt — la légende des colombes — la plus vieille mosquée d'Alrique — Amrou — Fondation du Caire — TEzbékieh moderne — la Maison de France — la promenade de Choubrali — les Sais — Boulaq — promenade sur le Nil — le Musée de Gizèh — Dieux et Pharaons — les contes, romans et illustrations il V a 4000 ans — sculptures et p.ipyrus - stèles et bijoux

Les Pvramidks — Le Sphinx — Li: Temple di; oranit

Description — ascension de Chéops ^ le panorama — fertilité et désert — Inférieur de la grande pvramide — ce sont des mausolées — Légendes — le Sphinx — le temple de granit.

Le » Saqqarah n aborde à Bédrechein — A travers les récoltes — le dépiquage — les puits — Sous les palmiers — là où fut Memphis — la statue colossale de Rhamsès 11 — le village — la Pyramide à degrés — la maison de Mariette — l'allée des sphinx — le Sérapéum — les cénobites précurseurs — le Mnst;ibat de Ti — Sculptures et dessins — la vie agricole il y a «)0oo ans — Madame Ti.

Les .NlosouÉES du Cairi: - Les Riîes — .Mariages

Considérations générales — .Mosquée de Touloun — el .\zhar, l'Université — le sultan En-Nasir — sa mort — six petits sultans fainéants — le sultan Hassan — sa mosquée — les Sultans mamelouks — le sultan .\Iouayad — le Koutb — un Ouéli — le sultan Kalaoun — la mosquée Bordéini — les pauvres — la charité de l'eau — Fontaines publiques — Civilisations comparées — la sieste.

La citadelle du Caire — Panorama incomparable — un peu d'histoire — les terribles .Vlamelouks — M Jhémet Ali les fait exterminer d'un coup — l'Egypte renaît — la .Mosquée de la citadelle — les carrières du .Nluqnttam — le départ du Tapis et du .\lakni.ihl — le cortège — les cimbaliers.

Cireurs — marchands de fleurs — cochers — gamins — sarafs (changeurs) — les cafés — consommations à la mode grecqje — la police — la foule — les marchands en plein vent — .\nes et àniers — Mariages — le coup de fer des tarbouches — Parvis — parfums et parfumeurs — — la place .\tal el Kadra — omnibus des fellahines.

Les Tombeaux des Cai.ifes et ee .\Ioq.attam

Collines de décombres — Ville des morts — .Vlosquées dans le désert — le lever et le coucher du soleil — le khamsin — la nuit... — Richesses des .\lamelouks — leurs mausolées et leur histoire — Clocher et Minaret — Kaït-hey.

Fleurs de Lotus

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