‹ Le Caire, le Nil et MemphisChapitre 22 sur 29 · I. — L ART EGYPTIEN ANTIQUE · texte numérisé non relu

I. — L ART EGYPTIEN ANTIQUE

« Il )' a quelque temps l'Egypte détrui- .sait .ses monuments ; elle les respecte aujourd'hui, il faut que demain elle les aime ». Ce que iMariette énonçait ainsi, en tête du catalogue du musée de Boulaq, s'est réalisé, et c'est à l'énergie de sa volonté et à la constance de ses efforts que ce beau résultat est diî. Sans doute le khédive Ismaïl ne s'était jamais intéressé sincèrement aux beaux travaux scientifiques qui se firent sous son règne, il ne manifesta jamais le désir d'être initié à ces glorieuses recherches ; mais il faut du moins lui rendre cette justice qu'il avait foi en Mariette, qu'il comprenait que ses belles découvertes ne pouvaient qu'illustrer son règne, et qu'il fût toujours prêt à seconder ses entreprises.

Ce fut de Said-Pacha en 1858 que .Mariette avait obtenu que de vastes

B.jou ptctoral Je Djùliour.

Musée du Caire.

bâtiments qui servaient de miigasins à la Compagnie du Transit à Boulaq fussent mis à sa disposition, afin qu'il pût y installer provisoirement un musée des Antiquités Egyptiennes, l.'installation ])remière y fut des plus défectueuses. Une crue du Nil en 1878, menaça de tout emporter, bâtiments

Sculpture civile. Ancien Empire. Musée du Caire.

et collections. Ce danger auquel on échappa providentiellement, eut au moins ce résultat de déterminer des travaux qui mirent dorénavant les collections à l'abri d'un désastre toujours possible. On exhaussa le sol des salles, on suréleva nécessairement les toitures, ce qui donna plus d'air et de jour, et Mariette put finir ses jours a\-ec la satisfaction d'avoir vu se réaliser à peu près ses désirs.

Le musée ainsi constitué s'enrichit successivement de toutes les fouilles

Page 1