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Cultures donnant du gonocoque pur. Les tissus montrent une infiltration embryonnaire évidente.
La douleur plantaire a disparu, mais la sensibilité persiste sur les Côtés du calcanéum.
OBSERVATION IX (de Baër)
Homme, 25 ans.
Admis en mars-1905, pour douleurs aux talons. À. H. : nuls. En octobre 1904, urétrite aiguë, iritis et arthrite
blennorragique des deux chevilles. À cette époque, gonflement mou au-dessus des deux tendons d'Achille. En janvier 1904, il part amélioré.
Il y a 3 jours, gonflement rouge et douloureux des deux chevilles, urétrite aiguë. Marche extrêmement difficile. = Gonflement rouge et douloureux de l'articulation sterno-claviculaire gauche. Pas d’inflammation aiguë, à ce moment, aux pieds, mais douleur sous le talon, très vive à la pression. Le calcanéum est très épaissi et l’extension de la plante est douloureuse.
La radiographie montre des exostoses marquées au tubercule du calcanéum. Rugosité au bord antérieur de l'os scaphoïde.. Epaississement du calcanéum.
Opération : ablation des exostoses par la manière ha-
-bituelle. Par places, le tissu adipeux présente des traces évidentes d’inflammation (adhérences).
Deux semaines après l'opération, le malade peut marcher sans douleur.
Cultures stériles. Les tissus montrent un processus inflammatoire aigu. On trouve des micro-organismes en
tout semblables au gonocoque.
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OBSERVATION X (de Reclus et Schwartz)
B..., âgé de 28 ans, sujet algérien, entré à l'hôpital le 13 avril 1908.
À contracté en 1900, il y a huit ans par conséquent, une blennorragie dont il n’est pas encore guéri; du moins elle a passé à l’état de goutte militaire. Trois ans après, en 1903, il commence à ressentir des douleurs aux talons, d’abord du côté gauche, un mois après du côté droit. La marche devient de plus en plus difficile. Pendant deux ans il suit les traitements les plus variés, sans jamais en retirer aucun bénéfice.
En 1905, deux ans par conséquent après le début de, l'affection, un confrère algérien pratique une intervention chirurgicale, qui a consisté, au dire du malade, en un curettage de la bourse séreuse talonnière. De fait, on constate sur chaque talon une cicatrice en étrier qui montre qu'on a relevé un lambeau plantairé. Le malade est resté vingt jours à la clinique du chirurgien et s'est reposé encore un mois chez lui. Cette intervention, faite sous chloroforme, n’est suivie d'aucune amélioration. Lé” malade continue à souffrir comme auparavant. La marche lui est impossible, et désormais il vit sur la bicyclette. Le 23 avril 1908, cinq ans après le début de l’affection, B... entre à l'hôpital de la Charité.
Au repos le malade ne ressent aucune douleur. Mais dès que, pendant la marche, le talon touche le sol, les souffrances deviennent très vives. À l'examen du pied, on ne constate absolument rien d’anormal. Pas la moïndre déformation de la région talonnière.
Si l'on vient à palper au contraire cette région, en appuyant successivement sur les différentes fäces du calcanéum, on trouve, à droite et à gauche, deux zones douloureuses : à
RAC 2e
1° Une première siège sous le lalon et occupe une étendue d'environ deux centimètres à partir du bord posté- rieur du talon.
2° Une deuxième, moins nettement limitée, existe au niveau de l'insertion calcanéenne du tendon d’Achille.
Mais ce palper ne décèle rien de précis. Il semble bien que sous le talon, le doigt qui appuie sente comme une côte dure, peu distincte. Mais à la vérité, cette impression n'est devenue un peu nette qu'à partir du moment où nous avions vu la radiographie.
Or, la radiographie montre avec une parfaite netteté, sous Chao calcanéum, une superbe exostose, dont la base s'implante sur la région tubérositaire de l'os et dont le sommet pointu s’avance sous sa face inférieure.
D'autre part, sur le pied droit, on constate sur la face postérieure de los, au point d'insertion du tendon d’Achille, une crête à pointe supérieure, qui répond exactement à la zone où la pression est douloureuse.
* L'opération est d’abord faite sous les talons.
Sur chaque pied, par une incision en fer en cheval, on soulève un grand lambeau, qui permet d'opérer largement sans laisser de cicatrice sur la plante.
Sous les téguments on trouve une masse fibro-graisseuse dense que l'on excise. Sous les plans aponévrotiques profonds qui sont sectionnés et réclinés, on sent une lame osseuse aplatie, large environ de 0 à 25 millimè-
‘tres, se détachant de la tubérosité calcanéenne interne et se terminant en pointe en avant.
Toute la saillie est abrasée avec le ciseau à froid et le maillet et les parties molles sont suturées.
La réunion se fait par première intention.
Un mois après le malade se lève. Il nous dit immédiatement que la douleur sous-talonnière a disparu, mais il se plaint encore de la douleur rétro-calcanéenne et il réclame une seconde intervention.