OBSERVATION VI FI ARR
(Communiquée par M. le L} Massart) à
Ce malade souffre depuis longtenips, mais c’est particulièrement depuis cinq ou six mois que des douleurs, d'abord légères et également accusées des deux côtés, sont allées en augmentant progréssivement. Le malade
vw
LOS vient cousulter surtout parce que depuis peu la douleur au niveau du talon gauche s'est exagérée. À l’état de repos, soit dans le décubitus horizontal, soit dans la position assise, il n'existe aucun phénomène douloureux, mais dès que le malade est debout la douleur apparaît plus vive à gauche qu’à droite et suffisamment forte pour rendre la marche impossible.
On note, dans les antécédents du malade, une blennorragie s'étant manifestée par un écoulement médiocrement abondant et n'ayant amené aucune complication. P\s de rhumatisme. FE
Tout questionnaire au . de spécificité probable est négatif, On ne note aucune lésion d’origine syphilitique.
À l'examen, les talons ne présentent rien de particulier ; ils e-semblent pas augmentés de volume, mais la voûte plantaire est fortement affaissée. La pression permet de constater du côté gauche l'existence d’un point douloureux très limité au niveau de la ligne tubérositaire au maximum à deux centimètres et demi du bord postérieur du talon. On porte le diagnostic de périostite gonococcique du calcanéum.
Le malade ne signale aucune chute ou trauma en rappcrt avec la douleur incriminée. On radiographie les deux pieds et on note sur le pied gauche une épine. osseuse siégeant au niveau de la zône tubérositaire à pointe dirigée en bas et en avant ; elle est en somme peu marquée, mais elle/s'accompagne d’une réaction périostée sur toute la face postérieure du calcanéum jusqu’au niveau de l'insertion du tendon d'Achille, Au pied droit, on note de même une épine sous-calcanéenne, mais arrondie, plus horizontale que la précédente et présentant une réaction périostée moins marquée. La semelle graisseuse plantaire n'est pas augmentée de volume, mais il semble que la voûte soit en partie effondrée.
DS He
Observations anciennes
OBSERVATION VII (de Baër)
Homme, 26 ans, admis le 16 février 1905.
Douleurs dans les deux talons et dans le dos.
À. H. — Nuls.
Trois attaques de gonorrhée, la première il y a 10 ans, la deuxième il y a 3 ans, la troisième il y a 15 mois avec urétrite postérieure. Pas de rhumatisme. À commencé il y a un an à souffrir dans les deux talons, de plus en -plus. Il y a six mois, pendant qu’il soignait ses pieds aux sources chaudes, il est pris de douleurs dans le dos, existant même au repos.
Homme peu robuste, Le pied droit montre un épaississement marqué du calcanéum. A l’attache des téguments plantaires au calcanéum, il y a un point douloureux à la pression, d'environ 1 centimètre. Pas de réaction locale. L’articulation du gros orteil est légèrement élargie. Pas de douleur à la pression au tendon d'Achille. Pied gauche semblable. L'épine dorsale est douloureuse à la pression dans toute la région lombaire, et l’hyperextension est impossible. L’inclinaison vers la gauche est diminuée.
Ablation des exostoses avec le tissu immédiatement adjacent. Par place il y avait des adhérences.
Radiographie. Petites exostoses à l’attache du court fléchisseur plantaire sur le calcanéum. Léger épaississement du calcanéum.
La radiographie du dos montre de légers dépôts entre les quatre premières vertèbres lombaires.
Cultures négatives. Le tissu plantaire montre une jin-
— 86 — £ flammation évidente. Des coupes montrent la présence de cocci ressemblant au gonocoque.
Trois mois après l'opération, la douleur à entièrement disparu. Le malade porte toujours un appareil pour les douleurs du dos. «
OBSERVATION VII (de Baër)
Homme, 30 ans. >
Admis le 16 mars 1905, pour douleurs dans les talons. À. IH. : nuls. Nie la gonorrhée. Glandes dans l’aine il y a deux ans, ôpérées. Fièvre typhoïde il y a vingt-trois ans. Pneumonie il y a 8 ans. Pas de rhumatisme.
Il y à 16 mois, douleur dans le talon droit ; il y a 13 mois, dans le gauche. Jamais d’inflammation ni de gonflement. Il a eu de la douleur dans le dos depuis un an.
Pas de gonflement du talon, mais épaississement marqué du calcanéum.
Zone très douloureuse sous le calcanéum au tubercule interne.
Douleur à l'extension de la plante ; pied droit semblable. à
Douleur dans le dos, surtout la nuit, et les mouvements sont limités.
La radiographie montre une exostose de la face plantaire du calcanéum. Léger dépôt osseux sous l'extrémité proximale du 5° métatarsien, mais non attaché à l'os.
Le calcanéum gauche montre quelques points éburnés à sa surface postérieure.
Opération. L’exostose est plus large à l'extrémité distale qu’à son attache sur le calcanéum, qui se fait par une partie rétrécie (un isthme). Le tissu plantaire esf évidemment atteint d'un processus inflammatoire.