‹ Le Calcanéum Épineux GonococciqueChapitre 3 sur 33 · MÉDECIN DES HOPITAUX · texte numérisé non relu

MÉDECIN DES HOPITAUX

Au Docreur DUCROQUET

Hommage réspectueux pour l'amitié qu'il a bien voulu nous témoigner.

Nous remercions tout particulièrement M. le Docteur Ducroquei d'avoir bien voulu nous suggérer ce travail et de nous avoir permis de Pexécuter en nous prodiguant ses éminents conseils et en nous autorisant à publier quelques-unes de ses

observations personnelles.

Au DocrEeur MASSART

En le remerciant de l’obligeance avec laquelle il a bien voulu nous communiquer quelques observations particulières.

AU Docteur R. DUCROQUET

En souvenir de la plus sympathique collaboration.

AU Docteur A. RONDY

Avec ma profonde affection.

AU DOCTEUR LEJ ARD Au Docreur BRAINE

Au Docreur TÜRQUETTI

AU DocTeur GAMBILLARD

— Orricien : DE LA « LÉGION D »'HONNEER |

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Introduction et Définition

À mesure que les méthodes cliniques se précisent, que les moyens d'investigations deviennent plus pénétrants, de nombreuses maladies se démenbrent, disparaissent de la pathologie pour faire place à des entités plus simples. Telle la chimie qui par suite d'analyses de plus en plus scientifiques arrive à extraire d'un corps longtemps considéré comme. simple, une série d’autres corps dont le premier n'était qu'un groupement.

Au point de vue médical pareils exemples furent nombreux et pour ne parler que de celui qui va nous intéresser ici, nous citerons la Talalgie blennorragique de Swédiaur.

Ce nom vague de Talalgige s’'appliquait à une série de syndrômes dont un en particulier a attiré notre attention : Le calcanéum épineux.

Ce syndrôme, déjà décrit par Jacquet en 1897, nettement précisé en France par Reclus et Schwartz (1909) ne semble pas une division artificielle de cette talalsie. [1 peut en effet survenir parfois comme unique complication de la blennorragie du pied, subsister très souvent seul, évoluer pour son propre comple avec un ensemble symptômatique net qui

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permet de le caractériser, de l'individualiser, de le reconnaître enfin comme une véritable affection ayant ses signes, son évolution et sa thérapeutique particuliers.

Le calcanéum épineux gonococcique se manifeste par la localisation à la face plantaire du calcanéum, au niveau de la zone tubérositaire et plus particulièrement au niveau de la tubérosité interne de cet os,, d'une ostéopériostite d’origine gonococcique qui se traduit par une exostose en épine ou en lame décelable dans la plupart des cas à la radiographie, s’accompagnant d’une douleur pénible insupportable et d’une gêne fonctionnelle si intense que le malade doit abandonner son travail, doit se tenir assis, la station debout lui étant interdite. :

S'il est vrai qu'on voit souvent le pied épineux évoluer isolément, il est extrêmement rare, surtout au début, de voir cette seule lésion, il y a presque toujours une réaction générale soit de l'os, soit des séreuses : bourses ou gaînes. Mais alors que ces réactions aiguës de la blennorragie disparaissent au bout d'un temps plus ou moins long, l’exostose survit au processus infectieux entraînant un ensemble symptômatique bien caractérisé. Il s’ensuit que pendant longtemps les- auteurs étudièrent surtout les complications articulaires et séreuses de la blennorragie. L'étude des ostéopathies qu'elle provoque fut beaucoup plus tardive.

À Jacquet revient le mérite d’avoir le premier

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