XXXIV INTRODUCTION
contributions annuelles des membres de la corporation et des amendes perçues pour contraventions aux règlements. Ordinairement, il était déposé dans la chapelle consacrée au patron, sous l'invocation duquel elle était placée.
Elle avait son chapelain particulier^ ses ornements spéciaux ; on la décorait à Tenvî des chapelles voisines. On peut voir encore dans les villes riches du Nord, en Belgique^ les armoires qui renfermaient les ornements et vases sacrés, linges et livres de la confrérie ; on y trouve les tableaux des confréries, dont plusieurs sont des œuvi^es d'art, qui datent du quinzième siècle. En France, en pourrait -on retrouver quelques spécimens? C'est douteux.
L'évéque et le curé, comme supérieurs spirituels , avaient droit de surveillance sur les confréries.
Les gens de métier voulurent avoir leurs bannières j leurs armoiries, leurs jetons , leurs devises, leurs cris de guerre, comme les seigneurs , dont ils imitaient l'organisation féodale.
Les devises concordaient souvent avec le métier; les bannières, point de rallie-