‹ Le calendrier des confréries de Paris, précédé d'une intrChapitre 15 sur 55 · INTRODUCTION. XXXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXI

V aumône pour recevoir les restes, distribués ensuite aux pauvres.

Dans les processions et autres cérémonies publiques, la corporation marchait sous la bannière de ce patron, et le plus souvent les maîtres de chaque métier avaient un cos- «tume distinctif, leurs torches étaient souvent peintes et ornées des insignes de la corporation et de rimage du patron. Le lendemain réunissait de nouveau à l'oglise tous les confrères qui venaient assister au service des trépassés pour les confrères décédés dans l'année.

Indépendamment de cette réunion annuelle, il y en avait de mensuelles ou même d'hebdomadaires pour régler les affaires intérieures de la confrérie.

Au décès des confrères, chaque membre de la confrérie était tenu à l'assistance aux obsèques et à l'offrande a pain , vm, honoraires, « harcesy et s'il arrive que quelque ancien « maître ayant passé en charge vienne à dé- « céder, sa veuve ne sera tenue, ni les héri- « tiers dudit défunt^ de ne payer aucune « chose, ny harces, ni pain^«ni vin, ni ofc frandes (i). » La confrérie était administrée

i) Statuts des confréries, passim.

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par plusieurs dignitaires. Le chef prenait le nom de prévôt, de gouverneur , de doyct^^, ou d'échevin, selon les localités; il était éla * au scrutin^ à la majorité ^ ordinaii^tntot après un office dans la chapelle de la confré*- . rie, où il avait une place spéciale; si la vo* lonté de ses confrères lui donnait un succès- *• seur^'il reprenait son rang parmi les fidèles. Le prévôt avait chez lui la croix et la bail*., nière de la confrérie, les cierges des procès»*' sions et des enterrements, les registres de délibération et d'inscription, le coffre aux deniers, les titres de la confrérie, ce qu*on appellerait aujourd'hui les archives. Il avait • le droit de convoquer les assemblées et d'avoir la place d'honneur dans les réunions^ offices^ processions, repas, cérémonies publiques.

La charge de prévôt était ambitionnée; mais, à côté des droits nombreux et des nombreux honneurs qui étaient son apanage, il avait des frais qui ne laissaient pas d'être onéreux.

A son entrée en charge et à la fête du patron, il devait offrir un banquet à tous les confrères.

De plus, il devait donner au frère servant.

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au sacristain et au bedeau des redevances pécuniaires en certaines occasions, des gra* tîfications aux clercs et valets qui avaient rendu des services à la confrérie. Il faisait à celle-ci des dons qui faisaient époque , il renouvelait les jetons ou les cachets de réception.

Après le prévôt venaient les conseillers , qui Taîdaient dans sa gestion; le collecteur ou trésorier qui recueillait les deniers â régliseet à domicile, le clerc chargé de porter à chaque membre les lettres 'd'invitation ou de décès à la mort des confrères; le crieur, enfin les frères servants qui remplissaient les fonctions manuelles que le service pouvait réclamer : distribuer les cierges, les allumer> les recueillir, porter les morts, etc.

Le chapelain était aussi dignitaire de la confiérie et conseiller de droit, mais ses fonctions spirituelles le mettaient au-dessus de ses collègues, et presque Tégal du prévôt.

Le trésor de la confrérie ou sa caisse, si le premier mot semble trop prétentieux, servait à subvenir aux besoins des confrères pauvres ou malades, voire à assister leurs veuves et leurs orphelins. Il était formé des

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