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vième sîèçJlQ> 4^ûicmar> archevêque de Reims ^ parie, des dérèglements qui réggiaient dans certaines confréries : * ut de cûlleçtis^y quos geldonia (gilde) seu confratriaSf vulgà yQcant^ ? ce qui suppose lukessairemeQt. qu'elles, ej^istaient de son
« Si l'on peut saisir quelques rapproche- Qi^ts en traies associations ou collèges ètabj^s dans la Gaule romaine et les premières confréries, ces vestiges du monde ancien spnt tellement effacés par les usages et les pratiques de la religion chrétienne, qu'on peut à peine les apercevoir. Quoi qu'il en soitj un lien de parenté semble rattacher les plus anciennes de ces confréries aux associations païennes , que les commerçants qui exploitaient, différents fleuves de la Gaule avaient formées entre eux* La Grande Confrérie de Notre-Dame, aux Seigneurs, Pré- ^s et Bourgeois de Paris, dont les titres originaux remontent au règne de Philippe- Auguste (i2o3), prétendait avoir été instituée par saint Denis, vers la fin du deuxième siècle, ou même par les apôtres, dès les premières années du christianisme. Sans ajouter aucune foi à cette assertion singulière.
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li'y peut-on reconiîàltre les traces d'une hauts antiquité; ot le urésukat du ^changement opéré par le ebri^ianisme^dàns jUnç> institution païenne C)^ » ^-i
Entre toutes les coûfréries parislenjies^v celle-ci se recommandé à Ts^tt^tion par une> particularixé: c'est ?qu.0ie Rombte (îes-cofl:: frères était très-restreint et qu'oa associait pour deux ans, par la voie du sort, unfrë^ë pfétrc tun frère bourglsoiss c'était te réaU* sation chrétienne de ces exemples d'amritid que 'nous a fournis' l'antiquité sacrée > et païenne et qu'avaient rêvés les poètes : Nisusr et Euryale, Castor et Pollux, David, et Jonathas, etc.
Cette singularité JlOiw ;paraît avoir feu une infitt^ice directe sur une compo^tioc^ artistique qui date du quinzième sièck^ épo^ que.Qù cette confrérie était à son apogée: 4|Lr Dance macabre des Innocents^ oU. les per-i sonnages sont non-rseulement rq>résenté6r deux à deux> un squelette et un personnage»' mais encore où un ecclésiastique fait ptar dant à un laïque,' le pape k remperettr> kr cardinal au roi, etc. -, ,
(0 Le Roux de Lincy^ RecJterches sur la Grande C<mif)rérie de Nàtre-Dàme, p. tf. - ' '
INTRpplJGTXON, Uij
Cette'Opinion peut tirer de la valeur de ce qu^ la date de 1400 on voit figurer parmi les confrères les noms de Louis, duc d'Orléans; Jean, duc de Bcrry; Jean sans Peur, duc de Bourgogne]. M"»* Marguerite, duchesse de Bourgogne; M. Jean de Popincourt , chevalier < et premier président ; M** Catherine le Bègue, sa femme, et en T402 Jean Gerson,' chancelier de TÉglise de Paris.
Le rapprochement de ces noms donne une certaine vraisemblance à cette supposition que rien de plausible ne vient contredire^ ni ne peut remplacer.
Unis par les doubles liens de la société industrielle et religieuse, les confrères, artisans ou bourgeois, prêtres ou nobles^ se sou* tenaient par des secours mutuels dans leurs revers, leurs maladies, leurs afflictions. Les règlements leur défendaient de s'injurier les uns les autres^ de mépriser les chefs du corps, de se livrer à la débauche, de blasphémer le nom de Dieu ou de profaner les choses saintes.
t'influence de ces préceptes moraux et religieux produisait d'heureux fruits parmi les membres des corporations^ car plus ils
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devenaient sérieusétxient chrétiens vertueux et citoyens honnêtes, plus les réglés de leur sQciété étaient observées avec 3oin, la probité dans le travail maintenue, plus aussi IHionneur du corps çntier.^e conservait pur et intact.
On conçoit facilement qu'une union, si étroite, si utile aux divers membres' du corps, leur donnait aussi un moyen prompt et aisé de se mêler aux luttes politiques , ou de soutenir contre les corps rivaux de sanglantes batailles excitées par la jalpusiè de métier.
L'histoire de Paris nous en offre plusieurs exemples.
Vers la fin de Tannée i3o6, Philippe le Bel, surnommé par ses contemporains le faux monnayeur, ayant altéré les monnaies pour remplir ses cofEreç^ une perturbation générale dans les transactions s'en3uivit , et une émeute du peuple éclata à Paris, émeute terrible qui fit tomber sa colère sur Etienne Barbette Y ancien prévôt des marchands et échevin-voyer en titre de la ville, dont elle détruisit complètement la Courtille. Les vins du cellier furent répandus sûr la place, « et aucuns d'icelui vin tant burent, disent
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< les Grandes Chroniques de France, qti*'ils « furent ényvres (')/»• • ' ' Le roi était venu se réfugier cterrlère les murs fortifiés dé la thàison du Temple, où il attendait là ifih de l'orage, lorsque le hasard ayant faît rencbhtrer aux vainqueurs les officiers.de bouche qui amenaient au Temple les provisions pour la table, ils s*en rendirent maîtres et les jetèrent dans la boue.
La vengeance de Philippe le Bel iic se fit pas attendre, elle fut aussi soudaine que terrible.
« Et en la Vigile de la Tiphairie, disent ç les Grandes Chroniques^ par le commande- « ment du roy, espécîaumcnt pour sa viande « que ils lui avoient espandue et gettée en «t la boe, et pour le faiz du dit Estienne, «vingt-huit hommes, aux quatre entrées « de Paris, c'est assavoir : à Porme par de- « vers Sainct 'Denis, faisant entrée, furent a sept pendus; et sept devers la porte Sainct- ' « Antoine, faisant entrée, et six à Feutrée « devers le Roule, vers les Quînze-^ingt « Aveugles, feis^nt entrée, et huit en la par-
Ci) Les Grandes Chroniques de- France, t. V, p. 173, édit. P. Paris.
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a tie de Nostre-pame-des-Çhsgiip^^fei^^t « entrée, fureht peadu^ ^). » , r .
Le roi dut profiter de cçtte occasîoa,pour arrêter l'exercice dans la ville de Panades confréries nombreuses qifi s'y trouvaient établies. ...
Ce qui, est certain, c^çst que c'^st^seul^ement au mois de mai de Tannée, siji^v^nje qu'il autorisa les bçurgeoiset^nîarchan^df de Paris à célébrer la confrérie qu'ils, ^avidçnt coutume de tenir chaque année. Les leiti^es patentés sont datées du jeudi après la £êt)s de Saint-Denis, lîoy. ÇArch. nation^le^^
Beaucoup de bourgeois de Paris, membres des confréries, avaient adopté i& parti d'Etienne Marcel. Ce fait résulte des lettres d'abolition accordées à la ville de Paris par le Dauphin, le ioaoût.i35S(.(Qr^nn. des rois de France, IV, 347.) , [^ „ -
Leur rôle ne fut pas mom« actif pendant les règnes malheureui^ de Charles VI et de Charles VIL
Louis XI lui-même reconnut l'influence
(i) Grandes Chroniques, t. V, p. 173.
(3) Le Roax de Lincy, Recherches sur la Grande Confrérie Notre-Dame, 34.
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des corporations, et, en 1467, il les forma en bannières ('), à l'exemple des bourgeois des Vllïes du Nord. C'est le premier essai d'organisation d'une milice bourgeoise qui, plus tird, s'appela la garde nationale, instrument inutile en des mains faibles, dangereux entre celles des ambitieux. On a pu le voir en 1789, comme en 1871.
Nous avons dit quelle attitude eurent les corporations et confréries pendant la Ligue.
^Dans des temps plus calmes, elles furent ^dèles au roï , comme à l'époque où fut publié le Calendrier des Confréries de Paris sous Louis XIII.
"M Api»eodl« m.
le Confifriei (iGii)-
DE TOVTESLESCON, PRS&iBs D/B Paris: TANT de celles de deuodon{où toutes {)erronnes(ôncreceuës)que de celles desNoblesComtnunautcz y Marchands , Bourgeois gens de meftier , Ani&ns, & mécaniques.
CbezMAKTiN Collet, aoPalaii,
cii la galletle de* LibrairM.