Mexico, 1579, p
lation. Ce sont ces derniers qui remportèrent. Pour eux le mois d'Atlcaualo commençait, lors de la conférence, le 2 février, et le mois de Toxcatl^ le 23 avril. Cela nous permet d'affirmer que la dite conférence eut lieu entre les années 1560 et 1564. A ce groupe appartiennent aussi les calendriers de Torquemada, de Fr. Martin de Léon, de Vetancourt, de Veytia, etc.
Le calendrier de Léon y Gama remonte, au moins dans ses grandes lignes, à Cristobal del Castillo qui mourut, à uji âge très avancé, dans les premières années du xvii^ siècle. Son année commence par 1 cipactli, coïncidant avec le 9 janvier. Celte coïncidence semble indiquer les années// Tecpail-I^ Calli, L'année présentée comme typique et invnriable par Gama se place en 1568- 1569. Si Ton admet que les nemonlemi tombent au mois de Panquetzaliztli^ le jour / cipactli arrive vers la fin du mois de Tititl, Cela n'explique-t-il pas pourquoi le premier mois de Tannée de Gama s'appelle au lieu de Tititl^ tout court, Tiiill-itzcalli?
La chronologie dlxtlilxochitl mériterait une étude spéciale. Nous devons nous contenter ici de quelques simples remarques. Son calendrier est considéré généralement comme représentant une particularité tezcocane *. Cela ne paraît pas impossible a priori ; mais, quand on y regarde de près, on a plutôt l'impression de se trouver devant un système particulier -créé par l'auteur. Son année commence invariablement au mois de Tlacaxipeualiztli et au 20 mars. Le 20 mars porte le signe diurnal de l'année qui commence. D'après cette méthode uniforme, Ixtlilxochitl calcule toutes les dates qu'il trouve mentionnées dans ses sources et commet parfois de petites erreurs de négligence -, Déjà Léon y Gama a fait remarquer qu'il tient compte de la rectification Grégorienne. Ce fait étant admis, le calendrier d'Ixtlitxochitl correspond entière-
1. Orozco y Berra, Historia aniigua de Mexico^ t. H, p. i 35-136.
2. Dans Horribles crueldades. . . (édition G. Bustamante, Mexico, Valdès, 4829, p. 23), il dit que les Espagnols après un séjour de cinq mois, quittent Tezcuco pour entreprendre les expéditions préparatoires au siège de Mexico : « al onceno dia de su tercer mes llamado huey tezoztli, que quiere decir vigilia mayor y al deceno (lisez doceno) de su semana llamado matlactliomome calli (casa numéro 12) que ajustado con nuestro calendario cae comunmente a 10 de mayo. ...» Cet événement se place dans l'année 1521. Or les calculs sont faits comme si l'on était encore en 1 Acall^= 1519. D'après ces calculs le jour initial de l'année 3 Calli serait afleclé du signe 1 acatl = 21 mars 1521.
ment à celui de Tanonyme cité par J. de la Sema K Celui-ci place le commencement de l'année au 10 mars. Le 10 mars serait le premier jour du mois de Tlacaxipeualiztli et aurait en Tannée 1519 porté le signe / acatl. C'est de plus, d'après un document cité par Gama, la date de l'arrivée de Cortès à Vera-Cruz. Ce dernier événement constitue pour l'anonyme de Serna le commencement d'une ère nouvelle et se trouve à la base de sa chronologie. Ixtlilxochitl s'est contenté de mettre cette chronologie d'accord avec l'année Grégorienne en identifiant / Acail-i acàil avec le 20 mars, au lieu du 10 mars 1519. Or, le document cité par Gama comme plaçant l'arrivée de Cortès à Vera-Cruz au jour / ac^êl de l'année / Acatl a vraisemblablement été coniposé par un habitant de Tezcuco. Faut-il y voir la preuve que la chronologie Tezcocane faisait commencer l'année au mois de Tlacaxipeaaliztli^ au 10 mars de l'année Julienne et au 20 mars de Tannée Grégorienne? Nous ne le croyons pas. Nous savons en effet que les Mexicains considérèrent l'arrivée de Cortès comme le retour de Quetzalcouatl. Or, Quetzalcouatl avait disparu le jour / acutl^ avec promesse formelle de revenir. Nous serions donc très disposé à admettre que l'auteur du document en question a voulu exprimer moins le jour exact de l'arrivée des Espagnols sur les côtes mexicaines qu'une allusion aux croyances mythologiques qui jouèrent un si grand rôle dans la conquête du pays.
1. « Manual de los ministros de Indias ». [Anales del Mu&eo nBcionâl de MewicOj VI^ 4900, p. 323, 328 et 344).
M.MU», IMIOTAT FUMUI^S. IMPRIMEURS