‹ Le calendrier mexicain; essai de synthèse et de coordinationChapitre 4 sur 18 · Le Cuzco primitif : les clans et les luttes claniques · texte numérisé non relu

Le Cuzco primitif : les clans et les luttes claniques

41. Les guerres et l'expansion. Les méthodes de guerre. L'organisation de la conquête.

12, Conquête du midi bolivien et du littoral.

13, 14, 15. La Conquête de Quito. Huayna-Capao. i6. La guerre civile : Huascar et Atahualpa.

17, 18, 19. L'ethnologie et la linguistique.

20, 21. La religion. Fétichisme, totémisme et naturisme. La réforme religieuse incasique. Les idées morales. La vie future. Le sacerdoce et la magie. ^

22. La liturgie. Rapports des croyances, du culte et des institutions politiques et sociales.

Comme on le voit, quelques questions de détail ne figurent pas dans ce résumé. Par exemple, le communisme incasique n'a été envisagé ici que dans la mesure où il paraît refléter l'état des idées religieuses. La technique des arts et des industries n'a point été l'objet d'une étude dVnsemble. Nous avons été portés à réserver ces sujets pour des conférences ultérieures, en attendant de connaître le résultat complet de recherches et d^explorations actuellement en cours. Parmi les résultats les plus intéressants de notre année de travail, il convient de signaler, d'abord, une réhabilitation des récits, souvent dédaignés, du licencié Montesinos. Ses « Relaciones » s'accordent, en somme, assez bien avec les indications de la géographie monumentale, quant à l'existence de deux empires (et de deux civilisations) préincasiques, dont Tun^ pourrait avoir eu son centre dans l'ancien Pérou méridional (autour de Tiahuanaco) et l'autre, dans la partie médiane du Pérou actuel (autour de Huanca-Velica). La fondation postérieure de l'État cuzquéen paraît bien avoir été l'œuvre d'une petite tribu (Incas), émigrée des bords du Titicaca. Elle serait donc une sorte de revanche du midi sur le nord. Elle marque, en tous cas, la

victoire dn pacaris^a ou totem solaire dei Inoassurlei totems des tribus rivales et toute Thistoire du « Tahuantisûyu » incasique n^a été que le développement de cette victoire.

Un second profit de nos recherches de 1905-1906 concerne le problème très discuté de la succession dynastique des Incas. On le sait : d'auteur à auteur, entre les listes royales, se constatent de sensibles variantes, quant au nombre, quant à l'ordre de succession, et même quant au nom des dynastes. Ces variantes, expliquées de bien des façons par les américanistes, semblent, en réalité, dériver toutes des usages spéciaux de la tribu incasiqne. D'abord, tout guerrier de cette tribu qui constituait, aa milieu des populations conquises, une sorte d'aristocratie, ^

changeait, plusieurs fois, de nom, entre la naissance et la virilité ou, plus ex^tement, superposait plusieurs surnoms à son nom premier* D'où une première cause d'erreur et de confa« sion. D*autre part, les deux clans qui se partageaient la triba des Incas {hanan^euzco et hurin^cuzeo) ont, dans la personne de leurs chefs respectifs, respectivement fourni à la communauté un certain nombre de chefs suprêmes (apu^capae^imea). )[1 y a donc en, sans doute, pendant un certain temps (et, selon tonte >epparence, jusqu'au pénultième Inoa), non pas nne, mais deux dynasties cuzquéennes, parallèles et, d'aÛleurs, apparentées. Entre ces deux lignées également royales, les histo* riographes espagnols n'ont pas su toujours distinguer la véritable lignée dominante, c'est-à-dire celle d'où était issu le véri*

table ApU'capaC'inca, Même Garcilasso de La Yega et Bali>oa, ^r

égarés par leur souvenir des habitudes européennes, ne disent ^[

pas un mot de cette alternance des clans d'où l'on tirait le roi.

Mais elle résulte nettement des récits d'Acosta, d'Herrera et ^^

du P. Oliva et des oompétitions claniques, véritables guerres ,es

civiles parfois, qu'ils signalent comme ayant marqué l'avènement d*un grand nombre d'Incas. En confrontant ces témoignages, nous avons pu dresser une liste dynastique, encore provisoire, sans doute, mais beaucoup plus vraisemblable que celles essayées avant nous par les érndits modernes. Elle diffère, observons-le, assez peu des tableaux dynastiques, presqu'identiques, de Garcilasso et de Balboa. Il resterait, pour achever ce travail, à fixer les dates de chaque règne. C'est encore un des points que je me propose de reprendre dans le second semestre de l'année prochaine, avec l'étude du calendrier péruvien, auquel est étroitement liée la chronologie des Incas. Pour l'instant, il reste acquis que cette histoire péruvienne, regardée par beaucoup de travailleurs, depuis Prescot, l6

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pp. 486-50U. — oeier (iLu.;, crc»ctii*/f*c*i,.. ^**y. ^. . ^ . »h-

iind Alterthumskunde, I, Berlin, 1902, pp. 173-183,417-503,507-554; Id. « DieKorrekturen (1er Jahreslânge und der Venusperiode in den mexikanisehen Bilderschriften » iZellschrift fur Ethnologie, 1903. Heft 1, 27-49). Enfin, sous le titre : Mexican and (Central American antiquities, calendar-systems and history, la Smithsonan Institution (Washington, 190t) vient de publier la traduction anglaise d'un certain nombre des travaux de MM. Seler, Fôrstemann, Schellhas, Sapper et Dieseldorf.

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jusqu'à Payne, comme un tissu de contradictions, d'obscurités et de légendes, livre, au contraire, des faits incontestables, moyennant une étude méthodique des sources espagnoles et de solides points d'appui archéologiques.

Illustrées par de nombreuses projections et par d'assez fréquentes présentations de pièces (surtout d'anthropologie), les leçons de l'année ont réuni le même public régulier que les précédentes, grossi de quelques nouveaux venus. Trois d'entre ces auditeurs ont entrepris (sur le calendrier mexicain de Sahagun, sur l'organisation militaire des Aztèques et des Péruviens, sur quelques fêtes ou divinités de Mexico) des monographies qui seront insérées, avec quelques-uns des résultats plus haut exposés, par le Journal de la Société des Américanistes, La fidélité de mon auditoire m'invite à choisir des sujets de cours plus techniques que par le passé. D'où le programme que j'annonce eu terminant.

Programme pour 1906-1907.

Pendant le premier semestre de 1906-1907, M. LEJEAL compte étudier : 1^ Les éléments de la grammaire mexicaine (avec explication de textes historiques et religieux); 2° La magie, l'astrologie et la sorcellerie dans V antiquité américaine ^ spécialement au Mexique et au Pérou»

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