‹ Le calumet, poèmesChapitre 15 sur 47 · LA FIN DU BAL · texte numérisé non relu

LA FIN DU BAL

A Charles Morice.

Qu'on souffle les flambeaux et qu'on voile les lustres. O nuit contemple-les tes convives hagards : L'effroi du jour futur afflige leurs regards Et le remords étreint des consciences illustres.

Or du fief de folie et de crime et d'erreur Il reste à dévorer une part belle encore ; Dans vos lits blasonnés, Lucrèce, Eléonore Et vous Laura pour qui le beau Prince Chasseur

Ravit du bois des fées la louve au froid pelage, Reprenez ces trésors que l'orgueil nous ménage Quand Celle dont l'orgie en vain guetta le viol,

La vierge aux yeux noyés du eang des primevères, Une grenade aux doigts et l'escarboucle au col Descendra pour ma perte au jardin centenaire.

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