‹ Le calumet, poèmesChapitre 17 sur 47 · AFRIQUE · texte numérisé non relu

AFRIQUE

Au miracle du sable en marche l'Amazone Mêle le geste lourd du plus fatal baptême Et pour elle le chœur des poètes abstêmes Tisse des chants derniers sur la lyre à deux cordes.

Vers Tabismale horreur d'une cité, surprise Par l'aube dans l'amour de son sommeil, la Reine Chevauche, déchirant du fléau d'or des rênes Le vêtement rayé du zèbre callypige.

En des palais d'été ceints de bleux marécages L'idyllique impudeur des singes exaspère Le peuple méditant des caïmans de pierre

Et, nu à nu, geignant sous l'ongle des entraves, Meurent entrelacés de noirs hermaphrodites Livrés à la fureur d'un Béhémot stupide.

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