LE MORT
Je suis le mort mal consolé.
Ils m'ont pleuré avec des cris De bêtes, puis s'en sont allés Mâcher leurs péchés favoris.
Ils m'ont couché les bras en croix Les traîtres ! mais pour les rouvrir J'attends, vague d'ombre et d'effroi, L'heure où les draps viendront couvrir
Leurs faces au grabat d'amour.
A moi, peuple blanc des charniers !
Clamez, orfraies, mon prochain jour !
Et paraîtras-tu le dernier, Si mon âme a honte du sang, O vampire compatissant !