‹ Le cambiste universel; ou, Traité complet des changes, monnaies, poids et mesures, de toutes les nations commerçantes et de leurs colonies; avec un exposé de leurs banques, fonds publics et papiersmonnaies. Traduit et calculé aux unités françaises sur la seconde édition (volume 2)Chapitre 1 sur 362 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

BOSSANGE FRÈRES, RUE DE SEINE, N" 12. J. 1\ AILLAUD, QUAI VOLTAIRE, Ts° 21.

IMPRIMERIE DE RICKOUX.

M DCCG NMII.

liSÏIlODUCïION,

CONTENANT l'eXPLICATION DE LA RÈGLE CONJOINTE, ET DES DÉTAILS RELATIFS AUX OPÉUATIONS EN CHANGE ET EN LINGOTS.

Le change, dont nous traitons spécialement dans ce volume, est une science de la plus haute importance dans le commerce et dans l'économie politique. Ses applications communes et directes sont de payer au loin des dettes, des emprunts et des subsides, et de faire circuler les richesses des nations, sans l'embarras ou les dépenses qu'entraînerait le déplacement du numéraire. Les opérations plus compliquées, appelées arbitrages de change, procurent souvent de grands bénéfices; et non-seulement elles réalisent les fortunes particulières , mais dans certains cas elles soutiennent le crédit public.

Une science aussi imporK-uie pour les nations, les gouvernemens, et les individus, doit être étudiée par les hommes d'état et les voyageurs, aussi bien que par les négocians, et toutes les personnes qui ont des relations de commerce avec les pays étrangers.

L'introduction du premier volume de cet ouvrage contient la théorie des espèces monnayées, des poids et des mesures; les principes et les lois du change sont établis dans les premières pages du deuxième. Pour en rendre l'étude encore plus facile, nous allons, dans cette introduction, expliquer les principales méthodes de calcul.

Pour étudier avec avantage, voici les règles qu'il faut bien connaître, la règle de trois directe et inverse, simple et composée; les fractions ordinaires et décimales, et la règle conjointe". Cette dernière est la seule qui demande ici quelques explications; toutes les autres sont suffisamment développées dans les livres ordinaires d'arithmétique.

La règle conjointe consiste en une série de termes qui ont entr'eux un ini certain rapport. Ils sont disposés sur deux colonnes : les premiers à gauche s'appellent antécédens, les seconds à droite se nomment conséquens.

' La règle conjointe s'appelle, en anglais, la règle de la chaîne.

vj INTRODUCTION.

Les termes sont placés comme tlans les équations, et unis entre eux comme les anneaux d'une chaîne; quel que soit leur nombre, on obtient par une seule opération le même résultat que par plusieurs régies de trois.

Cette règle étant surtout utile dans les changes, se démontre ordinairement par des exemples tirés des monnaies, poids et mesures étrangers; mais comme ces exemples sont rarement bien compris des lecteurs, ils obscurcissent plutôt qu'ils n'expliquent le sujet. C'est pour cela que nous avons choisi de préférence le cas suivant.

Exemple I. — Si 3 llv. de llié valcnl 4 llv. de café, et si G liv. de rafé valent 20 liv. de sucre, combien délivres de sucre doit-on avoir jiour 9 liv. de tlic?

D^ abord par une double règle de trois.

liv. llié liv. cafc liv. tbc liv. cafc.

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