‹ Le cambiste universel; ou, Traité complet des changes, monnaies, poids et mesures, de toutes les nations commerçantes et de leurs colonies; avec un exposé de leurs banques, fonds publics et papiersmonnaies. Traduit et calculé aux unités françaises sur la seconde édition (volume 2)Chapitre 143 sur 362 · MADRAS · texte numérisé non relu

MADRAS

80 cash ;^ 1 fanam ; 45 fanams =: 1 pagode star ou à l'étoile. 1 pagode star = 8 s. sterling, ou 9,89 francs.

Réduire un nombre de roupies ou de pagodes en sterling à un taux de change donné, ou réciproquement, est une opération trop simple pour qu'il soit besoin d'en donner des exemples.

( Pour de plus amples détails, voyez Indes orientales , vol. I.)

Lf; change ne donne pas seulement au commerce la facilite de payer des dettes dans des places éloigiie'es, et de transmettre la propriété d'un lieu à un autre, il produit encore des be'néfices conside'rables par la vente, l'achat des billets, et la négociation qui s'en fait sur différentes places. — Dans ces sortes d'affaires, les A-endeurs des effets sont en général les tireurs, et les acheteurs les remetteurs. On peut, pour simplifier la question, considérer une lettre de change comme un article ordinaire de commerce, à l'égard duquel l'avantage du tireur est naturellement de vendre au plus haut prix; et celui du renietteur d'acheter au plus bas.

Il y a trois manières de faire des profits ou des pertes sur une lettre de change savoir :

1 En vendant et achetant des billets sur une même place.

2 Par des remises et des retours faits directement entre deux places.

3 Par des négociations d'effets sur plus de deux places. C'est ce qu'on appelle l'arbitrage du change, le change indirect ou circulaire.

Le prolit ou la perte, soit pour totalité ou pour cent sur les effets achetés ou vendus sur la même place, se détermine de la même manière que pour une marchandise ordinaire.

P»" Exemple. — Supposons que Londres achète un effet sur Hambourg de 3180 marcs banco, au change de 33 s. i d. flamands par £ sterling, et vende ce même effet à 33 s. 1 -\ d. flamands, quel est le gain.-'

: 254 8 prix cTacliat. i ,,

n~r Al . Voyez page 26.

: 23G 0 pn,\ de vente. ) -' r »

1 12 gain sur le tout.

32 100 : I gain pour cent.

marcs marcs

3180 : 20 gain sur le tout = £ 1 12s. sterliu".

d. flam.

i sîcri

Kt 33

Ou

bien

Ou

encore ,

i- dam.

cl. fl:ini.

Et 33

'"^ • f g<*ii pour cent. -

IP Exemple. — -Supposons que Londres achète un effet sur Cadix, de 1000 piastres, à 36 d. sterling par piastre, et le vende pour 37 d. par piastre ; le gain sur le tout est évidemment de lOCOil., ou £4 3s. 4 d., et le gain 2^ pour cent, car :

piastre

piastF'.s

4 gain sur le tout

100 cl.

2| gain pour cent.

On voit d'après le 1*' exemple cpie l'intérêt de l'acheteur ou remetteur de Londres, est (le payer le change le plus élevé pour un effet sur une place, qui donne à Londres le prix incertain, et que c'est le contraire pour le tireur ou vendeur. Le '!•' prouve que l'intérêt de l'acheteur ou remetteur de Londres, est de pa>er le change le moins élevé pour un effet, sur une place à laquelle Londres donne le prix incertain, et que c'est l'inverse pour le vendeur ou acheteur. Nous déduirons de là les deux règles qui suivent :

1° Pour une place à laquelle Londres donne le prix certain , un effet doit se tirer au cours le plus bas et se remettre au change le plus élevé.

2" Pour une place à laquelle Londres donne le prix incertain, un effet doit se tirer au cours le plus haut et se remettre au plus bas.

Ces règles ne sont pas particulières à Londres, elles sont applicables à toutes les places.

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