‹ Le cambiste universel; ou, Traité complet des changes, monnaies, poids et mesures, de toutes les nations commerçantes et de leurs colonies; avec un exposé de leurs banques, fonds publics et papiersmonnaies. Traduit et calculé aux unités françaises sur la seconde édition (volume 2)Chapitre 158 sur 362 · KM · texte numérisé non relu

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Il résulte de la (|u'oii peut guigner 9 pour cent en tirant sur Gènes par Madrid, au lieu de lirer directement sur Gênes, et qu'on peut faire le même profit en remettant directement à Gênes au lieu de remettre par Madrid; mais on doit faire entrer dans les calculs de cette espèce, les bonification> pour la différence des frais qu'occisionent les changes directs et iiidiicct».

AUniTRAGES SIMPLES. 119

ARBITRAGES SIMPLKS.

Nouvelles règles et explications.

Il faut bien outendre les arbitrages simples, avant de passer à quelque règle plus difficile. Ces opérations servent de bases et de principes aux arbitrages composés, et sont par elles-mêmes cfune utilité plus réelle et d'une application plus générale, parce (ju il y a peu de spéculations dans les changes qui s'étendent à ])lus de trois places.

Ou a déjà vu cpie si le prix arbitré est au-dessus ou au-dessous dû prix coté, il y a également à gagner, et que, plus la différence est grande, plus le bénéfice l'est aussi. Mais les cours du change sont sujets à des fluctuations continuelles, il faut donc se hâter de profiter des prix favorables qui se présentent; et, comme une opération est d'autant plus rapide qu'elle passe par moins de places, il est évident que les arbitrages simples sont le mode d'opérer le plus sur et le plus aisé.

En nous arrêtant aussi long-temps sur la solution de ce problème , nous tomberons souvent dans des longueurs; mais elles sont plus excusables que les omissions. Dans un ouvrage étendu où l'on vise surtout à la clarté, les répétitions sont inévitables : l'auteur s'est principalement appliqué à rendre les arbitrages plus faciles et plus intelligibles, qu'ils ne l'ont paru jusqu'à présent en Angleterre, oii les négocians sont, dit-on, moins avancés que leurs voisins du Continent dans cette branche de la science du commerce, quoiqu'ils ne leur cèdent dans aucune autre.

Un prol)lème présente d'autant plus de difficultés quil est plus compliqué. Pour le simplifier, il faut le décomposer dans les diverses parties qu'il embrasse, et les considérer chacune .séparément. La (juestion dont nous nous occupons peut être décompos(^e de la manière suivante :

1" Trouver le prix arbitre du change.

2° Le comparer avec le prix coté.

3° Tirer ou remettre suivant le résultat de la comparaison.

Le prix, arbitré se trouverait de suite sans calcul, si les monnaies de change étalent semblables. Car ce problème se résout par le premier axiome d'Euclide qui dit , « que des choses qui sont égales « chacune à une seule et même chose sont égales entre elles, w

Ainsi si le change de Londres sur Amsterdam est de 33 shillings llamands, et sur Hambourg de 34, ces deux quantités, conformément à l'axiome précité, sont égales entre elles comme étant égale chacune à une Ii^Te sterling. Donc le prix arbitré serait de 33 shillings flamands d'Amsterdam pour 34 shillings flamands de Hambourg ; si ces deux places changeaient entre elles en shillings. Mais Amsterdam donne à Hambourg un nombre incertain de stivers pour un dollar de change, et alors le rapport de ces deux espèces différentes de monnaies, doit être déterminé par cette proportion, 33 s. d"Hambourg : 34 s. d'Amsterdam:: 1 dollar : 31 -^ stivers. Ainsi le prix arbitré est de 31 ^^ stivers d'Hollande pour 2 marcs de Hambourg.

"^ oici un exemple qui renferme tous les cas qui peuvent se présenter.

Si le change de Londres sur Paris est de 25, et sur Cadix de 40, quel est le prix arbitré entre Paris et Cadix; c'est-à-dire combien de francs vaut la pistole de 4 piasti'es.

La li\Te sterling vaut 2.5 francs, et cette même livre égale (5 piastres; car 40 d. : 1 piastre : : 240 d. : 6 piastres. Par conséquent, d'après l'axiome d'Euclide, 6 piastres = 25 francs, et 4 piastres ou la pi.stole = \6\ francs, prix arbitré : car 6 piastres : 25 francs :: i piastres : 16} francs.

Ou par la règle conjointe :

1 pistole de change.

1 pislole = 4 piastres.

1 piastre = 40 deniers sterling.

240 deniers = 25 francs.

,, 4 X 40 X 25 if r

D ou ^TT-r = ., =10- irancs.

La seconde partie du problème , qui a pour objet de comparer les prix arbitrés et les prix cotés , se réduit à examiner quel est le prix le plus avantageux pour une place ou pour un individu.

Ainsi supposons que le prix arbitré entre Paris et Cadix soit

comme ci-dessus de 16 1 francs pour une pistole, et que le prix avisé soit de 16 fr., ce dernier prix est évidemment plus favorable pour Paris, et le premier pour Cadix; car il est de l'intérêt de Paris d'acheter la pistole au plus bas prix, comme il est de lintérôt de Cadix de la veudi'e au prix le plus élevé. Ceci compris, voici la rèiile ffuil faut observer.

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