RÈGLE GÉNÉRALE
Tirez sur Ui place pour laquelle le prix arbitré est plus fru-orable que le prix ai'isé, et remettez ii la place oie ce prix est défavorable.
Ainsi dans le cas précédent Londres tirera sur Cadix oii le j)ri.\ arbitré est plus favorable que le prix avisé, et remettra à Paris où il est défavorable.
Supposons que le change de Londres sur Amsterdam soit à 34 10, et sur Hambourg à 33 5; et supposons que le cours avisé du change entre Amsterdam et Hambourg soit de 32 stivers pour I dollar, comment Londres doit-il tirer et remettre, et quel bénéfice résultera d une traite de £ 100.
33 s. 5 d. : 31 s. 10 d. : : '2 marcs : 33-^ stivers, i)rix arbitré,
lequel est plus favorable à Hambourg que le prix avisé. D'après cela conformément à la règle précédente, tirez sur Hambourg et remettez à Amsterdam. Ainsi votre traite, que vous vendez pour £ 100 à 33 ,") montera à 1253 marcs 2 s. : cette somme, convertie en monnaie allemande à 32 stivers, produira 1002 florins 10 stivers, et un billet sur Amsterdam d'un montant égal, coûtera au cours de 31 10 £95 18 s. <S d. seulement.
Car £ 1 slerling : 33 s. 5 cl. :: £ 100 : 1253 marcs 1 s.
Et 2 marcs : 32 stivers :: 1253 marcs 2 sols ; 1002 llorins 10 stivers.
Enfin 34 5. 10 d. : £ 1 sterling :: HK)2 florins 10 sliv. : £95 l«s. Htl.
Ainsi le bénélice que donne une traite de £ 100 sterling est £1 I s. 4 d. 1^'argent que vous recevez pour votre traite paye votre remise et laisse l'excédant ci-dessus, et votre débit à Hambourg est couvert par votre crédit à Amsterdam.
Mais si au contraire le prix avisé eût été de 3i i, il aurait mieux valu pour Hambourg que le prix arbitré , et alors vous auriez dû tirer
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sur Amsterdam : do cette manière £ 100 à 34 10 = 1015 florins, lesquels à 34^ stivers = 1220 marcs 7 s. 0 t.; et un effet de ce montant vous coûtera seulement au change de 33 5, £97 7 s. 10 d. Le béneiice sera de £ 2 12 s. 2 d. L'argent que vous recevrez pour votre traite paiera votre remise et votre bénéfice; et votre débit à Amsterdam sera compensé par votre crédit à Hambourg.
L'exemple suivant, résultant d'une opération réelle, présente tous les cas qui peuvent se rencontrer dans un problème de cette espèce.
En mars 1 802 , les changes étaient cotés à Loyd comme suit : Londres sur Amsterdam 10 IG, et sur Cadix 37; et suivant la cote d'xAmsterdam, le change de cette place sur Cadix était de 107.
Londres acheta 10000 piastres en lettres de change et les remit à Cadix, demandant en retour des effets sur Amsterdam; mais, quand les remises arrivèrent à Cadix, le change avec Amsterdam était tombé à lOi.
Londres, d'un autre côté, tira sur Amsterdam pour une valeur égale, et l'opération eut ce résultat :
10,000 piastres à 37 d. ^ £ 1541 13 s. 4 d. Cette somme converlie en florins,
fior. cour. stiv.
à 10 florins IG stivers par £ sterling = 16,050 0
10,000 piastres réduites en ducats de 375 marav. = 7,253^ (Commission, courtage et escompte = 21 7 j
7,036 7,036 ducats à 104, déduisant 3 pour cent d'escompte, donnent 17,734 15
Bénéfice. . . 1,084 15
Ainsi le bénéfice sur cette opération fut d'environ 7 pour cent, et si le change s'était soutenu, c'est-à-dire si le ducat avait été négocié à 107, le gain aurait été de 10 pour cent. Ceci montre combien l'exécution doit être prompte dans les spéculations de ce genre.
Les motifs qui ont conduit à opéi^er de la sorte se déduisent de la règle générale, et le prix arbitré se détermine de la manière suivante :
D'abord cherchez combien le ducat vaut de pence sterling par les proportions
inaravedis pence stcri. inarav. pence st. £ florins stir. pence st. pence flam