TRAITES SUR BANQUIERS
Traite* ^^^ Uaitcs OU mandats sur banquiers sont généi^ement reçus
sur banquiers, eomme espèccs dans le commerce. Si celui qui les reçoit ne va pas
au remboursement dans un temps utile , il est passible de la perte ,
dans le cas oii le banquier ou le tireur viendrait à faillir durant cet
intervalle. On n'a pas fixé ce qu'on doit entendre par temps utile. C'est en grande partie la situation des lieux qui en décide. Aussi , toutes les fois que cette question se présente, le jm-y ou le tribunal prononcent suivant les circonstances. La coutume est de présenter ces traites au paiement, le jour où elles sont reçues ou datées, et pendant les heures des affaires de la banque, c'est-à-dire depuis 9 heures jusqu'à 5.
Si la traite est refusée, celui qui l'a donnée est obligé d'y faire honneur. Il doit en faire autant dans le cas où elle est perdue; mais alors il exige des garanties suffisantes qu'elle ne sera pas pic-sentée
Pour se prémunir contre les pertes de ce genre, on écrit ordinairement, en travers de la traite, la raison de la maison à laquelle elle doit être payée. Cette précaution indique qu'il ne faut la solder à aucune autre maison ou personne, qu'après examen. Elle n'est pas moins utile pour la liquidation.
La liquidation est une méthode que suivent les banquiers de Londres, pour échanger mutuellement leurs traites et établir les différences. Cette importante opération se fait avec tant d'exactitude, de rapidité et d'ordre, qu'une masse de £ .5,000,000 en lettres de change et en traites, se balance chaque jour avec moins d'un !2()e de cette somme en billets de banque.
La liquidation, récemment introduite en Angleterre, était employée depuis long-temps dans d'autres contrées. On en faisait surtout usage dans les grandes foires du continent pour balancer les lettres de change et autres moyens de crédit. L'invention en paraît due aux Florentins; mais les banquiers de Londres l'ont beaucoup perfectionnée.