I.îlics Uûcilitics
Les capacités des mesures ci-dessus sont évaluées en pouces cubes dans les tables générales, vol. II; quant au système métrique français, voy- France, l*^"" vol.
Bonifications, tares, etc.
On fait certaines déductions sur le poids des marchandises ; elles Louificatioas.
portent le nom de lionifications, et cléjiendent de la nature des emballages, de l'habitude des négocians et des règlemens de commei'ce. On les distingue communément par les noms de drafl, tare, trett et cloff.
Le draft est une dcdurtion qui se fiiit sur le poids originel, ou brut des objets, et qu'on défalque avant de faire la tare.
La tai^e est une bonification pour le poids des sacs, caisses, etc. dans lesquels on pèse les marchandises.
La tare réelle est le poids actuel de l'emballage.
La tare coutumièrc est une allocation établie pour le poids de l'emballage.
La tare calculée est une allocation convenue précédemment.
La taj'e moyenne : parmi plusieurs emballages on n'en pèse que quelques-uns, on prend la moyenne et le reste se tare en conséquence; la tare est alors appelée tare moyenne.
La supertare est une bonification additionnelle, ou deuxième tare, qui se prend quand la marchandise ou l'emballage excède un certain poids.
Quand la tare est déduite, le reste prend le nom àe poids propre ; enfin si le trett est alloué il reçoit la dénomination èe poids net.
Le trett est une déduction de 4 livres par 104 livres de poids net.
Cette allocation qu'on dit être accordée pour la poussière , le sable, ou le déchet de la marchandise, était anciennement faite sur les articles étrangers qui s'achètent à la livre avoirdupoids ; mais elle est tombée en désuétude, ou mieux elle est comprise dans le prix. Elle est entièrement abolie dans les magasins des Indes orientales; à Londres le trett ni le draft ne sont admis à la douane.
Le cloff o\x clougli est une autre allocation tjui est tombée en désuétude. Il est porré dans les livres d'arithmétic|ue pour une déduction de 2 liv. par 300 de poids net (ce qui reste après que le trett a été défalqué). Mais aujoind'hui les marchands n'admettent le cloff que pour une légère déduction du poids originel , et qui est analogue au draft; encore ne le tolèrent-ils que pour deux ou trois objets.
Après les réductions qu'elles ont éprouvées, les bonifications seraient deveimes très-simples si la tare l'éelle pouvait toujours être
déterminée avec exactitude; mais comme il y a plusieurs espèces d'emballages qui ne peuvent être exactement séparés des marchandises qu'ils renferment, les négocians ont établi des tai'es ou bonifications coutumières, dont voici le tableau :
Remarques sur les tableaux des bonifications. Les bonifications commerciales qui forment le tableau suivant ont Remarques
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ete lournies par plusieurs tortes maisons de commerce. Jillcs ,1^5
coïncident parfaitement entre elles; on peut les regarder comme '"""^canons. exactes.
Les tares et les autres bonifications commerciales de la douane, des magasins des Indes orientales, méritent aussi une entière confiance; elles ont été communiquées par les autorités compétentes.
La fluctuation et l'incertitude qu'elles ont continuellement subies n'ont pas permis de publier les bonifications de Londres, tandis que d'un autre côté on peut supposer que ces variations et ces irrégularités provenaient du manque d'indications imprimées. A /Amsterdam, Hambourg, Livourne, et autres villes de commerce, les bonifications sont uniformes et régulièrement publiées.
Il est utile et satisfaisant pour le commerce que ces bonifications soient fixées d'une manière permanente, et fpi'clles soient connues.
Il n'y a pas d'inconvénient à le faire pour celles qui sont aujourd'hui admises à Londres. Si elles ne sont pas convenables, soit dans le prix, soit dans l'escompte, on peut les corriger sans allouer les déductions établies dans le poids.
TABLEAU DES BONIFICATIONS, TARES, etc.