BANQUE D'ANGLETERRE
Djiique La banque d'Angleterre fut établie en 1694, par une compagnie
d'Angictciie. • g^ ^^^^ ^^^.a^ j^ £ j 200,000 au gouvemcmcnt, à 8 pour cent par an, en considération duquel elle obtint une charte. Divers prêts ont été faits depuis à des intérêts plus modérés; et des sommes considérables ont été comptées à différentes époques pour le renouvellement de cette charte. Cette dette, qu'on appelle permanente , et pour laquelle le gouvernement paie divers intérêts qui, par compensation, équivalent à 3 pour cent par an, se monte (1820) à £ 14,086,800.
Le montant du capital de la banque s'accrut, en 1810, d'un bénéfice de 2.5 pour cent; ce qui le porte aujourd'hui ࣠14,5.53,000, sur lesquelles ou paie les dividendes de 10 pour cent par an au moyen de l'intérêt ci-dessus et des bénéfices de l'institution. Ce capital est transférable comme les fonds du gouvernement, et il est plus ou moins haut, suivant les circonstances politiques et les succès présumés de l'établissement.
Les bénéfices de la banque proviennent surtout de l'escompte des effets de l'argent qu'elle encaisse pour le compte d'autrui, de l'émission de son papier, des négociations qu'elle fait sur l'argent en barres, et de ses avances temporaires à l'état. Elle agit aussi comme banquier et agent du gouvernement, dans tout ce qui est relatif aux fonds publics. Elle reçoit pour ses services une rétribution particulière.
Elle encaisse l'argent aux mêmes conditions, et escompte les billets aux mêmes termes que les banquiers particuliers; si ce n'est pourtant qu'elle ne reçoit pas au-dessous de .500 liv. , et qu'elle ne tient aucun compte ouvert sans l'autorisation du conseil d'administration.
Aucun effet tiré de Londres pour une somme au-dessous de HX) liv., ou ayant plus de 05 jours à courir, ou 70 pour la présentation
légale, n'est re(;u; au contraire, ceux qui sont tirés de la province sont escompte's jusqu'à la concurrence de 30 liv., mais ils doivent être payables dans une maison de banque à Londres, et être revêtus de noms approuvés par un comité qui admet ou rejette sans assigner de cause. Un sendjlable relus ne peut jeter aucun discrédit sur la maison ou la personne qui l'éprouve.
La banque n'émet pas de papier sans en recevoir l'équivalent, soit en espèces, argent en barres, effets approuvés, ou papiers du gouvernement, si ce n'est pour les dépenses de l'établissement. Ces effets sont payables au porteur sur sa demande, et étaient en conséquence pavés à vue jusqu'en 1797 que, d'après l'état des affaires publiques, les paiemens en argent lurent suspendus par ordre du conseil privé. Les principaux négociaiis et les banquiers de Londres s'assemblèrent aussitôt et convinrent de recevoir les billets de banque comme espèces dans tous les paiemens. Cette résolution et le rapport favorable du comité chargé de vérifier la situation de la compagnie, soutinrent le crédit de son papier. La défense de payer en espèces , si ce n'est dans certains cas , a été renouvelée depuis à différentes époques par plusieurs actes du parlement.
En 1819, une loi décida que les billets de banque seraient payés d'abord en lingots d'or d'un poids qui ne doit pas être au-dessous de GO onces; et au bout de 3 ans en or monnayé. Les prix du lingot et les époques de paiement , sont :
De février 1", 1820, à octobre 1", 1820, £ 4 1 s. Od. par once cta! oclobre 1", 1820, à mai 1", 1821, £ 3 lî)s. Gd.
mai l*', 1821, à mai 1", 1823, £ 3 17s. lO^d.
A cette épofpie les caisses commenceront les paiemens. La banque cependant a la faculté de les faire dès le 21 mai 1822, mais au premier mai 1823 elle y est obligée.
Cette corporation ne peut pas , d'après sa charte , négocier sur d'autres objets que l'or, l'argent en barres et les monnaies réelles étrangères; mais elle jouit du privilège exclusif d'émettre et d'escompter du papier. Aucun autre corps politique ou corporation , aucune raison de commerce de plus de six sociétaires , ne peut traiter la même espèce d'affaires en Angleterre.
;îI2 LONDRES.
La banque est divisée en deux départemens : l'un dirigé par le principal caissier, et l'autre par le teneur de livres général. Le premier l'eçoit, paie et émet des billets de banque; le second les enregistre à mesure qu'ils sont émis et payés; il tient les comptes des fonds publics et traite tout ce qui est i^elatif à la dette nationale '.
L'administration de la banque est coniiée à vingt -quatre directeurs, un gouverneur, un vice gouverneur, qui sont élus tous les ans par les actionnaires. Tous les ans on tient quatre assemblées générales, et il suffit de la demande de neuf actionnaires pour en faire convoquer d'autres. Elles se réunissent pour faire ou réformer les règlemens, pour discuter les questions qui intéressent l'établissement et pour élire leurs fon(;tionnaires. Le gouverneur doit posséder £ 4000 en actions de la banque; le sous -gouverneur £ 3000; les directeux's £ 2000 chaque; et le propriétaire ou électeur £500; et ils doivent en avoir la possession six mois avant l'élection, à moins qu'ils ne les aient reçues en legs ou en héritage.
Banquiers. Il y a à Loudrcs environ 70 maisons de banque, et à peu près
600 dans le reste de l'Angleterre : celles-ci prennent le nom de banques de province. La principale affaire des banquiers de Londres consiste à recevoir, payer pour autrui ; mais ils n'émettent pas de papier particulier : ils bénéficient en plaçant l'argent qu'ils ont dans les mains sur de bonnes sûretés, tels que les fonds publics ou autres papiers du gouvernement, et surtout par l'escompte des effets qui facilitent le commerce et le négoce; en outre les banquiers sont très-utiles aux négocians, parce qu'ils se chargent de leurs lettres de change, font les paiemens et les recettes sans rétribution, et en général avec la plus grande exactitude. Les banquiers de province ainsi Cjue ceux de Londres, tiennent caisse pour autrui et escomptent
' État du montant moyen des billets de banque en circulation pendant les 30 dernières années, divisées en trois périodes égales.
De 1790 à 1800 1800 à 1810 1810 à 1820
moyerinc.
11 ^ millions
miiiiiDum.
8 \ millions en 1797 Ui en 1800
204 en 1810
maximum.
1 i millions en 179.5 194 en 1809
31' en 1817
Cet état est tiré de divers documens officiels soumis au parlement.
les efiets ; mais ils diffèrent de ceux-ci sous plusieurs rapports. Quelques-uns paient un intérêt sous la condition d'être avertis avant le remboursement , d'autres tiennent un compte d'intérêts réciproques, et reçoivent une commission sur les paiemcns qu'ils font.
Quelques-uns émettent du papier; c'est-à-dire qu'en escomptant les effets ou faisant des avances sur d'autres valeurs, ils donnent au lieu d'argent des billets à ordre payables au porteur : ce papier ayant un cours local supplée l'argent ou tout autre moyen de circulation. Quand ces effets sont présejités ils doivent être acquittés, soit en argent, soit en billets de banque d'Angleterre; souvent ils sont payables dans quelques maisons de banque à Londres, où le banquier dont il s'agit a un compte ouvert comme un client ordinaire. Les billets de banque de province doivent être sur papier timbré et ne peuvent être en circulation plus de trois ans '.
Les fonds publics sont des prêts ou des avances faits au gouverne- Fonds puJ)iir ment, qui en paie régulièrement l'intérêt avec des fonds mis h part pour cet objet. La méthode de lever des subsides au moyen de taxes pour le paiement de l'intérêt est aippeléc/urifling- System ; et ces emprunts constituent la dette nationale. Les dettes du gouvernement différent des autres engagemens de cette espèce en ce que le prêteur ne peut réclamer que l'intérêt; il peut cependant vendre, c'est-à-dire qu'il peut transférer ses titres et obtenir par ce moyen son capital plus ou moins suivant le cours des fonds qu'une foule de circonstances peut faire varier.
Les différentes espèces de fonds sont diversement nommés suivant les termes sur lesquels ils ont été établis ou réduits : les uns sont appelés le 3, les autres le 4 pour cent, etc.; et les fonds s'achètent en donnant une somme convenue pour une centaine nominale. Si, par exemple, le cours du 3 pour cent est de 60, cette somme est le prix de 100 livres, qui produisent un dividende annuel de 3 livres.
' Le produit du timbre a f;iit voir que la valeur moyenne des billets de banf|iic de province, émis pendant dix ans, finissant en I8I9, s'élève à environ '20 millions; le minimum était d'environ 15 millions en 181G, et le maximum de '23 millions à peu près en 1814. T. I. 4o
ce qui équivaut à 5 pour cent par an. Quand les fonds sont bas l'intérêt est haut, et vice versa; il y a des fonds qui produisent un plus fort intérêt que d'autres, cela est dû à la préférence que l'on donne au papier suivant qu'il est plus négociable, ou moins susceptible d'être acheté; car le gouvernement peut, ou rembourser, ou racheter certains emprunts , suivant qu'il y trouvera ou n'y trouvera pas de l'avantage.
Les nouveaux emprunts sont payables par à comptes de 10 ou 15 pour cent, à des époques fixes; et comprennent diverses espèces de papici^s qui portent le nom générique ô^oinnium:s\ on en dispose séparément avant que tous les à comptes soient payés, les différens articles sont appelés scrip^ abréviation de souscription.
En faisant des emprunts , le gouvernement accorde souvent une douceur d'une annuité pour un temps fixe, qu'on appelle annuités limitées ou irrédimahles ; et les fonds ou les papiers réguliers qui paient un intérêt ordinaire sont appelés annuités perpétuelles ou rédimables.
Les emprunts sont nommés dette constituée, quand certaines taxes sont destinées à payer l'intérêt. Les emprunts ouverts sans qu'il y ait de provisions faites, forment la dette non constituée. Les bons de l'échiquier, de l'amirauté, des vivi'cs, etc. qui sont émis par ces diverses administrations sont de la dernière espèce et portent intérêt jusqu'au remboui'sement ; l'intérêt est de 2 à 3 | den. par jour pour chaque 100 liv.
Fonds Un plan a été adopté pour payer ou réduire la dette nationale par
d'amortisse- |g moyen d'un fonds d'amortissement, qui est une portion du revenu mis à part pour cet objet et employé d'après les principes de l'intérêt composé. En 1786 il s'élevait annuellement à un million, et en 1792 il fut portée à 1,200,000 livres; on lui accorda encore un pour cent par an sur chaque nouvel emprunt qui serait levé dans la suite. Divers obstacles se sont opposés aux progrès de ce plan, mais il est toujours suivi : une somme de près de 400,000,000 a été rachetée."
Le fonds d'amortissement est administré par des commissaires
ment.
LONDRES. — LUBEC. 315
qui ne s'occupent qu'à racheter le papier; et linterèt du papier racheté s'ajoute au fonds ainsi que les annuités qui s'éteignent '.
LUBEC {Allemagne).
On compte en marcs de 10 schillings lubs courans, qui se divisent Monnaies
eu 12 pfenings chaque. compte.
La risdale vaut 3 marcs ou 48 schillings IuIjs. Les autres monnaies de compte sont les mêmes que celles de Hambourg.
Les monnaies réelles d or sont le portugalèse et le demi-portuga- Monnaie. lèse, qui valent.^ l'un 10 et l'autre 5 ducats; le ducat vaut 7 marcs, 6 schillings; le double, le demi, le quart en proportion. Les monnaies réelles d'argent sont la risdale d'espèce , de 3 marcs 1 1 schillings courans, plus ou moins, et la monnaie courante de la place consiste en risdales courantes de 3 marcs, en pièces de 1 et 2 marcs, de 1 , 2,4,8 schillings, en sechslings et dreyiings, à 6 et 3 pfenings lubs. Cette monnaie se frappe depuis 172(5, et la risdale courante depuis 1752. Les monnaies réelles étrangères qui circulent dans Lubec sont très-nombreuses et varient en valeur suivant le prix que les métaux précieux ont au marché.
1 marc d'or de Cologne, de 23 carats, G grains fin, doit donner Taiiic. une taille de G7 ducats. 1 marc d'argent de Cologne, de 14 loths 4 grains fin, produit 8 risdales d'espèce, et le marc d'argent fin donne 34 marcs de la monnaie courante de Lubec.
La risdale courante peut s'évaluer à 429 asen ou 318 grains anglais d'argent fin; quant à la risdale évaluée en or, le prix du ducat variant avec le prix de l'or, elle vaut souvent pins, souvent moins de 29 asen ou 21 7 grains d'or fin, excepté cependant quand
' Le montant de la dette nationale, en 1820, s'clevTwt à environ 800 tntlltonj , et l'inléeét s'en élevait , y compris le fonds d'amortissement , à 47 raillions à peu près.
Valeur (les inunnaiis.
Poids pour l'or et l'argent.
Poids commercial.
316 LUBEC.
le ducat danois courant est fixe à 2 risdales, auquel cas la lisdale
peut toujours être estimée 28 | asen ou 21 grains d'or fin.
Le pair entre Hambourg et Lubec est 123-^ risdales lubs courantes j)our lot) risdales Hambourg banco, c|ui est en général reconnu pour le pair entre Hambourg banco et la monnaie courante. Ainsi les monnaies courantes des deux places sont à peu près de même valeur, ce qui donne 16 marcs 2 schillings monnaie courante de Lubec, pour la valeur de 1 liv. sterling, d'où il résulte que la risdale de Lulîec, courante = 3 s. 9 d. sterling, ou 4, 63 fr. environ.
La risdale d'espèce de Lubec vaut 3 marcs 12 schillings 5 pfenings courans, ou environ 4 s. 2 d. sterling, ou 5,1.5 fr. , et si un ducat danois courant est évalué à 6 marcs lubs, 1 ducat de Hollande, poids plein, vaut 7 marcs 8 schillings, et 1 tïédéric , 13 marcs 4 schillings.
L'or et l'argent se pèsent au marc de Cologne, comme à Hambourg. Le marc d'argent travaillé doit être de 12 loths 3 grains de fin. Le marc d'argent fin vaut 33 marcs courans, plus ou moins.
La livre, poids de commerce, se divise en 2 marcs, 16 onces, 32 loths, 128 quentins, ou 512 pfenings, et égale 7479 1 grains angl., d'où il résulte que 100 liv. de Lubec = 106,85 liv. avoirdupoids, ou 48,46 kilogr. '. Le centner contient 8 lisponds ou 1 l2"liv.
Le shipfund vaut 2 f centners, 20 lisponds, ou 280 liv., mais le shipfund, poids de roulage , vaut 20 lisponds de IG liv. , ou 320 liv., et quelquefois 23 lisponds de 14 liv., ou 322 liv.
Un shipfund de plumes pèse 20 lisponds de 16 liv., le sac inclus.
Une tonne de miel, ou de beurre , ou de sel de Lunebourg, grande mesure, pèse 20 lisponds ordinaires, ou 280 liv.; une toime de beurre, petite mesure, 224 liv.
' Les auteurs ont diversement évalué la livre de Lubec. Kruse la fait correspondre à 7'l60 grains anglais, et Nelkenbrecker l'estime à G grains de moins, tandis qu'elle parait tire de 20 grains plus forte qu'elle n'est portée plus haut. Ce résultat a été dorniùrement déterminé à la Monnaie de Londres, au moyen d'étalons attesiés transmis à lord Castlorcagh par William Leviis Belinolie, écuyer, consul de Sa Majesté à Lubec.
LUBEC. 317
Un stone de lin représente 20 liv. ; 1 stoiie de laine ou de plumes lOliv. ^■
Le last de blë se divise en 8 dromts , 21 tonnes ou barils, 9G schef- Mesures Tels ou 38 i fasser.
Le sclieffel étalon, avec lecpiel on mesure le froment et le sei^de, doit avoir une profondeur de 10 ^^ pouces de Lubec, et un diamètre de 1() ,--• Il contient en conséquence 2313 pouces cubes de Lubec, c[ui correspondent à 20il pouces cubes anglais. Il résulte de là que le sclielfél, mesure de Lubec, est égal à 0,l)i90 boisseau anglais ou 0,33ii hectolitre.
Le schefïel pour l'avoine est de 1 1 ^ pouces de profond et de 17 7 pouces de diamètre, sa capacité est par conséquent de 2752 pouces cubes de Lubec, qui correspondent à 2395 pouces cubes anglais; ainsi 20 scheit'els, mesure d'avoine = 23 ^ scheflèls mesure de blé, et 9 schelfels mesure d avoine = environ 10 boisseaux anglais.
Le f'uder contient G ahms, 120 viertcls , 210 stubgen , 180 kannes Mesures ou 960 quartiers, et égale 229,5 gallons anglais ou 8G8,2 litres. ' ' "
Les esprits s'achètent aussi à l'oxhoft, l'ohm et Tanker : l'oxhot't contient I ~ ohm, G ankers, 30 viertcls, ou 210 quartiers et correspond à 57,37 gallons anglais ou 217,19 litres.
Une pipe d'huile est évaluée à 820 liv. de Lubec, poids net, ce qui égale 87G,17 liv. avoirdupoids , ou 397 kilogr.
L'aune est généralement fixée à 2 pieds de Lubec ou 21 pouces. Mesures et représente 22,G92 pouces anglais , ou 0,57614 mètre. ''' '""S""»-.
Lubec change avec et donne à
Ainstenlani, 117 risdales courantes (plus ou moins) pour 100 risdalcs. Hambourg, 12.'{ ic/e/n 100 risdales banco.
Mais Lubec tire presque toujours sur Hambourg en monnaie banco à trois jours de date, et perçoit de ^ à ' pour cent d'agio.
Lubec change rarement avec d'autres places d'une manière directe ; mais les effets sur les pays étrangers sont tirés à Hambourg, et ceux qui viennent de l'étranger sur Lubec, sont payables en banco de
Ciiaiiges.
3 1 8 LUBEC, — LUCQUES.
Hambourg. Les negociaqs <le Luhec doivent s'arranger pour que
l'acquit se fasse en conséquence.
Les usances sont les mêmes qu'à Hambourg, on alloue 10 jours
de grâce.
LUCQUES {Italie).
Monnaies
de foinplc.
Les comptes se tiennent en lire de 20 soldi ou 240 clenari , et en scudi d'oro qu'on appelle aussi scudi di cambio de 20 soldi, ou 240 denari di scudo d'oro. Le scudo d'oro vaut 7 \ lire.
La lira se divise en 10 bajocchi ou bolognini.
Leducato, ducatone, ou scudo corrente, vaut 7 lire ou 140 soldi di lira.
Un ducato délia seta vaut 7 lire 18 soldi 6 denari.
Monnaies
léelles.
Poids
iMesurcs.
Les monnaies de Lucques sont les pistoles d'or de 22 lire, les écus d'or de 7 lire 10 soldi, les demis, les tiers, les cinquièmes en proportion; les lire, les barboni de 12 soldi, les demis et les quarts en proportion, les bolognini, les soldi et quattrini de cuivre.
Toutes les monnaies re'elles de Florence ont cours ici et ont une valeur de 10 pour cent au-dessus. Ainsi le scudo d'oro de Florence vaut à Lucques 8 ^ lire, et la lira de Florence 22 soldi.
D'après ce rapport on peut évaluer l'écu d'or de Lucques 4 s. 10 j d. sterling, ou 6^15 fr. en or.
La livre se divise en 12 onces, l'once en 24 deniers ou 576 grains. Ce poids correspond à 5213 grains anglais, ou 337,77 grammes.
Il y a un autre poids appelé peso grosso dont la livre := 1 1 liv. de Livourne = 8,234 liv. avoirdupoids, ou 3,73 kilogr.
Le blé se mesure au staja qui représente 0,6844 boisseau anglais, ou 0,2411 kectolitre.
L'huile se vend au coppo, mesure de 26,37 gallons anglais, ou 998,13 décilitres évalués en général à 24 liv. peso grosso qui correspondent à 197,6 liv. avoirdupoid6.
LucQuns. ^ lunebouhg. si9
La canna, mesure de longueur, contient 4 braccia':le braccio pour laines est de 0,(50 i mètre, ou 23,8 pouces anglais , et pour soiéfe, de 0,579 mètre, ou 22,8 pouces anglais.
Lucques change avec et donne à : ci.angei.
Bologne. . 1 sciulo di cambio (plus ou moins) pour 102 bolognini.
Bolsano. . 53 bajocchi 1 flor. iiionefa lunga.
Florence . 110 scudi di cambio 100 scudi d'oro.
Gênes . . 1 scudo 136 soldi fuori bâhcès '
Livourne . 6 lire (! soldi 1 pezza de 8 reali.
lAon ... 52 scudi 100 écus de 3 liv.
Novi . . . 168 id. 100 scudi d'oro marche.
Rome . . 93/(7. 100 scudi nionela.
Venise . . 86 /V/. 100 ducati di banco.
Les usances et autres règiemciis pour les lettres de ciiange sont iw.'iHrt?'. les mêmes qu'à Livourne, et les négociations se tbnt géiléralcment par l'intermédiaire de cette dernière place. Les lettres de change doivent se payer en monnaies réelles de Lucques oti en momiaies réelles de Toscane. Toute autre espèce de monnaie peut se refuser.
Piombino, Porto- Ferrajo et Sienne ont l«s mêmes changes tfue Lucques.
LUNEBOURG {Allemagne)
Compte en risdales de 24 goodgroschcn qui se divisent eu 12 pie- Mon
iiaies
de compte.
nings chaque.
La risdale se divise aussi en 36 mariengroschèn, 3^ Sdiwer schillings, 48 schillings communs, 72 matthiers, 96 wittens, 288 pfenings , ou 768 scherffén.
Les monnaies réelles et fictives sont ici du même poids qu'à Hanovre. Voyez ce dernier mot.
Le poids commercial se divise comme à Hambourg, mais il est un Poids. peu plus fort, la livre représentant 7540 grains anglais. Ainsi 1(30 liv. de Lunebourg égalent 107,71 liv. avoirdupoids, ou 48,859 k-itogr.