‹ Le Cambodge ÉconomiqueChapitre 13 sur 53 · EN NES · texte numérisé non relu

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sur son sol des jones très fins pour des nattes ; et ils sont à peine exploités : on les connaît en France sous le nom de nattes de Chine.

Mais toujours, en ce pays, on se bute, quand on propose un progrès aux mêmes objections, inertie et égoïsme des indigènes, manque de capitaux, indifférence ou absence des colons européens, insuffisance complète d’un outillage primitif et de connaissances techniques élémentaires.

Plantes oléagineuses : arachide et sésame. — Si nous passons un rapide coup d'œil sur les plantes oléagineuses, nous avons à citer l’arachide et la sésame. Ces deux produits sont cultivés par les indigènes pour leurs besoins personnels : on ne fabrique nulle part l'huile qui en est extraite. Les indigènes emploient cette huile pour les aliments et font griller l’arachide pour des pâtisseries dont ils sont très gourmets.

Le Cambodge exporte au plus par an 400 tonnes de sésame.

Et, cependant, ces deux plantes auraient facilement un emploi abondant ettrès rémunérateur si on les exportait en grande quantité pour couvrir les dépenses d'exploitation.

Ajoutons que des usiniers chinois de Ksach-Kandal emploient le coton qui fournit 20 0/0 d'huile, ce qui est supérieur à la moyenne. |

Indigo. — Nous n’avons plus qu’à parler de l’in-

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digo, comme produit tinctorial végétal,de la gommegutte et de la gomme-laque.

Disons tout d’abord que les indigènesne s'occupent guère de l'exploitation de l’indigo, parce que les manipulations nécessaires à l'extraction du produit sont longues et assez délicates. D'ailleurs tel qu'il sort de leurs mains, il est si imparfait qu’il est inutilisable en Europe : il est consommé sur place. Préparé par eux, il présente l’aspect d’une pâte bleu-noir, plus ou moins liquide selon le soin avec lequel il a été égoutté et ne coniient que 2,50 ou 2,75 d'indigotine, le reste du mélange étant composé de chaux, de malières minérales el d’eau. Ajoutons que ce produit est de plus en plus menacé par l’indigo synthétique, depuis que l’on fabrique des teintures extraites des résidus de la distillation de la houille.

Cependant 7.000 hectares lui sont consacrés en cultures très disséminées, et des procédés nouvelle: ment mis en œuvre pour l'extraction de l’indigotine ont donné des résultats encourageants.

Citons en terminant les plantes à parfum telles que la galangue (Alpinia galanga) ; l’ylang-ylang, le frangipanier, le champoc, le jasmin sambac.

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