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ment dans la circonscription de Kompong-Thom et dans celle de Stung-Treng ; dans cette dernière province, on y joint la fabrication des rames ; ces produits sont particulièrement vendus à des Malais, qui s’y rendent à cet effet tous les ans.
Il est certain que ces industries du bois pourraient, si elles étaient bien exploitées, donner des bénéfices considérables. Nous avons signalé un avenir très profitable à toute entreprise qui s’installerait du côté de Khône sur le fleuve; signalons de même que dans l'ile de Chuang résidence de Krat (Kas-Kong), une exploitation forestière aurait un important débouché assuré auprès des Siamois.
Signalons aussi la création récente par un Français à Roumlieh d’une industrie d’égrenage de l’ouate, qui servira à créer une entreprise secondaire de matelas et capitonnages de couvertures et papier kapok. >
Il serait bon de dire ici un mot de deux industries connexes ou du moins tributaires de la végétation et de l’industrie du bois : celles de la vannerie et sparterie et des nattes et matelas.
Les deux industries sont assez répandues, la première s'exerce un peu par toul le royaume, la seconde se rencontre particulièrement sur les rives du Tonlé-Sap et du Bassac.
Les matelas et les nattes matelassées s’exportent particulièrement vers Saïgon.
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Quant à la vannerie et à la sparterie, qui est une industrie vraiment indigène, on emploie des bambous, des rotins, et des feuilles de palmiers spéciaux.
Les Cambodgiens emploient surtout les feuilles séchées du Livistonia saribus. Les nattes ainsi fabriquées se nomment phihol. Ils en font des toitures, des tapis, des cloisons, et enfin des chapeaux très prisés des Annamites.
Vers 1898 le cours était de 3 piastres environ le cent ; les feuilles du rondier, pour le même usage, valaient seulement un peu plus der franc le cent.
Enfin, il faut citer dans cette catégorie les cordages très recherchés par les marins et bateliers, qui sont fabriqués à Kompong-Cham et dansla résidence de Strung-Cheng avec l’ortie de Chine etla ramie.
$ 2. — Distillerie et décortication du riz. — On trouve encore de nombreuses distilleries pourla fabrication de l’alcool de riz. Elles sont le plus souvent aux mains des Chinois,et certaine entreprise peut produire par jour 2.000 litres d'alcool de riz à 35 degrés.
On en compte deux dans la province de Kampot, une assez importante à Banam (résidence de Prey- Veng) ; deux dans la résidence de Soai-Rieng : la première à Soai-Rieng, la seconde Sænoc ; deux dans la résidence de Takéo : la première à Bayo à 2 kilo nètres à l’est de Takéo ; l’autre à Pac-Nam sur le Bassac, dans la province de Kas-Thom; deux dans la résidence de Kompong-Cham. Elles
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sont importantes: l’une est établie au chef-lieu, l’autre à Chihé, qui est un centre important chinois de la province de Srey-Santhor. Cette dernière a produit d'excellents alcools à 54 degrés exposés à Hanoï. Nous avons déjà dit que pour la distillerie, l'espèce de riz spécialement employée est le nep (riz gluant).
« Ondécortique le riz au moyen d’un appareil cylindrique composé de deux parties d’égale dimension placées l’une sur l’autre et faites d’une sorte de crin en bambou tressé, remplies de terre argileuse compacte.
» La partie inférieure est pleine et fixe, la partie supérieure, creusée en forme d’entonnoir, tourne sur la première autour d’un axe passant par le centre, entraînant les grains de riz dont l'écorce est triée par de petites lames de bambou encasirées dans l'appareil qu’un indigène met en mouvement (1). »
On jette ensuite la graine dans des marmites appelées voc et on la recouvre d’eau.On place sur la marmite un couvercle et on fait bouillir pendant environ une heure. On étale ensuite le riz sur des claies recouvertes de nattes pour le refroidir.
L'opération suivante consiste à mélanger le riz avec de la levure, en le remuant à l’aide d’une spatule. On jette ensuite le mélange dans des récipients