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A l'exportation: 2.414.300 francs.
Cabotage : 82.440.392 francs.
Aux entrées: 5.828.981 francs.
À déduire le numéraire soit 76.612.171.
Aux sorties: 88.467.542 francs.
A déduire le numéraire soit 1,826.850. ;
Ce qui donne un ensemble approximatif de 501.293.807 francs.
Le Cambodge, à l'importation, recevait en 1908 de France :
Pour 2.446.848 francs contre 2.839.234 francs ‘en 1907;
Des colonies: 16.859 francs contre 5.680 francs en 1907.
Des pays étrangers:
Importation : 1.692.368 francs contre 1.648.953 fr. en 1907.
Exportation : 1.100.295 francs contre 942.257 fr. en 1907.
Il faut remarquer l'importation du numéraire exporté en 1908 du Cambodge, qui s'élève au chiffre de 1.044.514 francs contre 59.394 francs en 1907.
On obtient l’ensemble suivant : 2.144.809 contre 1.021.651 en 1907.
Dans ce mouvement d'exportation la France n'entre que pour 6.630 francs en 1908e18.504 francs en 1907.
Par contre, dans le mouvement d’importation,
le métropole figure pour 2.446.848 francs en 1908 au
lieu de 2.839.234 francs en 1907. Signalons, en outre, que de nombreuses marchandises, à destination du Cambodge ou en provenant, transitent à Saïgon, et il est impossible d’en faire le départ exact.
Comme on le voit le Cambodge ne prend qu’un rang bien médiocre dans le commerce de l’Indochine. Mais il faut remarquer que, pendant longtemps, le pays Khmer fut négligé par l’administration française, qui le laissa en dehors de ses grands travaux publics, et tourna ses efforts vers le Tonkin et la Cochinchine. Le Cambodge a été, du reste, le dernier pays d’Indochine française incorporé dans l'union.
Il faut reconnaître aussi, comme nous l’avons vu, que, malgré ses nombreuses et riches voies d’eau, le Cambodge présente une grande infériorité au point de vue des communications.
A la saison sèche, de janvier à juin, une grande partie du pays se trouve dans un isolement complet.
Le mouvement commercial, ou même le simple ravitaillement s'effectue par charrettes à buffles et, comme les routes sont rares et difficiles, le commerce en esttrès compromis.
Après avoir donné un tableau d’ensemble du Jambodge au point de vue économique, il nous reste à parler des capitaux particuliers et du crédit.
Une des causes très graves pour lesquelles les
capitaux refusent d'aller d'Europe en Extrême-Orient c’est que la situation monétaire de l'Indochine est placée sous le régime de l'étalon d’argent ; il en résulte un avilissement du métal indigène considérable, par suite de l'énorme dépréciation de l'argent depuis trente ans.
Si cette dépréciation est peu apparente dans le pays ou dans la région, il n’en est plus de même pour les colons ou les capitalistes.
Si, parexemple, un Françaiss’établit au Cambodge au moment où la piastre vaut 4 francs, s'il a 100.000 francs, il a 25.000 piastres. S'il a doublé ses affaires et gagné 25.000 piastres, son avoir est de 50.000 piastres, alors que, par suite de la baisse de l’argent,il n’a maintenant guère plus de 100.000 francs en France.
Le seul remède, ce serait d'établir une piastre française el de lui réserver le marché en chassant les piastres étrangères, en même temps qu'il faudrait établir les budgets en francs et non plus en piastres. Ces mesures auraient l'avantage de ne point paralyser le commerce avec la Chine qui, comme le fait s’est produit pour le Siam, s’écarterait de l’Indochine si l’on introduisait immédiatement l’étalon d’or, car son système monétaire est à base d’étalon d’argent.
D’autre part, il faut ajouter que, pendant l’année 1908, les cours de la piastre indochinoise ont présenté
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dès le début de l’année avec ceux de Chine un écart, qui est allé sans cesse en augmentant jusqu’à atteindre au mois d'octobre 1900 une plus-value de 11 0/0. Assurément les fluctuations du marché de l'argent ont eu leur répercussion sur les changes de l’Indochine, maïs la marge s’est maintenue quand même ; elle s’est établie en faveur de la colonie aux environs de 8 o/o (Rapport sur les opérations de la Banque de l’Indochine en Indochine, 1908).
Quant à la question du crédit, sans examiner la question théorique des banques coloniales et de leurs rapports à l'égard de l'État, notons qu'il existe au Cambodge une succursale de la Banque Indochinoise, qui fonctionne sous la surveillance du gouvernement ; elle faitescompter des obligations garanties par des nanlissements réguliers ; elle peut, sous certaines conditions servir des intérêts à ses déposanls; enfin, elle a le droit d'émettre des billets à cours légal dans tous les pays de souveraineté française.
En dehors de cette succursale, il ne se trouve guère de solide à Phnôm-Penk que la Banque chinoise Hong-Kong and Shanghaï Banking.
Ces deux établissements représentent ainsi les deux groupes capitalistes qui s'efforcent de prendre le plus
d'action sur l'état économique du Cambodge.