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Il sera facile d'améliorer les procédés d'élevage à raison de l'attachement des peuples de la région du Nord pour leurs troupeaux.
L'exportation des bovidés par Duala a presque virtuellement disparu pendant ces dernières années, imais récemment vient de se créer la Société Pastorale et Agricole du Cameroun qui va reprendre incessamment les exportations et qui déjà, en fait, pourvoit au ravitaillement en viande fraiche de la ville de Duala et des bateaux qui y touchent,
Pendant la guerre il s'est fait un assez gros commerce de peaux, mais depuis la cessation des hostilités les prix du cuir ont baissé et actuellement ce commerce devenu insuffisamment rémunérateur à dù être abandonné: des stocks même n'ont pu être évacués, le transport à la mer les grevant trop lourdement pour pouvoir assurer leur vente dans de bonnes conditions.
Cependant un mouvement assez intense d'exportation de bétail se fait dans l'intérieur vers la Nigéria et l'Afrique Equatoriale Française. S'effectuant sur toute l'étendue des frontières terrestres, il ne peut-être contrôlé ni recensé.
Il convient de signaler que la présence de la mouche Tsé- Tsé dans presque toute l'étendue de la colonie, exception faite de la région nord et de la région du Lac Tchad, limite l'élevage à cette partie du territoire. De plus, la présence de sources de Natron sont une des raisons du bon développement des espèces ovine et chevaline dans cette région. Il est toutefois regrettable que ces points d'eau dont les prineipaux sont Woulgo, Goulfeiet Koutelaha soient situés dans la zone du Cameroun britannique. Chaque année les Arabes Choas, les Borroros et les Foulbés quittent leurs villages pour conduire leur bétail dans les herbages natronés ; de là, un important mouvement commercial qui s'opère en dehors de notre zone d'influence.
D'une manière générale ; les bœufs de cette région portent
une bosse graisseuse et ont des cornes de grandes dimensions. Cependantles riverains du Tchad élèvent des bœufs sans cornes.
Il est assez difficile d'indiquer le prix de ce bétail qui est fonction de l’âge de l'animal, de son état et de son sexe. Toutefois on peut estimer qu'un bœuf de 18 mois à 2ans se paie de 200 à 250 fr. en monnaie-papier française et environ la moitié de cette somme en monnaie-argent française ou en marks argent qui continuent à être très recherchés par les indigènes.
Le prix des chevaux varie dans les mêmes proportions. À Ngaoundéré et Maroua, un bon cheval susceptible d'être monté, vaut de 600 à 800 francs en monnaie-papier et envi. ron la moitié de cette somme en monnaie argent.
Le sous-sol. — Les richesses minières du Cameroun n'ont pas encore beaucoup attiré la prospection. Sans doute, on peut affirmer que les Allemands avaient déjà opéré maintes recherches, mais beaucoup des documents s'y référant ont disparu pendant la guerre. L'inventaire de ces richesses minières est donc encore à faire. A l'heure actuelle aucune exploitation n’a encore été tentée. Des schistes bitumeux et de pétrole existent près de Duala. Le décret du 5 mars 1921 réglemente la recherche et l'exploitation de ces gisements pétrolifères.
Dans la vallée de la Bénoué, près de Garoua, la présence de l'or a été révélée ainsi que celle du platine dans les environs de Kribi. On trouve du graphite dans les monts Boumbafal.
Depuis peu, il semble que l'attention publique s'oriente vers la découverte des richesses du sous-sol, mais les re-
cherches sont entreprises sans méthode par des ee incompétents. De là des retards et des échecs.
Il est certain que le sous-sol du Cameroun, comme d'ailleurs celui de l'Afrique Equatoriale, malgré la diversité de