‹ Le Cameroun Depuis le Traité de VersaillesChapitre 23 sur 33 · PAL LE · texte numérisé non relu

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Cependant dans toute la région côtière, el notamnient dans les alentours de Kribi, d'Edéà, de Nyombé, la culture du cacao s’est développée ainsi que le long du cours des rivières.

Mais l'indigène manque de soins, il ne sait pas suivre la croissance de l'arbuste ni combattre les maladies du végétal. Son produit déprécié lui est payé un bas ‘prix, 0.60 à 0.80 le kilog. Cependant, à l'heure actuelle le Cameroun exporte plus de 3.000 tonnes de fèves de cacao.

Là encore les fluctuations considérables du cours de ce produit sur les marchés d'Europe sont une entrave considérable à la mise en valeur et même à l'entretien des plantations existantes. Nous avons reçu à ce sujet les confidences de petits colons qui se plaignaient de cette instabilité des cours. Ils avaient été à peu près ruinés par les cours pratiqués fin 1920. Il est facile de s'apercevoir de cette brusque chute de la valeur de ce produit en comparant le tableau ci-dessous. En 1921 une quantité supérieure de fèves de cacao avait une valeur de beaucoup moindre à celle de la récolte, pourtant inférieure de l’année précédente.

1 US ER Ti 5.904 tonnes 5.304.000 marks LAN PRE 5.895 » 5.304.000 »

RUSSE Ter DS LS PO) #.232,205 francs : F5: RTE 2080070 6.587.655 » RE: Et te t NRE 4.935.900 . »

Citons encore parmi les principales ressources du Cameroun : le café, le kolatier, l’ivoire, le ricin et les textiles.

Les exportations d'ivoire en quantité et en valeur pour les années 1919 et 1920 ont été :

LM Qui oi. 5.544 kilog. valant 173.406 francs ADD: st à 10.839 » » 166.281»

Le cotonnier. — La plaine septentrionale peut se prêter à la culture du cotonnier. Il serait peut-être même possible

de l'entreprendre dès maintenant dans le pays de la Bénoué à raison des facilités d'évacuation de cette zone par la Bénoué et le Niger.

Mais il ne faudrait pas croire que cette culture puisse être d'un rendement immédiat. Il convient d'opérer avec méthode, de procéder à la sélection des semences des variétés indigènes, de s'assurer de la main d'œuvre utile, de calculer avec soin le prix de revient du coton égréné et pressé à l'usine, enfin de compter les frais de transport jusqu'au port d'embarquement.

Mais là, les difficultés sont immenses et une entreprise privée qui se contenterait d'inciter l'indigène à développer ses cotonneraies serait vouée à un échec certain, si elle ne s'assurait pas de sélectionner les semences. A l'heure actuelle cette exploitation serait déficitaire pendant longtemps avant de pouvoir rivaliser comme prix de vente avec les colonies britanniques et les Etats-Unis.

L'élevage. — L'élevage mérite une mention toute particulière. Les Allemands s'étaient déjà efforcés de profiter des aptitudes remarquables des peuples pasteurs de la Région du Tchad et ils avaient obtenu des résultats tout à fait encourageants. Ils avaient introduit dans les Colonies des spécimens d'Europe, des races ovines et porcines, et des croisements opérés dans des fermes d'élevage qu'ils avaient créées à Bouéa, Yaoundé et Nyasosso avaient‘donné d'excellents résultats. [ls avaient pu aussi obtenir une importation relativement importante avec les pays voisins qui ne peuvent se procurer sur place de viande de boucherie, notamment les îles de San Thomé et de Fernando-Po, la Nigéria britannique, le Gabon et le Congo. Enfin à Gombé, non loin de Garoua, !les Allemands avaient créé une jumenterie et les premiers résultats obtenus ont montré la possibilité de sélec tionner rapidement les poulinières.

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