‹ Le camp des bourgeoisesChapitre 17 sur 66 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les Mêmes, ADRIENNE.

ADRIENNE, à demi-voix.

Eh ! bien ?

LAJONCHÈRE, avec aplomb, et remeltaut le chapeau de Chiislian sur la table à

ouvrage.

Eh bien ! c'est fait... Je viens de lui parler de la bonne façon.

ADRIENNE

Ah?

Si, après tout ce que je lui ai dit, il retourne jamais chez cette demoiselle... ah ! ma foi ! c'est à y renoncer.

ADRIENNE

C'est bien.

(Elle le regarde fixement. Lajonchère cherche de plus en plus à se donner de l'assurance.)

CHRISTIAN, à part.

Diable ! je n'ai pas eu le temps de lui donner ^adresse de la petite!... Ah!...

(Il écrit rapidement au crayon sur son carnet, dont il arrache un

feuillet.)

* Adrienne, Lajonchère, devant la table à ouvrage; Chrislian,àdroite vers la cheminée.

L A J 0 N C H È R E, bas à sa femme.

Tu sais que, pour ces choses-là, on peut s'en rapporter à moi.

ADRlENNE^bas.

Oui, oui... Renvoyez-le.

(Elle s'éloigae un peu vers la gauche.) CHRISTIAN, qui s est approché par derrière de Lajonchèie, glissant le papier dans la poche de son palelot.

A vous !

LAJONCHÈRE, bas.

Qu'est-ce que c'est?

Son adresse !

LAJONCHÈRE.

. Tiens!... j^ai mis l'autre dans votre chapeau !

CHRISTIAN

Bien!

(Il va prendre son chapeau. * )

ADRIENNE, bas àLajonchère.

Il s'en va?

CHRISTIAN, saluant Adrienne.

J'ose espérer, madame, qu'après m'avoir accablé de justes reproches... monsieur Lajonchère voudra bien prendre ma défense et solliciter ma grâce.

(Il sort par la porte principale, en faisant des signes à Lajonchère.)

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