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lui, en môme temps que leur commune vocation : lampes du même candélabre, tenant au même fCit, alimentés delà même huile, ils sont appelés à répandre devant les hommes la même lumière, rapportant à leur propre édification dans l'amour, à Tappel et à la conversion des pécheurs, les dons divers qu'ils possèdent , dans la mesure qui leur eu a été départie.
La forme du luminaire sacré nous dit encore : Demeurez en Christ ! Une branche du chandelier qui se fût détachée de la tige principale n'eût plus reçu d'huile et eût incontinent refusé sa lumière; l'Eglise ou Tâme fidèle qui se séparerait de la communion de Christ, cesserait bientôt de répandre autour d'elle la lumière de la vie.
A chaque endroit où deux branches parallèles viennent s'unir à la tige centrale , nous remarquons un pommeau, un renflement, ou petit réservoir sphérique, recevant de la tige l'huile sainte pour la communiquer aux deux branches, de la même manière que, dans le corps humain, les jointures communiquent la vie aux divers membres qui le composent (Eph., IV): nouvelle image de la place et du rôle du ministère évangélique dans l'Eglise, réservoir dans le symbole du chandelier, tenons et mortaises dans celui de la charpente du tabernacle, jointures de fournissement dans lemblême du corps. Tout réservoir qui ne donne pas de l'huile, n'est pas un vrai réservoir, comme aussi toute jointure qui ne fournit pas la vie est une jointure humaine et ne peut que nuire au corps. Puissent tous les ministres le comprendre et ne jamais l'oublier! puisse chacun d'eux, petit réceptacle de l'huile sainte, se tenir habituellement en contact avec le réservoir divin (Zach. , IV), pour en recevoir abondamment l'onction sainte et la communiquer ensuite à plusieurs !
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Sous rimage du chandelier, nous voyons encore une Eglise particulière (Apoc, I), également appelée à jouir pour elle-même des bienfaisantes clartés de la science et de la vie de Christ (Malth. , V. Apec, I), puis, à les réfléchir autour d'elle, réunissant en faisceau les grâces répandues dans ses divers membres, pour les mettre en évidence et rendre ainsi leur lumière d'autant plus vive. Telle est à leur égard la volonté du Seigneur. Bien loin de leur permettre de vivre isolés les uns des autres, se retirant à part, et « se » contentant de leurs personnes, » il leur prescrit, au contraire, de mettre en commun les lumières et les grâces dont ils jouissent, et les compare à une ville, à un troupeau , aux sarments d'un cep, aux membres d'un corps, à un chandelier , tout autant d'images qui supposent nécessairement, comme on Ta dit, la réunion des saints.
Voilà donc la destination de toute Eglise de Christ, lampe allumée par la main du Seigneur pour éclairer ceux qui sont dans la maison, et pour luire aussi devant la génération tortue et perverse, en sorte que, voyant nos bonnes œrfvres, les hommes glorifient notre Père qui est dans les cieux (Matth., V), Si l'église, si l'assemblée chrétienne à laquelle nous appartenons, avait perdu de vue sa vocation sainte; si le flambeau de la foi , de la science évangélique, de l'amour et du zèle avait pâli dans son sein, tellement que, loin de pouvoir édifier les autres, elle fût à peine en état de s'édifier elle-même dans la charité , ah ! que chacun de ses membres s'en accuse personnellement devant Dieu; qu'il s'en humilie à ses pieds, et que sans retard il aille puiser la vie à la source de la vie, afin que l'Eglihe entière, redevenue une lampe ardente à la lumière de laquelle plusieurs se réjouissent, retrouve l'approbation de Celui qui se promène au milieu de ses chandeliers (Apoc. , I).
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Enfin, le luminaire du tabernacle peut représenter noe âme fidèle , flambeau vivant , destiné de même à répandre sa lumière au sein des ténèbres qui l'entourent (Phil., II). Mais pour accomplir la belle mission qu'elle a reçue, une chose est nécessaire, c'est qu'elle demeure dans la communion de Christ, recevant de lui chaque JQur une nouvelle mesure de la grâce de son Esprit. Ce qui nous rap-' pelle la vision de Zacharie (IV). Un candélabre d'or, tout semblable à celui du sancluaire, apparaît au prophète. Il est surmonté d'un bassin ou réservoir versant, par sept conduits, dans les sept branches, l'huile que lui-même a reçue de deux oliviers s'élevant l'un à sa droite et l'autre à sa gauche. La vision toute prophétique de Zacharie, prise, à la lettré, s'applique sans nul doute au peuple juif, à ce peuple d'où vient le salut et qui doit répandre la connaissance de Dieu parmi les nations. Partiellement accomplie dès le retour de la captivité de Babylone, mais surtout à l'époque de la propagation générale de l'Evangile, elle n'obtiendra sa pleine réalisation que lorsque, replacé sous l'influence bénie du Christ, le céleste olivier, le mystique Jéhosuah et le mystique Zorobabel , le pontife et le roi de son peuple , et recevant de lui la plénitude de l'Esprit, Israël sera devenu pour le monde entier un flambeau resplendissant devant lequel s'enfuiront enfin les épaisses ténèbres de Terreur, du mensonge et de l'iniquité. Tel est, à notre avis, le sens lilléral et direct de la vision de Zacharie. Mais elle admet en même temps une interprétation, ou , si Ion veut, une application spirituelle: cliaque église, chaque société chrétienne, chaque âme fidèle, est ce chandelier que voit le prophète, chandelier d'or pur. Jésus homme, Jésus sacrificateur et roi, est à la fois l'olivier et le réservoir mystique qui l'alimente. Maintenant, si cette église, si celte âme, précieuse devant Dieu, ^demeure en