‹ Le Canada et l'arbitrage international (traduction) [microforme]Chapitre 6 sur 14 · LE CANADA N’A DE QUERELLES AVEC PERSONNE · texte numérisé non relu

LE CANADA N’A DE QUERELLES AVEC PERSONNE

Le facteur le plus important peut-être dans la préparation du Canada à son rôle de champion de la paix et de l'arbitrage, tient à la longue: période de sujétion coloniale que ce pays a traversée.

Envisagé sous cet aspect, cet état d’asservissement et d’irresponsa- . bilité, tout dommageable qu’il ait été au développement intellectuel et matériel du Canada, exercera peut-être une influence marquée et salntaire sur son action future, soit comme nation indépendante, soit comme l’un des membres les plus puissants d’une nouvelle confédération britannique.

Par lui-même et pour lui-même, le Canada n’a eu de querelles avec aucun autre pays; il n’a à répondre d'aucune conquête; il n’a subjectivement ou objectivement aucune blessure à panser, nulle rancune à apaiser, aucune réclamation à régler.

D'ici longtemps il n'aura pas besoin de colonies. I! n’aura aucun prétexte de convoiter de nouveaux territoires — pas même le “pieux” désir de subjuguer des “races inférieures”, de les piller, de les brutaliser ou même de les massacrer, afin de leur inculquer l'esprit et les moeurs d’une “civilisation supérieure”. Les grandes nations chrétiennes ne lui ont guère laissé la chance de pénétrer dans ce domaine de l’éducation et de l’amélioration de l'humanité, ni d'assumer sa part du “fardeau de l’homme blanc”.

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