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PORTIONS LATÉRALES DE LA NEF

Prenant à gauche dans la section étrangère à la France ; nous remon-

tons la nef de la partie Ouest à la partie Est.

Le premier compartiment contient des produits fournis par la Saxe- Royale : ce sont des tapisseries et des petits tableaux brodés à l’aiguille, imitant les gravures en taille douce exposées par M. Hiétel: des peintures sur porcelaine sous forme de boîtrs de luxe, de médaillons, de tabatières et d’ornements de toilette de la manufacture de M. Bucker ; des objets tressés en paille de M. Reichel: et des dentelles mêlées de tresses et d’ornements en paille, de M. C. G. Rein et de M. Brennewit.

Le second compartiment contient des articles de poterie; des petites fontaines, des vases, des statuettes et des ustensiles de table en terre cuite et en albâtre, en grès et en porcelaine ; ces différentes substances sont employées seules ou combinées ensemble, à couleur naturelle, ou ornées de peintures ; les exposants sont MM. Villeroy et Bock, du royaume de Prusse.

Le troisième et le quatrième compartiment contiennent encore des objets prussiens: ce sont pour celui-là, des porcelaines de la manufacture royale de Berlin, et une glace de la manufacture de la Société dAix-la-Chapelle ; pour le quatrième des lustres en cristal et en porcelaine de M. ©. Spinn et encore des produits en porcelaine de la manufacture royale de Berlin, parmi lesquels on remarque un joli guéridon orné d’un Cupidon aiguisant une flèche.

Les quatre compartiments suivants appartiennent à Autriche : ils contiennent des porcelaines et émaux de MM. Guntler, Grohmann et Neffer. Une boîte üe pendule gothique en bois et divers objets de luxe en bois et ornée d’incrustations d’un travail magnifique, de MM. Stanmer et

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Breul ; un bas-relief représentant un sujet religieux venant de l'impri- C merie impériale de Vienne, et une collection de vases eà verre coloré et G taillé; ces vases sont magnifiques et représentent ‘d17s les dessins qui Pi les ornent des sujets de chasse et d'histoire; ces Leaux produits sont at fournis par M. Hégenbarth. Voici pour le piomier compartiment de lo l'Autriche ; les autres renferment successivement une collection di superbe de vases, ornements et ustensiles de luxe en verres simples P£ il colorés ou émaillés des manufactures de MA. Kralick et Tascheck. si Une autre collection encore plus belle de verres et porcelaines venant de d DE la manufacture de son excellence le comte de Harrach. Enfin une der- dh nière collection de porcelaines dans le genre Sèvres de MM. Fischer et S Portheim e { de Trois compartiments succèdant à ceux-ci, contiennent des produits P

belges ; un est rempli par les magnifiques pièces de draps de toutes ° couleurs fournis par la grande manufacture de M. Biolley et fils, de la ti ville de Verviers ; la seconde renferme une collection d’habits sacerdotaux dt d’une richesse et d’un goût sans égal ; c’est une des plus bâlles vitrines lu de toute l'exposition ; exposant, M. Van Halle, de Bruxelles, a inscriten m lettres d’or ia légende: “ Dieu seul est grand : à lui tout honneur!” Suit N

À un compartiment contenant les produits de l’industrie des armes à feu.

Les fusils, les carabines et les pistolets qui garnissent cette vitrine et dont plusieurs sont d’un luxe incroyable, sortent des ateliers belges de MM. Victor Collette, Thonet, l’'Honneux frères, Malherbe, Dandoy, Reick et fils, Mags, Novent et Cie., Schépers et surtout du célèbre Lepage de la ville de Liège, dans lexposition duquel on voit un pistolet carabiné à OU 24 canons rotateurs d’un travail admirable.

Nous sommes arrivés à l’allée transversale qui est ornée ici par deux petits parterres couverts de fleurs naturelles et décorés de statues en marbre. C’est ici qu'est située la section américaine ; on sait qu'en reconnaissance de ce qu’on avait donné à la France, à New-York, la place « d'honneur, la commission impériale a voulu donner aux Etats-Unis à | Paris aussi la place d'honneur, et pour donner une nouvelle preuve de la

vérité du proverbe qui dit que, “ Un bienfait n’est jamais perdu ;” il est advenu que les Etats-Unis n’ayant pas de quoi occuper toute leur section, en ont cédé une partie à la France dont les produits occupent beaucoup plus que la moitié de tous les édifices.

Près des parterres, qu’on vient de voir, se trouve une division contenant les objets d’une industrie assez récente ; celle du caoutchouc durci : Article dont on fait maintenant toutes sortes de produits tels que | peignes, manches de brosse, manches d'outil, instruments d’optique, baleines artificielles, meubles, décorations, boîtes, crosses de fusil, gaines de couteaux, fourreaux de sabres, gibernes, et que sait-on encore.

Cette composition est de l'invention d’un Américain de New-York, M. Goodyear ; c’est un autre Américain, M. Charles Morey, qui acheta de l'inventeur la propriété du brevet d’invention pour la France, et c’est aujourd’hui en France que cette industrie a acquis son plus grand développement. Cette industrie reste eacore pourtant sous le poids de deux désavantages : le premier est lodeur du caoutchouc, odeur qu'on n’a pas encore pu faire disparaître ; le second que la durée de cette composition n'a pas encore subi la sanction du temps. Les articles exposés au palais de l’industrie viennent des manufactures de /4 compagnie générale du caoutchouc durci, et de celles de MM. Rousseau-Laferge et Cie., de Seine et Oise ; Louis Panris et Cie., de Lille ; Mirabel Chambaud et Cie., de Saint-Denis; Lafertrille et Cie., de Paris; Fauvelle-Dellebarre de Paris ; et Poulot-Prudent, de Paris.

Continuant à remonter Pallée nous trouvons encore deux compartiments dans la section américaine, l’un contient les pistolets rotateurs du colonel américain Colt (Cols resolvers), et des pendules et montres de luxe de la maison Leroy et fils de l’aris; l’autre renferme exclusivement des objets français, les articles d’orfèvrerie parisienne de M, Maurice Mayer.

Les huit compartiments qui suivent jusqu’à l'extrémité de cette allée appartiennent au Royaume-Uni d'Angleterre et d’Irlande ct renferment successivement des ustensiles en fer peint et doré venant des manufactures de MA. Perry et Shoolbred Loveridge et Cie.; les tapis en laine et les tissus et étofles en soie, laine ct coton de Bradford et Halifax ; les ameublements en papier mâché de Jennans et Petteridge et les lampes et ornements de portes de M. Timothy Smith et fils de Bermingham ; des indiennes et mousselines de coton de toutes sortes de patrons et d’un tissu superbe venant des manufactures de MM Dalgrich Falconer et Cie., de Glasgow ; des objets de poterie et des porcelaines venant des manufactures de Sfaffordshire Potteries ; des porcelaines fournies par MM. Rose et Daniell de Londres ; des tissus en soie venant des manufactures de Manchester; de très belles cheminées en fer poli et en bronze d’une pureté de goût remarquable, exposées par la maison Hoole de Sheflield ; et enfin la belle et magnifique vitrine contenant les échantillons de lin, de toile et de dentelles d’Irlande envoyés par les maisons de MM. Holden et Cie., et Robert Lindsay et Cie., de Belfast.

Nous traversons l'extrémité Est de la nef, et passant du côté Nord qui appartient en entier à la France nous examinons les compartiments et vitrines qui occupent la droite de l’allée qui avoisine le plus immédiatément le centre de l’édifice.

Le premier compartiment contient un orgue d'église de petite grandeur et des plans d’orgues plus grandes, le tout fourni par M. Caillé de Paris ; de plus un orgue-melodium de MM. Alexandre et Fils.

La division voisine renferme les magnifiques pianos et harpes du célèbre Erard, et ceux non moins beaux de MM. Pape, Blanchet, Playel et Compagnie ; les flûtes et fifres de M. Tulon ; les violons, violoncelles etc., de MM. Bernard et Vuillaume ; les instruments de musique militaire de MM. Besson et Gautrot.

Vient ensuite la belle exposition typographique, de caractères d’imprimerie, de gravures, d'échantillons d'impression de M. Henri Plon; puis le compartiment de MM. Tuber et Frères contenant des objets de décoration en carton-pierre, parmi lesquels on distingue des statues et des bas-reliefs ; un buste de l'Empereur et surtout un encadrement d’une fraîcheur, d’une blancheur remarquables, et de dimensions colossales, — cet encadrement forme une cheminée ornée d'un parterre en fleurs artificielles et sarmontée d’une grande glace comme on sait les faire à Paris.

Le ministère de la guerre a placé ici un trophée des armes de l’infanterie et de l'artillerie de terre, des canons, des obusiers de campagne en cuivre, des fusils, carabines, pistolets, sabres, bayonnettes, lances, cuirasses, casques, etc., etc. On remarque la carabine de Minié, avec le sabre demi-croche des chasseurs de Vincennes et le fusil-lance des cent gardes. Ce fusil se charge par la culasse et est très léger ; on y adapte à la place de bayonnette une épée ou rapière très longue, l’arme blanche ainsi constituée du fusil et de l’épée a une longueur totale de plus de sept pieds, et peut servir comme une lance.

La vitrine qui suit contient les beaux cachemires de M. Biétry ; les instruments d’optique de M. Cam; les superbes ouvrages en ivoire de M. Poisson ; les articles de fantaisie de M. Mayer, et les sachets et parfumeries de MM. Henry et Demerson.

Puis s’offrent les porcelaines-biscuit de toutes formes de M. Gille; les toilettes de M. Sormani; les éventails délicieux de M. Duvelleroy; et des vases en porcelaine et des fleurs artificielles et des objets de toilette de plusieurs exposants; entre autres choses, les papiers peints et dorés de M. Angrand, et les boutons de luxe de MM. Trelon, Welden et Well,

Un compartiment est consacré aux articles de buffeterie de M. Jeanselme et fils, parmi lesquels on admire un garde-chasse en bois sculpté, et un buffet doré, dans un goût oriental dont Part parisien s’est emparé en le perfectionnant.

Le compartiment qui s'offre à nous maintenant est consacré aux bronzes de M. Barbedienne, parmi les mille objets qui forment l’exposition de ce monsieur on remarque une copie, de grandeur réduite de moitié, de la porte du célèbre Baptistère de Florence, œuvre de Lorenzo Giberti; un groupe, tiers de srandeur naturelle, copie du Laocoon ; une copie, demi-grandeur, de la Venus ce Mlo; le Moïse de Michel-Ange, quart de grandeur, et deux magnifiques candelâlres en bronze doré.

M. Tahan occupe. l’espace voisin avec des meubles: de sa célèbre

er fabrique. On y voit entre autres articles un superbe bullet en bois de rose silés avec arabesques durées. 14 milE Les cristaux de toutes sortes des fameuses fabriques de Clichy, de Saint-Louis et de Baccarat, ornent le compartiment qui suit, La dernière SA de ces fabriques a placé là deux immenses candelàbres de parquet, tout Plon : en cristal, d’une hauteur totale de 17 pieds. ts de Les dentelles françaises sont connues, aussi s’arrète-t-on longteinps étloe devant la vitrine de M. Auguste Lefébure, qui étale des Gentelles en une point noir de Bayeux, points de Bruxelles, de Venise, de Valence et es,— d'Alençon: on admire, pas plus que le reste pourtant, des fleurs artifi- L'avtie cielles en dentelles blanches ; une table de toilette crnée de ces fleurs, et avis, drapée de ces différents points.

nfan- .… Nous sommes arrivés à l'allée transversale, en face de la giande he en fontaine du milieu de la nef. De ce côté comme de l'autre, on à disposé nces, deux petits parterres ornés.de statues en marbre. C’est dans ce voisi- | Lec le nage qu'on a placé les vitrines contenant les objets des inimitables | | cent orfèvrerie et bijouterie parisiennes; les plateaux, services, aiguières, | ipte à corbeilles et candelâbres en argent de M. Fray ; le nishifqie service à | inche thé, les plats avec couvercles, et ie modèle en bronze d’un superbe vase 1 us de exécuté en argent au repoussé, le motif du bas-relief q orne la | coupe est un tournoi du moyen âge, de M. Durand. À côté de ces Î ; les objets les messieurs suivants nous présentent, savoir : M. hfannel, des re de candelàbres en argent doré, un poignard gothique dont le manche repréts et sente le groupe de Saint-Michel terrassaut Satan, et un bouclier représentant le dernier combat des Amazones, surle motif si célèsre Sc *; les Victoria Victis ; MM. Rudolphi et Wiese, des collections superbes de y; et bijoux de toutes sortes, dans lesquels toutes les maticres précieuses sont ilette façonnées de mille manières ; M. Morel-Ladeuil,. ciseleur, offre un dorés modèle en cire d’un vase à être exécuté au repoussé, pour la somme de Well. 19,000 francs, le sujet est une Ronde des Willis, pris des poëmes de Jean- l'Allemagne ; M. Wechte, un vase magnifique représentant le combat ulpté, des Centaures et des Lapites ; enfin M. Lebrun, une collection superbe nparé de vases d’argent de dessins variés.

La vitrine suivante, renferme les ingomparables mousselines de laines aux et. les caghemires superbes de MM. Bernoville frères, Larsonner frères expo- et Chenest. ; te de Des porcelaines,' produits de nombreux exposants, occupent le comrenzo - partiment qui suit; on remarque surtout un buste de l'empereur, seulpture : une de M. Barre, exécuté en porcelaine par M. Gille, jeûne ; et deux vases Ange, de porcelaine biscuit TBPréBentaat - des fêtes de : Bacchus, de MM. . Jouhanneaud et Dubois.., … . nie ty À singlrog.. gtico 9h ne

Une magnifique vitrine est celle qui contient le manteau de cour or et soie, et les cachemires de M. Gagelin; les plumes si fraîches et les coiffures de madame Mélanie Brun, et les bijoux de MM. Bruneau et compagnie, Bapst et Charles Duron.

Puis vienneniles candelâbres en bronze et bronzes dorés et colorés de M. Denière ; parmi les groupes qui forment les supports de ces lustres il y en a qui offrent des statuettes charmantes ; un grand candelâbre de parquet, sur un motif de chasse, représente un arbre en bronze coloré reposant sur un socle de colonne orné de têtes de sangliersentourées de feuilles de chêne ; au pied de larbre est un clien en bronze, un fusil avec accoutrement de chasse est appuyé sur le tronc, et des lièvres et des perdrix (nature morte) sont pendus aux branches qui supportent les bougies.

Le compartiment voisin renferme des phares lenticulaires de M. Lepaute ; des horloges et cranomêtres de M. Wagner et des instruments d'optique de M. Dubosq-Soleil. :

Parmi les superbes cachemires de M. Hébert qui occupent lPespace suivant, on remarque un châle dont le dessin principal, d’une grande beauté, représente le buste de l’empereur entouré de figures allégoriques.

Le ministère de la marine a exposé ici un trophée d’armes et d’instruments servant au service militaire de la mer. Des canons portant des boulets ovoïdes de 200 livres; des grappins, des haches, des sabres et des

poignards d’abordage ; des fusils énormes pour les soldats de marine ; des pistolets, des sabres, des bayonnettes, enfin tous les instruments de destruction que M.Cobden voudrait voir au fond de la mer,sans doute pour donner la peine de les inventer de nouveau.

Au fait admirons autant les belles orfèvreries de M. Froment-Meurice, et surtout ce superbe bijou religieux en argent avec petits tableaux en porcelaine, dont le piédestal est orné des statuettes en argent des

quatreévangelistes; les arabesques, qui forment un cadre supérieur, entourent trois tableaux: l’un, celui du milieu, représente le crucifiement, celui de gauche, Jésus au jardin des Oliviers et celui de droite, V'Ecce Homo. La même vitrine contient aussi des fleurs artificielles de mademoiselle Pitrat.

Puis vient un compartiment contenant une foule et une variété incroyable d'ouvrages en zine, des tuyaux, des conduits. des lames pour couvrir, des vases, des ustensiles, des statues pour jardins, enfin, un monde de choses de zinc, tout cela fourni par la fonderie de la vieille montaque.

L'usine de Saint-Jacques, du département de l'Allier, occupe le dernier compartiment de l'allée que nous parcourons, qui contient un modèle de cette vaste manufacture et des modèles de wagons, de pourvois de locomotive, de chars à chemins de fer, et enfin de tout le matériel des railroutes qui fait l’objet des exploitations de cette manufacture.

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