‹ Le Canada et l'Exposition universelle de 1855 [microforme]Chapitre 145 sur 243 · SECTION CANADIENNE COMPARÉE · texte numérisé non relu

SECTION CANADIENNE COMPARÉE

Dans la première classe qui comprend tout ce qui a rapport à l’extraction des substances minérales et aux produits naturels en ce genre, nous étions des derniers et bien après la plupart des pays, sous lerapport de l'exploitation métallurgique, pour les raisons bien simples que nous manquons à la fois des bras et des capitaux et surtout du personnel scientifique qui en France, en Angleterre, en Autriche, en Prusse,en Belgique et ailleurs guide et éclaire ces sortes d’industries. Mais si de là, nous passons à l'examen des produits minéraux tels que les fournit la nature notre section de suite se plaçait au premier rang, et en effet nulle contrée ne présentait une collection pareille à la nôtre et comme ensembleet comme détail. La classe des minéaux canadiens était la plus complète et offrait cet avantage de montrer de suite au savant la conformation géologique du pays en autant que l’industrie est concerné. Le Canada est exclusivemeut redevable de ce succès qui n’est que la répétition de celui obtenu à Londres en 1851, à la commission géologique ; et c’est la démonstration la plus concluante de la nécessité de continuer sur une plus grande échelle les travaux de cette commission. Nous avons, dans le sein de la terre, des richesses inexploitées qui ont été presque l'unique élément

Rene

de toute la grandeur industrielle et commerciale de PAngleterre ; mais pour arriver à une exploitation profitable, il faut réunir les conditions d'art et d'opération en grand ; la petite industrie ne peut pas se charger avee profit de l'exploitation des mines.

Quand on songe que le fer du Canada, qui abonde, est en grande partie de même espèce que le fer de Suède; que ces dépôts sont dans notr: pays entourés de forêts immenses; qu'à côté des gisements on rencontre partout les pierres, sables et autres matières nécessaires employées comme fondants et au moulage dans cette industrie, il y a lieu de s'étonner que nous importionus chaque année pour plus d’un million ‘de louis (£1,000,000) de fers manufacturés d'Angleterre, de Suède et des Etats-Unis. Mais répétons le encore une fois, quelle que soit Pabondance de la matière première, le suecès en ee genre ne suit que les exploitations en grand; Pextraction du fer n’est pas l'aflaire du petit capital et de la petite industrie. Pour vendre à bon marché, il faut avoir beaucoup à vendre, On en est arrivé en Europe à construire des hauts-fourneaux qui fabriquent jusqu’à quatre-vingt mille (80,000) livres de fonte par 24 heures.

Remarquons en passant que l'absence du coke en Canada n’est pas un obstacle à l'extraction de nos fers, dans un pays couvert de plus de 30,000 lieues de belles et riches forêts. La Suède n'exploite pas autrement ses fers qu'avec du charbon de bois, et elle les vend à PAngleterre qui en paie le prix de revient et en fait de lPacier qu’elle exporte ailleurs. D’autres pays européens se servent encore du charbon de bois malgré l’extrème cherté de cet artiele partout en Europe.

En visitant les divers articles de fonte, exposés à l'annexe du bord de l’eau, et en les comparant avee la plupart de ceux que nous avons expédiés du Canada, on a pu se convaincre de notre infériorité sous le rapport de cette production, non pas en matière de matériel employé, mais en matière de goût et de discernement de ce qui convient. La plupart des dessius d’ornements de nos objets en fonte sont affreux, et le poids de nos articles est, en termes généraux, trop considérable ; on prodigue inutilement la matière, pas seulement inutilement, on la prodigue au détriment de excellence des articles manufacturés. Si on dépensait la valeur surabondante de matière première employée à mettre un peu plus de goût dans les dessins d'ornementation, on produirait des articles supérieurs de tous points et à meilleur marché.

La seconde classe qui a trait aux produits forestiers nous mettait en première ligne comme producteurs et exploitateurs. Nul pays n’était en mesure de lutter avec le nôtre dans la montre de ses bois et surtout dans le genre des bois de construction, pris dans l’ensemble bien entendu. (est dans cette classe que sont encore placés les produits

rm arvemere x à»

A Po ec

P; mais nditions

charger

grande nt dans cnis on Cssaires silya 18 d’un rre, de quelle ‘ vonre Tr n’est ndre à ivé en usqu’à

‘st pas lus de C pas end à qu’elle arbon

rd de avons us le oyé,

La

Dress

de chasse et de pêche, dans lesquels le golfe et les vastes territoires du Saguenay et du Nord-Ouest, nous placent sans rivaux, sinon comm exploitateurs, du moins comme propriétaires des meilleurs champs de production qui soient au monde,

Au point de vue purement utilitaire, il était évident que Pexposition ‘anadienne se rangeait en première ligne pour la classe qui fait le sujet de ces remarques. Faisons quelques observations générales sur le mode d'exploitation des produits forestiers en autant que liée avec Pemploi des bois dans les arts.

On emploie dans Pexploitation des bois au Canada, tout juste Pintelligence qu’il faut pour écarrir les plançons et scier les madriers du commerce, On ne s'occupe nullement des industries forestières qui font, qu'on tire partie des diverses essences, en raison de leur adaptation aux différents arts, et de la préparation première qu’on leur fait subir avant de les mettre sur le marché. Comme on vient de le dire, on ne connaît que deux choses, pourainsi parler, le bois-carré etle madrier detrois pouces, Une étude approfondie de Papplication des bois aux diverses industries nous apprendrait, qu’il est des conditions de longueur, de grosseur, de diamètre requises dans les arts, qui font que, en se bornant à produire avec certains arbres des plançons de 50 pieds de long sur 20 pouces de diamètre, ou des madriers de 12 pieds sur 10 pouces on perd complétement la valeur intrinsèque d’un arbre offrant des conditions d’exploitation infiniment plus avantageuses. Combien d’arbres qui sont délaissés parce qu’on n’en peut faire un billot de sciage des dimensions usitées, ou un plançon de grosseur requise ; qui cependant, exploitées d’une autre manière, auraientsurcertains marchés une valeur beaucoup plus grande dans un volume total plus petit, que le plus beau morceau d’écarrissage cubique.

En outre de soixante et quelques grandes espèces d’essences que nous possédons, à peine en exploitet-on une dizaine, et les autres sont absolument délaissées, En Europe on estime l’érable moucheté (piqué) à l'instar des bois les plus précieux pour la marquetterie, et à peine peut-on s’en procurer, et encore, à un prix beaucoup plus élevé que l’acajou ; de là la cherté des meubles d'érable dans Pébénisterie parisienne, la plus considérable du monde entier.

Le public admire beaucoup les manches de hache, pelles de bois, et autres petits articles de ce genre, et on s'étonne du bon marché de ces divers articles et surtout des portes, fenêtres, jalousies et persiennes. Quel essort ne devrait pas prendre toutes ces industries dans un pays où le bois surabonde et où les forces d’eau se rencontrent à chaque pas, offrant toutes les conditions propres à la grande exploitation, et par conséquent à la production à bas prix.

Cesremarques,espérons-le, profiteront toujours un peu, elles ne sont que le canevas des études à faire, mais elles suffisent pour diriger les esprits vers la considération des questions qui intéressent à un si haut degré. Il sortira de l'exposition universelle de 1855 une masse de faits dont l'étude ne sera pas complétée dans la même année, cela est impossible, mais qui fourniront matière à des déductions dont la portée pour le bonheur matériel des peuples et le progrès des arts ne fait que s’entrevoir. Les études préliminaires et d'ensemble doivent précéder celles des détails, et c’est ce qu’on entreprend ici dans la mesure possible et dans la limite du temps à y consacrer.

La classe des produits de l’agriculture proprement dite, qui est la troisième, ne nous laissait en arrière de personne, prise comme un tout. Nos grains ont fait l'admiration detousles visiteurs. Onne doit pas passer sous silence la remarque, que nous avons négligé la culture entendue du chanvre, du lin et des tabacs, que notre sol peut produire en si grande abondance etd’une si bonne qualité. Ces trois genres de produits, surtout le chanvre, sont une source intarissable de richesses. La demande pour le chanvre augmente dans une proportion beaucoup plus grande que celle de l'augmentation de la production, et cela indépendamment des pénuries passagères qui arrivent périodiquement pour d’autres produits naturels. L’immense extension donnée à la marine de toutes les nations, fait que depuis bien des années le marché n’a jamais été abondamment fourni des produits où le chanvre entre comme matière première. Ces produits ont maintenant atteint des prix fabuleux, capables même dans de certaines limites d’entraver l’industrie de la construction des navires, industrie si intimement liée avec notre prospérité.

Dans le compte rendu des visites du Prince Napoléon, on lit: ‘ Le Canada figure admirablement et ses produits, ainsi que ses échantillons “ de grains, de fruits, de fleurs, de farines de toute espèce, attirent ‘ l’attention générale. Le soin qu'ont déployé les commissaires et les “ délégués du Canada a mérité les justes éloges que leur a adressés “ plusieurs fois le prince Napoléon.”

Le Canada se plaçait donc parmi les premiers d’entre les pays qui se faisaient distinguer sous le rapport de la rareté, de la beauté et de l’importance des produits de la terre. Nousétions les premiers pour l'abondance et la quantité de noséchantilions ; quelquespays nousenlèvaient la palme parla classification des substances, et il manquait à notre exposition en ce genre, un détail qu’il n’était pas au pouvoir du comité de fournir dans la saison où ont été recueillies les collections : nous voulons dire la montre d’épis tenant à la tige comme offrant à l’examen le produit dans l’état complet dans lequel la nature le fournit. Les jurys et les savants attachent une grande importance à ces collections de plantes faites d’une

nt que ts vers sortira ne sera i fouratériel s préliest ce temps

est la 1 tout.

passer lue du zrande surtout e pour 2 celle nuries turels.

it que fourni oduits aines rie si

[a 4 Le illons irent t les ssés

————— — D ne OR PRNEE TRUN ANTENT C = > me - = : - —- 5

manière scientifique, comme fournissant des renscignements précieux à l'étude des influences de climats et de culture diveres en tant que favorisant le développement de toute la plante ou de certaines portions d'icelle. En somme nous apparaissions au monde dans l’exposition universelle comme en pays éminemment agricole et ne le cédant à aucune contrée sous le rapport de la capacité productive.

A part du mérite de la qualité, notre exposition de grains et graines possèdaient ceux de la variété et de l'abondance de chaque échantillon. Cette dernière circonstance nous a permis de faire des échanges dont les retours pourront servir à des expériences dont les résultats peuvent devenir très importants. L'Algérie surtout nous a fourni des spécialités précieuses.

Nous avions bien peu d'articles de la classe quatrième contenant Jes objets de mécanique générale appliquée à l'industrie ; aussi nous serait-il impossible de briller en ce genre à ‘té des pays européens, excepté pourtant pour les pompes à incendie, spécialité dans laquelle nous avons des rivaux, mais point de supérieurs. ‘% Le Canada, a dit le prince “ Napoléon, s’est fait remarquer dans cette classe par deux pompes à ‘ incendie.”

On peut toujours référer pour chaque classe au résumé des récompenses décernées, inscrit plus loin.

Dans la cinquième classe de la mécanique appliquée à la locomotion et au transport, notre exposition des produits des arts du carossier et du sellier, pouvaient, malgré le nombre extraordinaire des exposants dans ces genres, soutenir la comparaison sous le double rapport du goût et de l'excellence, parmi les articles d’un mérite ordinaire.

Après avoir engagé les visiteurs à se rendre tout exprès à l’annexe pour considérer les deux véhicules du Canada qu’il place parmi les premiers de l'exposition, M. Tresca, l’auteur d'un ouvrage sur l'Exposition disait: “ Ces voitures sont d’une forme élégante et la ferrure a surtout été traitée avec beaucoup de soin; elles font honneur au “ goût des constructeurs; M. Clovis Leduc a cependant conservé à son ‘ américaine un genre de capote (soufllet) qui n’est plus en usage depuis ‘ longtemps et qui lui ôte beaucoup de sa grâce, et M. Edouard Gingras ‘a monté la sienne sur un train et des roues trop peu élevés ; ce qui “ nuit à l'harmonie qui doit toujours régner dans toutes les parties d’une ‘ voiture.”

Nos deux habiles carossiers nous pardonneront de reproduire ces dernières remarques, car notre but n'est pas de flatter; mais d'instruire et d'encourager, et tout en profitant de ces critiques, bienveillantes du reste, nos industriels peuvent se consoler de ces petits défauts signalés en

songeant, qw’il n’est pas d'hommes ni de voiture sans défaut, pas même à l’exposition.

La sixième classe a trait à la mécanique spéciale et au matériel des arts industriels. Il nous était impossible dans cette classe de soutenir une concurrence sérieuse, considérant la classe d’une manière générale. Nous sommes encore loin en Amérique, excepté pour quelques spécialités, d’être arrivés à la perfection qu’on a atteint ici, surtout en France en Angleterre et en Belgique dans la confection des machines, au point de vue de la perfection du travail. Nous disons sous le rapport du travail, car il y a des applications nouvelles américaines, surtout en fait d'instruments d'agriculture qui, comme mécanisme, sont d’une supériorité incontestable, dans cette section nous avons fait autant qu’on pouvait exiger.

M. ‘Tresca du conservatoire des arts et métiers, dont nous avons déjà mentionné le nom, cite la machine à raboter de M. Munro; la machine à mortaiser de M. McLellan, auquel l’auteur accorde le mérite d’une idée nouvelle dans la disposition du travail simultané intérieur et extérieur ; la machine à gournable de M. Rodden, et sa machine à planer et son établi mécanique. Ce dernier article fait dire à l'écrivain ce qui suit: “ Cette machine, quoique n’ayant rien de “ particulier dans chacun de ses éléments, est cependant fort remarquable “ par la simplicité extrême du montage et des transmissions, par son ‘ peu de volume, et enfin par son prix qui n’est que de 2,000 francs.”

Nous étions nuls dans la septième classe qui comprend la mécanique appliquée à là manufacture des tissus ; on peut en dire autant relativement à la huitième classe, ayant rapport aux arts de précision et comprenant les instruments d’optique, de mathématique, d’horlogerie, d’enseignement et autres; et pour la neuvième classe qui renferme Îles articles qui ont pour but emploi économique de la lumière, de la chaleur et de l’électricité, si on accepte nos poëles à cuisine.

Dans la dixième classe qui a trait aux arts chimiques, aux teintures, impressions, industries des papiers, des livres, nous n’offrions rien de comparable aux produits similaires des pays européens, sauf ce qui a trait à la matière première qui au reste est comprise dans d’autres classes, Les cuirs spéciaux de Marsouin, de Caribou et d’Orignal seront probablement l’occasion d’un article spécial dans le rapport du Jury.

Dans cette exposition nous possédons des spécialités nouvelles pour l'industrie, telles que les cuirs plus haut mentionnés ; les huiles végétales provenance d’essences particulières au Canada dans l'espèce ; une peinture grise naturelle ; les fourrures teintes au naturel et le papier d'immortelle (graphalium).

Nos échantillons divers de colles paraissaient très estimés ; mais on remarquait dans notre colle de poisson un défaut qu’il faut signaler pour

itériel des » soutenir générale.

s spécian France , AU point ipport du ut en fait upériorité n pouvait

us avons . Munro; r accorde | travail . Rodden, rticle fait t rien de 1arquable , par son ancs.”?

écanique relative- ‘:ision et rlogerie, erme les à chaleur

ceintures, rien de e qui a s classes, ‘ont pro-

les pour es végéespèce ; e papier

mais on ler pour

qu'on l’évite : c'est celui de conserver l'odeur désagréable du poisson, vice qu'on est parvenu à faire disparaître dans les produits du méme genre en Europe. Il paraît que cette odeur vient entièrement de la manière dont la manutention s'opère, et qu'il suffit d'éviter, le produit une fois obtenu, dans les moulageset autres procédés subséquents, le contact avec tout ustensile, outil, appareil, même les mains des opérateurs, auxquels la matière première aurait touché.

La onzième classe des substances alimentaires préparées nous laissait en arrière, comme producteurs de conserves et autres pr'parations ; mais nous à valu des succès dans les farines, qui sont supérieures en géncral à ce que l’on voyait ; nos fromages ont aussi 616 récompensés.

“ Le Canada et la Guyanne anglaise font honneur aux iles britanni- ‘ ques pour leurs farines et leurs fécules,” disait encore M. Tresca dans son livre intitulé: ‘ Visite à Exposition?

Quelques-uns de nos produits naturels, entrant dans le domaine de la pharmacie , ont suffisamment attiré Patteution pour prouver de quelle utilité serait un examen complet de la flore du Canada.

La treizième classe qui se rapporte aux constructions navales et à l'art militaire, se trouvait à contenir pour le Canada de beaux modèles de vaisseaux océaniques ect de rivières, et des appareils de sauvetage. Québer a dans ce genre montré des modèles dignes d’un des premiers ports de construction du monde.

Dans la quatorzième classe des constructions civiles, bien qu’inférieure à tout prendre, et presque nulle sous le rapport de l'architecture monumentale, notre section attirait cependant l'attention à ur haut degré, par Pexposition de nos modèles des travaux publics, et à un degré aussi grand par la montre de pièces en bois destinées aux édifices, comme portes, croisées, persiennes, qui ont été à Paris l’objet d’un grand intérêt par leur bon marché. Ou ne saurait trop recommander Pusage des ciments de Québec et de Thorold. Nos pierrés a bâtir de Montréal et d’ailleurs ont aussi beaucoup été admirées, et la collection des marbres, exposés par différentes personnes, ont contribué à donner à cette partie de l'exposition du Canada un grand relief.

La quinzième classe contenait les objets de Pindustrie des aciers. Nous n'avions dans ce genre que des outils tranchants servant à la menuiserie et à la charpente ; mais ces outils étaient tellement supérieurs en qualité et pour la forme, pour la plupart, que nos triomphes en ce genre ont été nombreux, comparativement, Quand on pense que Île fer abonde chez nous et qu’il est d’une qualité si propre à la confection des aciers, ce doit être une réflexion propre à faire faire des eflorts vers la production de cet article, d’un usage si journalier et d’une consommation si considérable. Il y a des pays qui importent le fer propre à confec- U

De et 2 RS + on

== —— = ; = = > . = = rares —— mou

tionner les aciers : chez nous, nous avons toutes les matières premières qui suffisent à exploitation de cette source de richesse, et cependant ncus importons lPacier dont on confectionne ces ontils que nous produisons en qualité supérieure.

Nos ouvrages en fonte, qui appartiennent à la seizième classe, présentaient des objets qui ne manquent pas de mérite ; mais cet art qui a reçu un si grand développement en Europe, nous laisse beaucoup à désirer, surtout en matière de goût. Quand à la qualité de la fonte, sans être arrivée à ce degré de perfection qu’elle à atteint en quelques pays, elle paraï néanmoins égaler la production étrangère en général, ce qui est exclusivement du à la qualité supérieure du minérai.

Les classes dix-sept ct dix-huit contenaient les objets de bijouterie, de l’industrie des bronzes, de la verrerie et de la céramique. Dans tous ces geures nous ne somines pas encore nés, 6! pour longtemps, il faudra se contenter de produire des articles d'utilité première et se procurer d'Europe les objets de luxe qu’on y manufacture avec un goût et une perfection de procédés qui, en France, en Angleterre, en Autriche, en Prusse et en Belgique surtout, ont atteint des limites incroyables,

Nous n'avions rien dans Pindustrie des cotons qui occupe la dixneuvième classe,

Dans la vingtième classe de Pindustrie des laines, nous avions beaucoup de produits intéressants dans le genre des étoffes et tissus résistables et à bon marché, et surtout pour les étofles de manufacture à la maison, Les articles de cette classe de provenance canadienne se sont comme trouve perdus dans lPimmense concours ; malgré cela ül nous a paru évident que nos élofles dun pays, sont des produits qui, comme durée &t solidité, sont d’une production avantageuse et éminemment adapiée x notre elimat. Le mode de fabrication à la maisonest en outre lié avec l'état social de notre population, en autant que prévenant l'agelomération des populations vers des centres, ou presque toujours le peuple perd du caractère, qui chez nous le distingue si heureusement.

Naturellem.nt nous n'avions rien dans la classe vingt-unième qui coutient les articles de l’industrie des soies,

Quelques eflets de la vingt-deuxième classe de Pindustrie des chanvres et lin, et surtout une collection de très bons cordages et des échantillons de fils de lin filés à la main, étaient, par leur beauté en lenr espèce, suffisants pour nous faire regretter de ne pas donner à ce genre de produit toute l’attenton qu’il mérite,--négligence d’autant moins excusable que le sol et le climat du Canada sont éminemment propres à la culture de la matière première.

La vingttroisième classe comprenait les articles de bonneterie, de tissus, de passementerie, de broderies et de dentelles. Bien que nous

remières pendant s produi-

: classe, 1 art qui ucoup à la fonte, quelques général,

terie, de ans tous il faudra procurer t et une \utriche, bles.

la dix-

avions et tissus facture à ienne se cela il uits qui, Éminemnest en revenant toujours sement.

Pme qui

rie des s et des en leur e genre moins opres à

rie, de le nous

ayions dans ce genre des articles bien remarquables, il est inutile de dire que notre exposition ne pouvait avoir aucune prétention dans ce genre, à parler d’une manière générale, cependant l’ensemble de cette collection nous a valu une médaille de seconde classe, et deux jolies broderies en laine à l’aiguille, deux mentions honorables,

Les industries concernant l’ameublement et la décoration constituaient la vingt-quatrième classe, dans laquelle le Canada comptait treize exposants ; la beauté de nos bois d'ébénisterie et surtout de Pérable rubané, la nouveauté des couvertures en peau brodée de poil d’orignal, la curiositée excitée par la vue de nos chaises bercantes inconnues en Europe, ont créé beaucoup d'intérêt e* ous on valu des succès difficiles à obtenir.

Dans la vingt-cinquieme classe qui comprenait les articles de vêtement et des objets de mode et de fantaisies, nous avions beaucoup d’artieles superbes et capables de lutter. Nos chaussures en cuir de marsouin et de caribou, nos chapeaux- en foin et en paille, nos fantaisies ‘sauvages, quelques broderies, ont fait l’admiration de beaucoup de gens, aussi avons nous obtenu des succès marqués dans cette classe, succès consignés plus loin dans le résumé des récompenses accordies ; mais le malheur est que les exposants européens ont tous envoyé des

collections, tandis que nous n’avons pu envoyer que queiques objets, or

a mérite égal ou même quelque peu inférieur, Pexposant d’une collection à toui l'avantage aux yeux du jury qui ne fait pas beaucoup d’atiention aux articles isolés. Nos chaussures, nos habits en fourrures, nos fantaisies sauvages, nos chapeaux en foin et en paille, nos broderies en laine, et comme solidité et comfort pour le travail, nos habits d’étoftes du pays ont attiré les regards de beaucoup de visiteurs et sont certes bien dignes d’attention.

La vingt-sixième classe contenait les articles qui ont rapport à l'imprimerie, la photographie, la gravure. Naturellement en tout cela nous sommes passablement en arrière, sous le rapport du goût surtout et les succès obtenus sont d’un ordre inférieur et concédés à titre d’encouragements. On doit s'attendre à une plus grande pauvreté encore dans ce qui a trait à la classe suivante vingt-septième reletive aux instruments de musique. Nous avons déjà vu que les classes vingt-huitième, vingt-neuvième ettrentième ont rapport aux beaux arts, et que le Canada n’a rien exposé dans ce genre.

On a pu voir que dans cette rapide revue, qu’on n’est entré dans aucun détail, mais qu'on s’est simplement contenté de généraliser les faits ‘els qu’ils se sont présentés, comme ensemble.

Ce qui a donné à notre section un mérite comparatif sensible et dont on nous a beaucoup fait compliment, c’est l’unité d’idée qui a présidé à

la collection. Notre exposition a été complète et a donné la mesure de . l'avancement industriel du pays, et surtout une révélation de ses ressources naturelles.

Concluons en disant que nos succès dans les classes qui ont trait aux richesses minérales, aux produits forestiers et aux productions agricoles nous enseignent que c’est dans l’exploitation de notre sol que git l'avenir du pays et la prospérité de ses habitants : Que dans la production manufacturière nous devons particulièrement nous attacher à confectionner les articles qui constituent le matériel des exploitations métallurgiques, forestières et agricoles : Que dans la confection dans les autres genres nous ne pouvons espérer de produire, d'ici à longtemps, que des objets de consommation journalière de l’économie domestique : Que pour tout ce qui tient au goût à l’art, à la perfection, au comfort il faut aller en Europe chercher la satisfaction de ces besoins que créent une civilization avancée; et s’inspirer en tout cela de la pensée que les perfectionnements, à parler d'une manière générale, sont l’œuvre du temps et le produit de circonstances qu’il est impossible de trouver dans un pays nouveau, au sein d'une colonisation encore en progrès.

resure de .

essources

trait aux agricoles t l'avenir on manuonner les urgiques, 's genres objets de ir fout ce n Europe on avanments, à roduit de veau, au

IT

Notons avant de commencer cette étude que la classification officielle dans l'ordre de l'industrie, reconnaissait sept groupes, composés en somme, de 27 classes, auxquelles est venu s'ajouter une classe additionnelle, dite de l’économie domestique, comprenant tous les objets à bon marché ayant trait à l’alimentation, à l'habillement, au logement et à lameublement. *

PREMIERGROUPE.

Page 1