‹ Le Canada et l'Exposition universelle de 1855 [microforme]Chapitre 146 sur 243 · PRODUITS NATURELS · texte numérisé non relu

PRODUITS NATURELS

Clusses 1, 2, 8.

Les pays qui se distinguaient dans la production métallurgique qui fait le sujet de la première classe des objets de l'Exposition, sont l’Angleterre, la Belgique, la France, l'Autriche, la Suède et la Prusse. Sous le rapport de la qualité du fer comme matière première des industries du genre en question, ces six contrées se rangent comme suit: Suède, Belgique, Prusse, Autriche, France et Angleterre. Sous le rapport de la quantité exploitée et lancée dans le commerce, soit intérieur, soit d'exportation, ces différents pays se classent dans l’ordre suivant: Angleterre, France, Autriche, Prusse, Suède et Belgique. Cet ordre est établi sans Egard au chiffre de la population ou à l’étendue du territoire, mais comme résultat absolu. * *

Les fers de Suède qui sont les meilleurs sont fabriqués au charbon de bois; leur qualité ne provient nullement du mode de fabrication

* La plupart des renseignements technologiques et statistiques “ontenus dans les remarques qui suiventont été recueillis dans les ouvrages publiés dans le temps et surtout dans le compte-rendu des visites du prince Napoléon, dans l'ouvrage de M. Tresen et dans les articles des journaux ZaPatrie et Le Monde Industriel ; les autres sont le fruit d'études et de recherches persounelles--(J C. Taché).

* # On ne doit s'attendre dans ces remarques qu'à des indications purement générales, plutôt destinées à faire sentir le besoin de s'enquérir, qu'à donuer lea renseignements propres à élucider.

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mais uniquement de ia qualité du minerai et de l'emploi du charbon de bois comme combustible. On sait que l'Angleterre tire de la Suède ce fer de qualité supérieure, pour la fabrication des aciers, fabrication à laquelle ne convient guëre le fer, si abondamment répandu en Angleterre, mais inférieur en qualité,

C’est l'Angleterre qui a toujours marché la première, comme quantité et matériel commun d'exploitation, dans lPindustrie des fers, ce qui est dû, en dehors de l’énergique esprit d'entreprise de son peuple, à la présence, sur son territoire, des plus abondantes mines de fer et de charbon, entourées des autres matériaux en usage dans ces exploitations. C’est l'Angleterre qui, il y a environ un demi siècle, adopta la vapeur aux souffleries des usines, remplaça les marteaux par les laminoirs et substitua le coke au charbon de terre.

Les exposants qui se sont distingute le plus pour les divers pays mentionnés, dans l’industrie qui a pour objet la production du fer, sont : pour l'Angleterre, la Bowling Iron company et la compagnie des fers de Rimney; pour la France, MA! Chenot, les compagnies des forges de Mlontataire et la fonderie de Conches; pour la Belgique, les fonderies de Couillet et de Selessin; pour l'Autriche M, le conte d'EÉgger et l'administration des forges du prince Schwarzenberg ; pour la Prusse, la manufacture d'acier fondu d’Essen et celle de Bochum. Il n’est pas inutile de mentionner ces noms, comme matière d'information générale.

La France et la Belgique sont les deux pays qui se sont le plus distingués, sous le rapport de perfectionnements récents.

Parmi les fabricants et compagnies ci-dessus désignées, on cite M. Chenc:, comme employant un procédé particulier donnant de beaux produits. Ce métallurgiste traite les minerais par les gaz et obtient le métal à l’état d’éponge. On ne sait pas encore jusqu’à quel point ce procédé nouveau pourra être introduit dans la grande industrie, mais il ne peut manquer d'amener quelques résultats utiles, d'un genre ou d’un autre.

On connaît les belles tôles d'Autriche, aussi minces que de délicates feuilles de papier et d’un laminage parfait: ee produit est d’une beauté incroyable.

Quelle légèreté, par exemple, dans les bras de galeries, siéges en fer, ete, de la manufacture anglaise de Coalbrookdale company, du Shropshire, aussi, quel bon marché ; c’est naturel, l'acheteur n’a pas à payer un emploi sans discernement d'une lourde masse inutile de fer!

Quelle élégance dans la confection des poèles et autres articles en fonte de la manufacture française des hauts-fourneaux de M. le marquis de Vogué, de France ! Ces dessins de chasses et d'histoire sont de vrais

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bien senti cela partout, et en Angleterre où l'art propremens it est beaucoup moins avancé qu’en France ct en Belgique, les propriétaires d'usines cherchent à se procurer des artistes de ces deux pays. Un sculpteur français, M. Geneste, reçoit en ce moment 40,000 francs par an d’un manufacturier anglais.

Savoir joindre Putile à Pagréable est le dernier mot des progrès matériels; le culle du benu est à la vie intellectuelle de homme ce que le culle du vrai est à sa vie morale ; mais nous aurons à revenir sur ce sujet dans les classes qui traitent des différents emplois du fer.

Nous en sommes rendu à la deuxième classe qui renferme, les produits des exploitations forestières proprement dites de Ia chasse, de la pêche et de quelques industries qui ont pour objet la cueillette sans culture des productions de la nature.

Sous le rapport scientifique et comme variété, PE<pagne tenait le premier raug dans la montre de ses produits forestiers. F/admirable collection espagnole présentait 600 espèces difiérentes, et thait une importance immense de l’idée qu’on à eu d'offrir avee les échantillons des tiges, des spécimens des écorces, des feuilles, des fleurs et des fruits des arbres et arbustes; on admire surtout les beaux liéges de Salamanque et de Séville, L’exposition espagnole avait été prépurée pur les écoles royales forestières de Villa Viciosa. On voit que si Pénergie privée et l'esprit d'association sont les plus forts mobiles du progrès des industries sous le rapport de la production abondante et des transactions variées ; l'action d'ensemble et de large intelligence des gouvernements est nêcessaire à ces études suivies, qui font progresser la partie scientifique des arts et conduisent le monde en avant dans la voie des améliorations. C'est ainsi qu’en France Part forestier en est arrivé au point de montrer dans son exposition des pins et des chênes semés en graine en 1850, dans les landes de Saint-Albin, et qui aujourd’hui mesurent jusqu’à 12 pieds d’élévation sur un diamètre de près de quatre pouces, Puisque ces réflexions nous ont amené sur le terrain de la France, notons de suite à l'attention de ceux qui voudraient en faire des études, les procédés d'injection des bois d’essences légères, donnant à ces bois la propriété de durée et plusieurs autres avantages précieux pour leur emploi dans les arts: Dans un genre à peu près analogue, la Sardaigne offrait un procédé nouveau pour la coloration des bois; les échantillons fournis sont de hêtre.

La Suède a fourni une belle montre des bois de chêne, de pin et de hêtre coinme bois dé construction pour la marine ; et la Norvige une collection de madriers du commerce que les ordonnateurs avaient réunis dans une pyramide d’un très bel effet.

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L’Auiriche se distinguait aussi dans son exposition de la secondeclasse, et tout le monde admirait de préférence, une collection superbe de planches très minces de ce célèbre sapin de Moravie, si recherché par les luthiers pour la confection des instruments de musique. Ce sapin paraît en tout semblable, comme essence, au gros sapin blane du bas Saint-Laurent, dont on ne tire aucun parti en Canada, bien qu’il fournisse une planche magnifique.

L'Algérie qui, avec le Canada tenait tête aux puissances de second ordre, à l'honneur des colonies, offrait une des plus belles collections où brillaient, entre autres,les espèces suivantes: le cèdre, l'olivier, le thuya ou cître, le cactus, le chêne-liége. On exporte déjà de ce pays des quantités considérables de ces essences forestières, et ce commerce prend tous les jours de l'extension. De tous ces bois de l’Algérie, le citre ou thuya est celui qui attire le plus l'attention: c’est un bois de marquetterie déjà célèbre et recherché du temps des romains, pour lesquels un meuble de citre était un objet de luxe favori. Le citre est de couleur rougeâtre, variant de nuances du rose tendre à la couleur de feu. On emploie de préférence la souche à la réunion du tronc avec Ja racine, endroit de l'arbre qui toujours fournit le plus de mouchetures, de veines flambées et de moire. C’est une remarque sur laquelle il faut attirer lattention de nos exploitatears et de nos ébénistes, car jusqu'à ce jour nous n’avons exploité pour l’usage intérieur et l’exportation des bois d’ébénisterie et de marquetterie, que le tronc de arbre, entre la souche et les premières branches, c’est-à-dire, justement la partie qui offre le moins de ces effets de teintes et d'accidents que l’on recherche avec tant de soin dans les arts décoratifs.

Le Grand Duché de Toscane est un des pays qui a présenté une des plus bell-sexpositions forestières. Les essences principales fourniesctaient le sapin, le hêtre, l’érable tendre, le charme blane et le chêne. On remarquait entre autres échantillons un disque de sapin mesurant sept pieds de diamètre et un cylindre creux d'érable du même diamètre à peu près; mais ces deux objets n’avaient de mérite que sous le rapport de l'étude du grin et du développement de ces arbres.

Le Portugal a fourni des snécimens intéressants de bois de construction et d’'ébénisterie La Guyane anglaise se distinguait par l’ordre et le bon goût avec lesquels ses commissaires avaient arrangé l’intéressante collection de ses bois précieux au milieu desquels on notait surtout les bois de rose et de fer. Ces messieurs ont publié pendant Pexposition, un catalogue remarquablement intéressant sur les produits de Pindustrie de la Guyane,

Les territoires de Singapor, du Sandal, de Plie Maurice avaient ausei apporté leur contingent : l'Ile de Ceylan a fourni une collection de

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300 échantillons de divers bois des régions de l'Orient, L'Australie, Victoria, Van-Diemen et le Cap de Bonue Espérance ne sont pas resté, en arrière dans cette classe.

Notons encore la belle collection des bois de la Nouvelle-Galle du Sud une des plus belle de Pexposition.

Il résultait de l’examen des bois de la Nouvelle Zélande la constatation du fait que la plupart des bois et végétaux fournis par cette nouvelle contrée étaient inconnus à l’Europe jusqu’à ce dernier temps.

Pour la section de cette classe qui a trait aux fourrures, les deux plus belles expositions étaient celles du Canada et du Groënland, Dans les huiles animales des cétacées, nous avions la palme, du moins on ne voyait aucune huile de ce genre qui puisse être comparée à nos huiles clarifiées de marsouin, de loup-marin, de pourcie, etc.

La conclusion que l’on peut tirer de l'examen comparatif de l’ensemble que présentait l'exposition forestière du monde, c'est qu’à part des exceptionsqui ne portent de loin en loin que sur desspécialités, il n'y a pas sur la terre un pays aussi riche que le Canada en grosses espèces des bois les plus utileset qui entrent pour plus grandes quantités dans la consommation en tout genre. Voilà pour ce qui regarde la capacité productive du sol: à nous de voir ce qu’on peut tirer d'expérience sous le rapport de Pexploitation de nos tant belles et riches forêts.

La troisième classe des produits de l’exposition renfermait les objets de l’agriculture ; cette classe comprenait deux grandes divisions, pour ne pas s'arrêter aux diffléreztes sections, savoir: celle des instruments aratoires et celle des produits proprement dits de la culture.

Relatons le résultat des expériences faites à Trappes, à dix lieues de Paris, sur la terre d’un célèbre agronome français, M. Dailly. Les opérations à faire avaient fait partager le locai d'expérimentation en cinq ateliers: celui du drainage dirigé par M. lingénieur Pelligault; celui du labourage par MM. Auteroche et Thiébaut; celui des préparations diverses du sol par M. Masson; celui des machines à battre par M. Hauze, professeur de l’école impériale de Grignon; celui des machines à ensemencer et à sareler par M. Bouchet, chef d'atelier chez M. Pluchet, à Trappes.

Les appareils de drainage à tuyaux de conduite de M. le marquis de Bryas ont eu l'avantage sur tout ce qui s'est produit en ce genre, Au moyen de ce système le marquis de Bryas a élevé une proprité, près de Bordeaux, de la valeur totale de 700,000 francs, a une valeur productive annuelle représentant un capital de 1,100,000. Les outils de drainage les plus parfaits ont été fournis par M. le vicomte de Rougé, de France, et MM. Burgess et Key, d'Angleterre.

Le dynamomètre de M. le général Morin, pour le caleul des efforts de traction néces-ités par les divers instruments d'agriculture, est l’instrument le plus parfait en ce genre; celui qui a semblé être le meilleur ensuite est celui de M. Bentaill, d'Angleterre. Parmi les instruments de labour, hersage et autres, on admirait surtout les charrues de Howard, d'Angleterre, de Morse, du Canada, de Pécole française de Grignon, de Ransomes, d’Angleterre, de Hamois, de France, d'Odeurs, de Belgique, de Ridolfi, de Toscane ; la houe à un cheval de M. Iamois, de France ; la herse norvégienne de M. Cappelen et ie roulean brise-moite de Crosskill, d'Angleterre.

Dans un autre atelier se faisaient remarquer : un coupe-racine anglais de MM. Ransomes et Simes, mû par une petite machine mobile à vapeur (locomobile) du manufacturier français M. Calla ; un coupe-racine de M. Maurer,du Duché de Bade ; une barratte de M. de Lamberk de Belgique ; un égrenoir à maïs venant d'Autriche ; un hache-paille de Belgique, et par-dessus tout la machine à fabriquer les tuyaux de drainage de M. Calla, de France, et une machine nouvellement inventée par une dame française, madame veuve Champion, pour préparer la terre pour la fabrication des tuyaux de drainage.

Les machines à battre qui ont obtenu le plus de succès sont celles de M. Pitts, des Etats-Unis, de M. Duvoir, de France, de M. Claytonet Cie.d’Angleterre et de Pinet, de France ; la première, celle de Pitts, etla meilleure, était mue par une locomobile française de M. Calla; celle de Duvoir, la meilleure ensuite, par un manége ; celle de Clayton, par une locomobile du même fabricant, et celle de Pinet par un manége d'une invention nouvelle et très ingénieuse, La machine à battre canadienne a eu comparativement peu de succès, et cela tient beaucoup, peut-être entièrement, à la manière de la mettre en mouvement, par cet aifreux système, de chevaux se mouvant sur un tablier sans fin.

Les deux meilleurs moissonneuses (machines à couper le grain) ont été, celle de M. MacCormick, des Etats-Unis, attelée de deux chevaux, et celle de M. Cournier, de France, attelée d’un cheval; le dernier mot de ces machines nest pas dit, mais on est sur la bonne voie des perfectionnements qui devront en rendre l’usage général.

Les quatre rateaux essayés ont été ceux de M. Howard, d'Angleterre, de Grignon, de France, du comte Morelli, de Sardaigne, et de M Moody, du Canada; celui de Howard était le meilleur.

La faneuse de M. Smith, d'Angleterre, qui en quelques minutes retourna un champ de luzerne, que venaient d’abattre les moissonneuses, enlevait d'assaut l’admiration des spectateurs, et de fait le travail adinirable de cette faneuse est quelque chose de vraiment remarquable,

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On peut voir par cet exposé que, malgré qu'on entende souvent dire en Amérique et surtout aux Etats-Unis, que le vieux monde est en arrière du nouveau sous le rapport des machines agricoles, on peut voir, disons nous, que nous avons encore plus à apprendre de PEurope en ce genre que nous avons à lui montrer. Il se fait dans cette direction des travaux immenses qui ont ici d'autant plus d'importance, qu’ils recoivent de la direction des corps savants cette impulsion que ne donne pas toujours, au même degré, cet esprit d'individualisme qui règne en Amérique.

Pour résumer les instruments qui ont le plus attiré Pattention du publie et des connaisseurs, et que citaient de préférence les revues faites sur le concours de Trappes, avec des préférences et des opinions diverses, cependant, sont : les moissonneuses de Mac-Cormick ; de Whrigth, pour son rateau automate d’après le système Atkins, ces deux des Etats-Unis ; celle de Cournier, de France ; la moissonneuse américaine de Manny est celle qui a le mieux russi à faucher la luzerne, Les appareils de drainage français de M. le marquis de Bryas et de M. le vicomte de Rougé; le rateau de M. Howard, &’Angleterre les charrues de M. Howard d’Angleterre et le dynamomètre français de M. le général Morin ; la faneuse anglaise de M, Smith ; les machines à battre de M. Pitte, des Etats-Unis et de M. Duvoir de France ; les locomobiles françaises de M. Calla ; l’égrenoir à maïs venant d'Autriche ; le hache-puille de Belgique ; les instruments de fabrication des drains de M. Calla et de madame Champion de Frince ; et le semoir de l'école impériale de Grignon.

Le principe de toutes les moissonneuses américaines est celui d’une scie, mue par des engrenages avec une grande vitesse ; ce système est sujet à des dérangements fréquents, mais offre l'avantage immense d'éviter l’engorgement ; dans la machine francaise de Cournier la scie est remplacée par des cisailles moins sujettes à se déranger et à s’user ; mais qui présentent le désavantage de s’engorger, ce qui rend ce système impropre à couper du vert, par exemple de la luzerne, Le

Monileur remarquait dans un article sur le sujet, que l’idée des moissonneuses est très ancienne, On en fit usage chez les Grecs et les Romains à une époque assez reculée, et Pline et Columel décrivent de ces machines, description assez intéressante, surtout depuis qu'après une longue période de silence sur le sujet on reprend l'idée à neuf, avec tout avantage que dorne le perfectionnement des arts mécaniques.

Dans la montre des produits de lPagriculture, les divers pays se distinguaient par les expositions dont voici une succincte analyse. La France offrait la superbe collection des etréales et plantes préparés de la manière la plus méthodique par M. Vilmorin, et de plus, des échan-

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tillons de riz venant des rizières si célèbres de la Camargne sur le Rhône.

L'Algérie se distinguait surtout par son exposition agricole proprement dite : les blés durs et tendres et de diverses espèces, les orges, les avoine, le maïs, eic., y étaient montrés avec leur tige, dans des gerbes superbes, espèces connues et estimées déjà du temps des Romains qui tiraient de l’Afrique des quantités considérables de grains.

L’Angleterre faisait admirer la belle collection du ministère du commerce, préparée par le professeur Wiison. Cette collection comprenait des échantillons de tous les grains montrés avec la tige et m racine ; des modeles des fruits et légumes du Royaume-Uni, des herbiers des plantes propres au sol des Iles Britanniques ; l’exposition anglaise des grains, graines et légumes ne reconnaissait pas de supérieure comme collection scientifique ; mais elle manquait un peu sous le raprort de la quantité de chaque échantillon.

La belle collection de l'Autriche se faisait surtout remarquer par les céréales de li Bohême, et les magnifiques collections de laines fines en toison, de la provenance des troupeaux de M. le Baron de Barteinsten et de M. le comte de Barkoczy : sous le double rapport de qualité et quanti!é, la collection Autrichienne venait immédiatement à la suite de celle de la France.

La Prusse avait exposé surtout les plus belles laines fines du monde, envoyées à l'exposition par l'administration des bergeries royales de Frankenfeide.

L'exposition agricole des Pays-Bas était réunie dans nn trophée au centre de la section hollandaise de annexe.

Le Portugal tenait un des rangs les plus distingnés à Pexposition de cette classe, et on ne pouvait trop admirer la collection portugaise des blés, maïs, amandes, olives, huiles végétales et les représentations des fruits et légumes de ce pays.

L'Espagne avait aussi une superbe exposition d'agriculture, remarquable surtout par l'immense variété des espèces ; l'Espagne produit de tout ce que le sol fait croître ailleurs dans différents pays. Il est inutile de dire la beauté des laines et toisons venant de ces troupeaux si célèbres des montagnes de ce beau pays.

Les produits agricoles de la Guyane anglais», de l'Egypte, de la Belgique et des Etats-Unis, bien que n’offrant pas comme collections l'intérêt des expositions dont on vient de parler, se distinguaient aussi par lexposé de produits importants et dont quelques-uns offraient des spécialités remarquables.

Gette classe troisième terminait le premier groupe de la classification adoptée par la commission impériale, groupe comprenant l'extraction et

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la production de la matière première. Disons encore, puisqne cela doit tendre à nous faire aimer de plus en plus notre beau pays, disons encore que dans ce groupe pris comme un tout, le Canada occupait la première place, en tant que démontrant la richesse naturelle et les capacités productives du pays. Prises une à une, les trois elasses que l’on vient d’examiner, rangeaint le Canada comme suit, savoir: Dans la première classe celle des produits minéraux, nous étions en première ligne comme collection d'espèces variées arrangées d'une manière scientifique et méthodique, et en dernière ligne sous le rapport de lexploitation des substances minérales. Dans la seconde classe, celle des produits forestiers, nous étions au premier rang, pour l’ensemble que présentait Pexposition des espèces les plus utiles et encore au premier rang pour Pimportance de l'exploitation forestière, se rapportant à l’exportation. Dans la troisième classe des produits agricoles, nous marchions d'un pas égal avec les premiers pays sous le rapport de l'importance des produits, et nous occupions à peu près le même rang, sous le rapport de la production comparée à la population.

Constatons, pour notre instruction, un fait qui ressort largement de cette exposition, c’est qu’en industrie, c’est l’art qui fait la supériorité encore plus que la valeur du capital premier; et cette verité s’est trouvé prouvée au grand concours de Paris de manière à n’en pas douter : Ecrivons partont cette maxime : % Cest l'intelligence qui doit zouverner le monde.”

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