‹ Le Canada et l'Exposition universelle de 1855 [microforme]Chapitre 227 sur 243 · DU GRAND BASSIN DU NORD · texte numérisé non relu

DU GRAND BASSIN DU NORD

Ce grand bassin, dont les Laurentides forment la limite méritionaie, est très-peu connu. Parmi les roches laurentiennes aux lacs Nippissing, Saints Jean et des Allumettes, on rencontre des étendues plus où moins considé. rables du terrain silurien inférieur, qui doivent être regardées comme des portions détachées du bassin du sud, La dernière de ces localités se trouve sur l’Outaouais, à la décharge du Mattawa; et à vingt lieues au nord de ce point, après avoir traversé le grand axe faurentien, rous arrivons à la vallée du lac Temiscaming, qui appartient au bassin du nord, Jei M. Logan a trouvé une série de schistes chloritiques ayant quelquefois le caracière de conglomérats; les couches sont presque horizontales et ont une puissance totale de plus de trois cents mètres. À ces schistes, succèdent cent cinquante mètres de grès massifs de couleur blanc verdâtre, qui sont recouverts par une formation calcaire ayant une épaisseur de cent mëtres. De fortes couches de calcnima jaunâtres et grisâtres, sont iei &.turcalécs avec des schistes calcaires, ke tout rempli de fossiles caractéristiques de Pétage silurien supérieur.

Des schistes chloritiques correspondent probablement à l'étage huronien ; mais il est difficile de fixer l'âge des grès, qui n’offrent pas de fossiles, Dans toutes les collections rapportées de cette région du nord, on n’a pas rencontré jusqu’à présent de fossiles plus anciens que ceux des calcaires du lac T'emiscaming ; et les nombreux fossiles trouvés dans le terrain de transport sur les bords du lac Supérieur, viennent aussi à l'appui de ce fait important, que l'étage silurien inférieur manque entièrement dans le vaste bassin qui existe au nord des Laurentides : d’où M. Logan tire la conclusion que ces montagnes, depuis la côte du Labrador à la mer Arctique, ormaient la limite d’une ancienne mer silurienne.

Page 1