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Les poissons les plus communs de nos lacs cet rivières, sont la truite saumonée, la truite commune, le maskinongé, le touradi, le poisson blanc, qui sont de très-larges espèces, le brochet, la perche, et une foule d’autres : l’éturgeon qui atteint une longueur de plusieurs pieds habite quelques endroits du fleuve. Il se pêche beaucoup de poissons dans les grands lacs de l’ouest; mais cela west qu’une bagatelle, un rien, comparé à nos pêcheries du golfe et du bas Saint-Laurent, où la morue, le maquereau, le hareng, la sardine, la truite de mer, l’anguille, le saumon et plusieurs autres espèces abondent au point d'attirer beaucoup de pêcheurs des Etats-Unis. Il se prend chaque année dans ces parages pour des valeurs considérables de ces poissons, sans compter les profits retirés de la pêche aux marsouins, et loups marins, et de la chasse aux baleines et aux pourcies. Des armateurs ont fait dans cette industrie des fortunes colossales. Il n’est pas besoin de mentionner les animaux domestiques dont les différentes races européennes ont été introduites dans le pays pour croiser ou améliorer par de beaux sujets.
Certes, une petite population de 2,000,000 est bien faible, fournit bien peu de bras pour l’exploitation d’un sol fertile, et d’une aussi vaste €tendue, et de toutes les richesses dont on vient d’esquisser en quelques mots le tableau ; et le lecteur peut voir qu’il y a place sous le soleil canadien pour l'application de l'intelligence, du capital et du travail, ces trois leviers de l’industrie humaine.
Jetons un rapide coup-d’œil sur l’industrie du pays sous les deux chefs principaux : 1° d’extraction de la matière brute ; 2° de conversion de la matière première en objets manufacturés pour la consommation intérieure ou l’exportation. Nous ne ferons qu’indiquer les noms des choses dans ce chapitre, les chiffres statistiques devant se donner plus loin dans un article spécial : les extraits que le lecteur trouvera dans un autre chapitre des dénombrements personnels, lui feront en même temps connaître le nombre de bras qu’occupe chaque industrie.
A part de l'extraction du sol des pierres propres à la construction des édifices et monuments, on s’occupe en Canada de l’exploitation des gypses comme matières fertilisantes ; du grès quartzeux blanc comme matière première pour la confection des verres, des terres colorantes pour le badigeonnage des édifices, de l’or natif, du cuivre et surtout du fer à ses divers états. Nous n’indiquons naturellement ici et plus bas que les substances exploitées en quantités assez considérables. Le capitaliste européen ou l’industriel désireux de faire des applications opératives en Canada, pourra, en comparant l’énoncé qui vient d’être fait
des produits naturels avec ce que l’auteur mentionne maintenant de ceux qui sont exploités, et en référant aux tables statistiques des occupations de la population, se faire une idée correcte des ressources dont on tire G
| parti, et jusqu’à quel point on le fait, et de celles qu’on n’exploite pas | encore, et juger par là quel genre d’industrie promet les meilleurs profits à des applications de capitaux.
Les exploitations des matières minérales dont on vient de parler, ne il produisent pas assez pour la consommation du pays, et bien que la plupart de ces substances soient abondantes dans la terre, on importe l'or, le fer, le cuivre, les terres colorantes dans leur état brut.
Les bois de nos forêts, exploités pour les usages des constructions de la marqueterie et de lébénisterie, font le principal item de nos exportations, et sont avec les pelleteries non manufacturées et les articles en espèce de l'industrie agricole dont les produits en Canada sont les mêmes que ceux de PAngleterre et du nord de la France, à peu prés les seules matières que nous exportions à leur état brut; les autres ne formant que des quantités comparativement insignifiantes. Nos bois fournissent encore des gommes qui servent dans la confection des vernis, et dans certaines préparations oflicinales; telles que les gommes de sapin, d’épinette et de pin.
Les productions naturelles dont l’industrie canadienne s'empare pour
les convertir en d’autres articles ou les modifier, sont désignées dans les quelques renseignements qui suivent sur nos établissements manufacturiers. Il y a en Canada, sur tous les points, des fonderies manufacturant toutes les espèces de produits qui sortent ordinairement de ces établissements, depuis les pièces des grandes machines à vapeur jusqu’aux plus petits ustensiles de ménage. La conversion des substances argileuses en briques et en objets de poterie s’opère dans un grand nombre d’établissements de ce genre. Quelques industriels fournissent aussi des quantités considérables d’ardoises d'une bonne qualité ; néanmoins la production dans tous ces différents genres est loin de suflire à la con-
| sommation.
{ L'industrie manufacturière du Canada tire partie de nos bois dans la | Ê construction des navires, et sous ce rapport Québec est un des plus : grands chantiers de construction du monde entier, et on pardonnera à l’orgueil national, qui me fait consigner ici le fait que le navire de 1,600 |! tonneaux, le Boumerang, construit à Québec par M.Théophile Saint-Jean, 4, est celui qui a fourni le passage le plus prompt qui se soit jamais fait d'Angleterre en Australie, ayant remporté un avantage de sept jours sur son compétiteur le plus voisin le Marco-Polo, tout en rendant à destination sa cargaison en parfai état, malgré les eflorts de voilure. Nos manufactures de meubles, de voitures et d’ustensiles, où le bois entre pour principale matière, nous dispensent d’avoir recours à l'étranger pour | suffire à notre consommation ; parlant toujours d’une manière générale et ne mentionnant que le caractère dominant sans entrer dans les mille
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: pas détails que les statistiques seules peuvent élucider. Il faut encore
rofits ajouter aux manufactures des produits de nos forèts la potasse et la perlasse, et la transformation que font subir aux bois bruts nos immenses et
er, ne nombreux moulins à scies, en confectionnant des madriers, de la planche,
a plu- de la latte, ete.
e l'or, Les dépouilles des animaux à fourrures et des oiseaux sont aussi pré-
parées de diverses manières; néanmoins les peaux exportées en nature
ns de nous reviennent assez souvent manufacturées.
porta- Des quantités considérables d'huiles sont confectionnées avec les les en graisses des cétacés du golfe et de la rivière Saint-Laurent, et on prépare nèmes en grand le poisson séché, salé et fumé: notre production excède la seules consommation en ce genre; bien qu'il y ait moyen de produire beaucoup nt que plus que nous le faisons, puisque des étrangers viennent tous les ans dans issent nos eaux, tirer partie de la surabondance de nos ressources, Notons ici t dans i la manufacture du cuir de marsouin arrivée à un point de perfection qui sapin, en fait un produit nouveau, ain « que le cuir de baleine, malgré que la
baleine passe pour ne pas avoir de peau.
e pour Les produits bruts de l’industrie agricole occupent dans leur transforins les mation une assez grande somme de travail, afactu- Nos moulins à moudre changent nos grains en farine de plusieurs afactu- descriptions et qualités. Nous extrayons du sucre en abondance de la e ces séve de nos érables, Nous préparons nos viandes pour ia consommation qu'aux et l'exportation en salaisons et en fumaisons ; mais il serait superflu de leuses mentionner toutes ces industries qui sont le complément de Pexploitation d’éta- du cultivateur: il suffit de dire que notre population est essentiellement si des agricole et que, de nos nombreux produits, nous exportons comparativeins la ment peu de grains en nature.
a con- l Le Canada compte beaucoup de manufactures d’étoffes de laines et d. de lin, de machines de toutes sortes, d'outils, de cuirs, de papier, de ans la fl caractères d’imprimerie, d’instruments de musique, et des boutiques de s plus : tous les arts et métiers. Dans ces divers genres, la confection est excelnura à | lente pour tous les objets d'utilité ordinaire : en matière de goût nous le 1,600 cédons naturellement de beaucoup à l’Europe, mais à l'Europe seule- -Jean, ment, is fait L'auteur sent que bien des détails donnés dans ce chapitre peuvent rs sur paraître fastidieux ; mais le but de cet ouvrage lui faisait un devoir de estina- les énoncer. Les statistiques commerciales feront connaître ce qui n’a Nos 4 pu trouver place ici, sur les importations et les exportations du Canada. e pour pour nérale
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