‹ Le Canada et l'Exposition universelle de 1855 [microforme]Chapitre 91 sur 243 · NOMS DES OBJETS CUNTENUS DANS LA XIE. CLASSE · texte numérisé non relu

NOMS DES OBJETS CUNTENUS DANS LA XIE. CLASSE

Farines de blé, orge, avoine, maïs, sarrazin, pois, biscuit, fécule de pommes de terre ; sucre d’érable, sirop d’érable ; marinades ; jambons, jambons d'ours ; moutarde ; viandes conservées ; chicorée ; fruits : séchés ; pommes de terr conservées,

PRIX

Farine de blé marchande, de 20 fr. à 30 fr. le quart (90 kilos environ), suivant la qualité.

Les autres farines se vendent de 20 à 40 pour 100 meilleur marché, suivant les circonstances et l'espèce.

Le biscuit de voyage de 14 à 20 fr. les 112 livres. Le sucre d'érable de 25 c. à 60 c. la livre.

Le sirop d'érable à peu près 60 c. le litre.

Le jambon se vend de 35 à 50 fr. pour 100 livres. Le lard salé se vend de 50 à 65 fr. par quart (environ 100 kilos.) Le bœuf salé de 40 à 50 fr. par quart.

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Il faut remarquer que lélévation des prix de comestibles dans ces dernières années force à donner des matima rarement atteints antérieurement. Au reste, on comprend que ces prix ne sont inscrits ici que pour donner une idée générale des conditions du marché d'exportation canadien ; on sent en eflet que c’est une tâche assez difficile, quand on songe à l’étendue du pays et aux variations inouïcs des dernières années: on s'attache done à coter les variantes aux ports d'embarquement, pour la mer, de Québec et Montréal, avec toute la réserve qu’on doit apporter en matière si délicate.

REMARQUES

Cette classe contient les articles qui, après les bois, fournit la plus grande proportion de l'exportation canadienne ; voici un état succinet des quantités cotées aux retours de la douane de 1855.

Farines, 790,000 quarts (90 kilos le quart).

Biscuits, 9,608 quintaux (112 livres).

Lard salé et jambons, 24,500 quintaux.

Les autres items se partagent en une foule de petits détails qu’il serait inutile de donner. La valeur assignée par les retours de cette année à l'exportation des farines s’ulement, est de 21,244,160 de francs, établissant une moyenne valeur en nombre rond de 27 fr. par quart. Ces farines ainsi réparties, sont de qualités supérieures ; on n’exporte à peu près que des farines de blé.

Tous ces articles sont soumis à l’inspection et les garanties les plus amples sunt offertes à acheteur ; ils ont en outre une grande réputation sur les marchés anglais auxquels la plus grande partie est expédice.

Le sucre d’érable dont il a déjà été parlé ne fait pas l’objet d’une exportation qui en vaille la peine, non plus que le sirop d'érable, bien préférable néanmoins sous tous les rapports à la meilleure mélasse des îles.

Les articles de production agricole qui, dans la classi® tion, se trouvent séparés dans différentes classes, fournissent au Canada, il n’est pas inutile de le mentionner ici, une exportation qui dépasse le chiffre de 40 millons de francs par an; c’est-à-dire une exportation de 20 francs pour chaque individu de la population, ou encore une exportation de 120 francs à peu près par chef de famille et 250 francs par cultivateur propriétaire. Ainsi, le cultivateur canadien n’est pas l’homme aux quarante écus, puisque tous ses besoins pris et payés il met en poche près de 100 écus.

Cemme point de comparaison, nous donnons ici le prix de vente sur le marché de Liverpool des deux principaux articles dont il est question,

pris d’une circulaire de Pannée qui sert de comparaison à 1853. A l'automne de cette année, la farine de bonne qualité se vendait, à Liverpool. de 40 à 50 francs le quart, et le lard salé, de bonne qualité, de 75 à 85 francs le quart; c’était donc pour la farine à peu près 23 francs de plus qu'au Canada, et pour le lard aussi 23 francs de plus par quart. Il faut remarquer que cet excédant de prix couvre le fret très élevé à cette époque, les frais d'assurance, de réception, de logement et les profits et pertes du négociant; ce qui indique un prix de revient ordinaire pour l'Europe d’une moyenne beaucoup infér'eure aux chiffres ci-dessus qui sont la collection de tous les maxima du marché à une époque de

renchérissement.

DOUZIÈME CLASSE

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