au trésor impérial puissances européennes
F est-ce que l’impression n'aurait pas été caucoup plus forte encore <i au lieu de cette « ntribution en argent les nations de l'Europe voyaien: les filles de l’emni
les jonines
nations répandues sur Ja face du globe me servir des termes mêmes de la résolution de 1909:
nes avec la marine impériale, dans la dernière conférence impériale et suprématie navale de Ja Grande- Bretagne est essentielle à la protection ettective du commerce, au salut de
aurait pas créé une lmpression plus forte? Le nombre rettent le fait important que sur $ On ne Voie pas autant de navires Canadiens qu'on en voyait il y a quelques années, mais si la politique du parti libéral était adoptée nous verrions sur les mers éloignées du globe autant de navires Canadiens qu’autrefois, et l'enseigne blanche, qui pendant tant de siècles a été le symbole de l’orgueil naval de l'Angleterre flotterait de nouveau sur les sept océans. Nous verrions aussi, monsieur l’Orateur, à côté de l'enseigne bianche, flotter les drapeaux de jeunes nations elles-mêmes, attestant ainsi la solidarité entre la mère et la fille. Telle est la politique que nous avons adoptée, telle est la politique que nous nous proposons de suivre.
Mais on me dira peut-être que ce n’est pas la politique conseillés par l’amirauté au premier ministre. Monsieur l’Orateur, je nie cela entièrement. Mon très honorable ami n'est pas allé demander à l’amirauté quelle politique il devait adopter. Il est évident que lorsqu'il est allé en Angleterre il avait abandonné l’idée d’une marine canadienne. Il est allé — cela est évident d'après le dernier Paragraphe du mémoire — pour demander à lAngleterre si elle accepterait une aide immédiate. En d’autres mots, il est allé en Angleterre Pour demander ce que l’Angleterre accepterait dans un Cas urgent, bien qu'il n'y eût aucune ursence, Nous en revenons done à la question: Quelle est la véritable politique à suivre? Est-ce une politique d'urgence, qui, ainsi que l’a dit mon honorable ami de Toronto-nord, n2 produit rien et ne laisse rien derrière elle, ou est-ce l’organisation d’une murine canadienne? Tel] est le problème qui se pose aujourd’hui. [’Australie a adopté Ja même politique, et elle l'a adoptée pour la raison même donnée Par mon honorable ami dans le débat de 1909: qu'après avoir essayé la contribution, elle à constaté que ce n'était pas pratique. L'Australie est Conséquemment venue à la même conclusion que nous: Elle e venue à la même conclusion à laquelle les honorables membres du Gouvernement l’aujourd’hui étaient arrivés, mais qu’ils ont abandonnée, et pour quelle raison? I] n'y en a pas d’autres que leur alliance avec le parti nationalist le Québec. Maïs nous, monsieu lOrateur nous avons pe sisté dans notre Politique. Nous avons demandé des soumissions, dan l'intention d’avoir plus tard deux unités, une su l'océan Pacifique et l'autre sur l'océan Atlantique: nous avons demandé des sousmissions pour quatre er. US, qui auraient coûté 811. 280,000. Nous n'avons pas voulu acc cprise parce qu’un change. ment du gouvernement pouvait subvenir
Quelques VOIX: Ah! ah!
Sir WILFRID LAURIER: Oui:
tions génér-les : rochaient. qu'il ne ce genre, qui ét au Cas où il pou
rs et six t
avons pensé, vu que les élec.
s juste, dans une question de
t en dispute entre les deux partis, d'accorder l’entreprise
subvenir ainsi que cela eat a
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igemént du
> Construire leur propre flotte, pour
RS
&ouvernement. Je déclare aujourd'hui que je présent gouvernement aurait mieux fait d'accorder l'entreprise de la construction de ces navires, et nous aurions aujourd'hui en voie de Construction dans L»3 chantiers maritimes de Montréal quatre croiseurs et six torpilleurs.
Une autre raison encore NOUS engage à tenir à notre politique de marine canadienne, Je dois remercier Ion trés honorable ami, le premier ministre, d’avoir déposé aujourd’hui sur le bureau de la Chambre quelques documents Don pas ceux que je demandais hier — mais quelques documents qui Prouvent que la politique de construire otre marine au Canada est si forte que lui et son gouvernement essaient à donner le change à l'opinion en cherchant à faire construire quelques navires dans le Canada, ce qui, dit-il, peut arriver le printemps prochain. Mai: Y a un meilieur moyen d'atteindre ce but. Aÿons une marine canadienne aussitôt qu'il sera possible et que tous les navires soient construits au Canada, J'ai raison de croire que le ministre du Se à présenteme l : otre d'une grande maison anglaise € 1 possibles à Montréal, s’il le veut.
La participation du Canada dans les guerres de l'Empire.
Je viens maintenant à une autre question, dont je n'aurais pas parlé du tout si l’honorable député de Kingston (M. Nickle) n’en avait pas parlé dans son discours lorsqu'il à proposé l'adresse en réponse au discours du trône. Pendant les dernières élections j'ai entendu répéter bien souvent, et j'ai lu Passertion non moins souvent, que notre marine canadienne était une marine séparatiste, à cause d’un article de la loi tendant à dire qu’elle pouvait être neutre en temps de guerre, Il ya trop longtemps que je fais les batailles électorales pour accorder beaucoup d'importance à ce que l’on peut dire de moi durant une lutte; mais lorsque l'on ? ète la chose dans cette enceinte, en ma prés nce, il est de mon devoir d’en tenir compte. Et à ce Propos permettez-moi de rappeler ici un incident classique et historique. À la veille de la bataille de Salaris, Thémistocle donna un conseil au commandant de la flotte grecque, et, bien que ce conseil fût plus tard suivi et ait donné la victoire aux Grecs, le commiriant en chef refusa d’abord de l'écouter; et, comme Thémistocle persistait, le commandant leva son épée pour le frapper. Thémistocle lni dit: “Frappe, mais écoute”, Monsieur lOrateur, j'ai été frappé mais je continue à dire: “F
Pour réfuter l’accusation que la loi de la m ment, de ma part, séparatiste, de crois que ma condui dix années de vie est une réponse suffisante. Je sieurs de idées que j'avais à vingt, mais j'espère n’avoir pas vécu en vain, et que « re l'observation et À donc régler cette auestion une même, mais auss pour mes : ambre et dans le pays, en faisant la déclaration ite idée de ration de PAngleterre, si elle a existé quelque part, et je ne crois pas qu lle existe, serait une folie et un crime ; Quant à la prétention de mon honorable ami de Kingston que, en cas de guerre, notre marine serait neut ai ceci à dira. J'ai ditilvnn pérai
moi”
intentionnelletn soixantexante-dix à quarante is de ma longue quelque chose. Je veux non seulement pour moi-
Fe re
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pour toutes,
Que tn
i seulement a: vécu en Iques con-
sn
telque bon sens e
naissances ; et ma réponse à cette prétention est celle-ci : Lorsque l’Angleterre est en guerre, nous somme en guerre, et la pensée d’être neutres ressemblerait au commandement du roi Canut à la mer, d’avoir à se retirer devant lui. Tout ce que nous pourrions faire serait inutile, Lorsque l’Angleterre est en guerre nous sommes en guerre; mais il ne s'ensuit pas parce que nous sommes en guerre, que nous soyons par le fait mêlé au conflit.
Quelques VOIX : Oh, oh!
Sir WILFRID LAURIER: Nous ne pouvous être plongés dans le conflit que de deux manières: par l'invasion de notre territoire ou par l’action du parlement du Canada. Cela semble provoquer l'hilarité des honorables membres de la droite.
M. GRAHAM: Ils n’ont pas beaucoup lu d'histoire,
Sir WILFRID LAURIER: Peut-être que la meilleure réponse que je pourrais faire aux honorables membres de la droite serait de leur faire un peu d'histoire. Combien de gu $ avons-uous eues depuis que le Canada est devenu possession anglaise? Parlant de mémoire, nous avons eu d’abord en 17%6 la guerre avec les colonies américaines.
Nous avons eu ensuite la guerre avec la France. qui a commencé en 1793 et a duré jusqu’à la bataille de Waterloo en 1815; nous avons eu en 1812, 1813, la guerre avec la république américaine : nous avons eu ensuite la guerre avec urquie pour l'indépendance de la G en 1827; plus tard, celle de Crimée avec la Russie en 1854: puis, avec la Chine en 1860 ; ensuite est venue l'expédition en Abyssinie en 1868 ; ensaite est venue l’expédition en Egypte en 1882; enfin, la dernière de toutes, la guerre des Boers, en 1899.
M. BENNETT (Simcoe-est) : Nous en étions,
Sir WILFRID LAURIER: Je ne m'attendais pas qu'un pareil compliment, adressé au gouvernement tibéral n viendrait de mon honot. Nous en étions, oui, à cause de la décision prise uvernement et par |
rable ami de Simco
us pris part à la guerre nous avons pris par en 1812 et 1813 caine; mais non pas à | mée. non pas Nous aurions donald, :
rre avec
à guerre Avec rance, non pas à | ion en Abyseinie ni à la g
tte dernière guerre, n° sabinet, refusa de se
guerre de Criterre du Soudan en 1885.
était que sir John A. Mac- . Pourquoi vouloir badifait que nus troupes ne ce Parlement? Vous pouvez, aujourd'hui ou en aucun temps; ne prétendra que nous puissions faire la guerre, ariement ou par la eo
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La station canadienne de l'Atlantique devait être comprise entre le 30a degré de latitude nord et le 40e degré de longitude ouest; celle du Pacitique était comprise entre le 30e degré de latitude nord et le 180e degré de longitude ouest. L'amirauté savait donc que dans ces eaux, il y avait toujours, pour les garder, des vaisseaux canadiens; et, du moment que dans ces eaux &æ présenteraient les navires d’une ennemie de l'Angleterre, le devoir des nôtres était de fondre sur eux, de les aborder et de les couler, tout comme s'ils se fussent trouvés dans le port d'Halifax. C'est ainsi que l’on interprète cette loi. “Toutefois, aujourd'hui qu'il appartient à mes honorables amis de l’administrer, il leur est loisible de l’interpréter eux-mêmes, mais is ne voudront certainement pas l'interpréter comme on dit qu'ils le pourraient. Ils peuvent la modifier à leur guise; mais, quoi qu'ils fassent, s'ils sont sincères, comme j'espère qu'ils le sont, ils ne sauraient l'expliquer autrement que je viens de le faire,
La politique que professe en ce mon résout rien. Le } me que vous avez à solutionner est un ceux qui exigent une poli rable, une politique qui serve aujourd'hui, demain et tous les jours, tant que croîtron Europe les armements; et le devoir que vous vous avez à remplir envers Vous-mêmes, envers le Canada et envers l'empire, c'est d'adopter législativement une politique permanente,
Quant à créer une marine rre canad ment décidé de n'en rien faire. Pour ce qui est d’une contribution en argent, est-il quelqu'un qui sumagine que vous n'en aurez qu’une? Une aide pécuniaire est fatalement destinée à se renouveler, et pour me servir de l'expression de mon honorable ami de Toronto-nord, alle ne laisse derrière elle aucune trace. Si j’interprète fidèlement les paroles de mon honorable ami, il ne veut point d’une poiitique permanente, parce que, dit-il, il nous faut avant cela être consultés sur toutes les questions de paix ou de guerre. C’est là une entreprise qui peut nous mener loin, et, si nous avons à la discuter, ce n’est pas toujours le moment de le faire. Elle est sans rapport avec la question qui nous est présentement soumise.
La question que nous avons à débattre aujourd’hui est celle de la défense + l'empire. Lorsque nous avons à nous occuper du danger d’un ennemi, auquel nous pourrions être appelés à faire face en aucun moment, allonsnous nous croiser les bras et ne rien faire tant que n'aura pas été réglée la question de savoir si oui ou non, nous aurons notre mot à dire dans toutes les questions de paix ou de guerre? Mon honorable ami est comme cet empereur de Constantinople, qui se rendait en Italie pour y discuter des problèmes de théologie, pendant que sa ville était à la veille d’être attaquée par les Turcs, qui, finalement, s’en sont emparés. Pendant que se débattra ici la question d’avoir voix dans les affaires relatives à la guerre ou à la paix, l’ennemi sera peut-être sur nous avant que nous l’ayons réglée, Nous n’aurons peut-être jamais l’occasion de la discuter. C’est une question très importante, et je n'ai garde de la rapetisser; mais il faut la discuter séparément, non pas conjointement avec celle-ci, si nous voulons avancer à quelque chose.
La question de savoir si nous aurons ou n’aurons pas voix dans toutes les affaires intéressant la paix ou la guerre est grosse de conséquences, et je ne voudrais pas me prononcer définitivement là-dessus dans le moment; mais il y a certaines objections qui, tout de suite, se présentent à mon es-
‘nt mon très honorable ami ne
ne, vous avez apparem-
prit. Le service diplomatique de l'Angleterre est administré par le secrétaire d'Etat pour les affaires étrangères, et il est aujourd’hui en aussi bonnes mains qu'il la jamais été. Ues sortes de négociations sont trés minutieuses, très eérieuses, et doivent parfois être conduites dans le plus grand secret. Mon très honorable ami, si je ne me trompe, propose aux autorités britanniques qu'il y art tout le temps en Angleterre un délégué du gouvernement canadien qui confère avec le secrétaire d'Etat pour les affaires étrangères sur toutes les questions susceptibles d’amener la guerre. Si la chose est accordée au Canada, elle devra l’être à l’Australie, à la Nouvelle-Zélande, à l’Aïrique du Sud et à Terre-Neuve, et je doute fort que le secrétaire d'Etat pour les affaires étrangères reçoive d’une pareille multitude de conseillers une aide bien efficace. Supposez qu'ils ne s'accordent point, ou encore qu'ils soient tous d'accord, comment pouvons-nous prétendre imposer notre volonté dans ces questions ou même y prendre part# Le ministère des affaires étrangères a eu, pas plus tard que l'année dernière, à discuter la question du partage de la Perse. Devons-nous penser que le Canada et toutes es autres colonies autonomes seraient invitées à débattre une semblable question avec le ministère des affaires étrangères ?
Les frontières de l’Afghanistan ont été, il y a quelques années, nne question brûlante pour le ministère des affaires étrangères; mais la Russie n'étant plus en état de se montrer agressive, cette question a été, ces années dernières, mise en oubli. Elle peut, cependant, renaître. Lorsque, l’année dernière, l'empereur d'Allemagne envoyait des navires de guerre à Agadir, le ministère des affaires étrangères dut prendre une décision immédiate sur la question de savoir si on permettrait à l'Allemagne de prendre pied dans l'Afrique septentrionale. Serait-ce là également une question à laquelle le Canada serait intéressé et sur laquelle il serait consulté? I] me semble que ce serait là ouvrir la porte à des conséquences qui doivent être sérieusement étudiées avant de rien décider. Je n’entends point condamner l'attitude prise par mon très honorable ami ; pour le moment, je ne l’approuve, ni ne la condamne : le sujet est trop nouveau. Mais ce sur quoi j’appelle son attention et celle de la Chambre, c'est que nous ne pouvons attendre que cette question soit réglée pour nous ;'rénarer à la défense. Peut-être ne le serat-elle pas de sitôt. Mais qu'elle se règle d'elle-même, et, en attendant, faisons nos préparatifs.
L'Autonomie est la vraie Base de l’Empire.
Mon très honorable ami a terminé la partie démonstrative de son dis cours en disant que, s’il a revendiqué pour les possessions anglaises d’outremer le droit @'être consultées sur toutes les questions relatives à la paix ou la gue ait pour appeler l'attention des hommes d'Etat de la Gran ur “le problème réel de l'existence impériale”. Il serait je crois. mon très honorable ami, ou à tout autre, de nous convaincre que | ence de l'empire britannique tient à un fil aussi délicat. On nous à acc à croire, et nous conti ucrons de croire qu’elle repose sur une base | de. Je ne suis indifférent à n de ce qui intéresse
tumé
l'unité de l'empire britannique. Loin de là, monsieur l’Orateur. Cette agglomération de continents sous la domination anglaise a quelque chose qui frappe l'imagination, quelque chose qui, pour moi,
eu un and attrait. J’ai tonà croire que la solide base de l'empire
tous
britannique est, après la couronne anglaise, l’autonomie locale de ses diverses dépendances; c'est-à-dire l’accomplissement de leurs propres destinées, avec tendance à l'unité. La couronne est le grand lien, le ciment qui unit entre eux les continents épars dans le monde. La couronne est un lieu purement sentimental; mais ce lien, quoique purement sentimental, a prouvé qu’il était plus fort que les armées et les flottes ; il s’est montré à la hauteur de toutes les circonstances.
Je ne crois pas que l'empire soit en danger; je ne crois pas non plus on'’il puisse être cimenté par le moyen que suggère mon très honorable ami. Je crois que les relations des différentes parties de l’empire avec la mère patrie ne sont pas parfaites mais, que dans leur essence, elles peuvent être améliorées. Vous pouvez discuter leur amélioration, mais il n’y a pas lieu à discuter le problème de leur existence.
C'est avec ces vues que nous abordons ce sujet. Et je répète maintenant, pour finir, ce que j’ai dit en commençant: je me suis efforcé d’aborder cette question en me plaçant sur le même terrain que mon très honorable ami. Je ne révoque pas en doute ses motifs quand il dit que, ce qu’il a en vue, c’est la grandeur de notre commun empire. J'espère qu’il ne discutera pas les miens si je dis que j’abordce la question dans le même esprit. Si nous ne sommes pas d'accord avec lui, c’est que, dans les circonstances actuelles, nous croyons que notre politique sert mieux l’objet qu’il a en vue que ne le fera celle qu’il nous annonce.
Je proposerai done ce qui suit comme amendement à la résolution:
L’Amendement Libéral.
Que tous les mots après le mot ‘Que’ soient retranchés et remplacés par les suivants:—“cette Chambre ne croit pas devoir donner son concours à la dite résolution, et ordonne de la renvoyer au comité avec instruction de la modifier de la manière suivante, savoir: de retrancher tous les mots après l'alinéa (a) et de leur substituer les suivants:
“Le mémoire, préparé par le Bureau de l'amirauté, sur la situation navale générale de l'empire et communiqué à cette chambre par le très honorable premier ministre le 5 décembre, fait voir que plusieurs des plus importants pouvoirs étrangers ont adopté un programme défini pour augmenter rapidement leurs forces navales.
“Que cette décision a forcé le Royaume-Uni à concentrer ses forces navales dans son voisinage immédiat entraînant par là le retrait de ses navires des possessions éloignées de l'empire.
“Que ce retrait implique pour le Canada la nécessité d’inaugurer immédiatement et activement un programme permanent de défense navale.
“Que toute mesure tendant à accorder l’aide du Canada à la défense navale de l’empire qui ne comprendrait pas un système permanent de participation, au moyen de navires possédés, équipés et entretenus par le Canada et ne pourvoierait pas à leur construction aussitôt que possible en Canada, ne seriit pas une expression adéquate ou satisfaisante des aspirations du peuple canadien au sujet de la défense navale, et ne représenterait pas la part légitime que devrait assumer le Canada dans le maintien des forces navales de l'empire.
“Que cette Chambre regrette d'apprendre que le Gouvernemént a l'intention d’ajourner indéfiniment l'adoption par le Canada d'une politique navale permanente.
“Que cette Chambre est d'opinon que des mesures devraient être prises au cours de la présente session pour mettre en vigueur d'une manière active et prompte la politique navale permanente comprise dans la loi du service de la Marine, de 1910, adoptée en conformité de la résolution approuvée unanimement par cette Chambre en mars 1909,
“Que, cette Chambre croit de plus, qu'augmenter la puissance et la mobilité de la marine impériale par l'adjonction de deu: escadres fournies par le Canada sous le régime de la susdite loi et qui seraient stationnées sur les côtes canadiennes des océans Atlantique et Pacifique, respectivement, plutôt que de recourir à une contribution soit d'argent, soit de navires, est une mesure de beaucoup la plus propre à venir au secours de la défense navale impériale, et pour employer l'expression contenue dans le mémoire de l'amirauté, à ‘redonner une plus grande élasticité de mouvement aux escadres britanniques sur toutes les mers, et contribuer directement davantage à la sécurité des Dominions”; et aue, le gouvernement canadien devrait prendre des mesures propres à la réalisation la plus prochaine possible de cet objet”.
La résolution proposée par le Très hon. K, E. Borden, M. P. était [a suivante:
Qu'il est expédient, en rapport avec le bill actuellement devant cette Cham. bre, intitulé: “Loi à l'effet d'autoriser des mesures en vue d' menter les forces navales effectives de l'empire”, de décréter :
(a) Que, à même le fonds du revenu consolidé du Canada, il soit toisible de verser une somme n'excédant pas trente-cina millions de dollars dans le but d'augmenter immédiatement les forces navales effectives de l'empire ;
(b) Que la dite somme sera utilisée sous la direction du Gouverneur en conseil pour les fins de la construction et l'équipement de bâtiments de guerre ou de croiseurs cuirassés du type le plus moderne et le plus puissant :
(c) Que les dits navires, une fois construits et équipés. seront placés par le Gouverneur en conseil à la disposition de Sa Majesté pour la défense commune de l'empire;
(d) Que la dite somme sera versée et utilisée, et les dite navires construits et mis à la disposition de Sa Majesté en conformité des conditions et conven-
tions consenties et conclues entre le Gouverneur en conseil et le gouvernement de Sa Majesté,
Pour obtenir des exemplaires de ce pamphlet s'adresser au Bureau central d'information du parti
libéral, Ottawa, Canada.