X. — Tu es Peints Desvignes
(Chœnr avec accompagnement d'Orchestre.)
XL — ire Maria 0. Martel.
(Solo et Chœur avec accompagnement d'Orchestre.) [Ce morceau fut dirigé par l'auteur.] SOLO.— Melle. Joly.
Ave Maria, etc.
CHŒUR. Sancta Maria, etc.
Xn. — Tanlum ergo, en w/ mineur Larabillotte.
(Chœur avec accompagnement d'Orchestre.)
Xin. — Laudale Dominum, 5e ton Plain-Chant.
(Chœur et Orgue.)
XIY— Grande Marche'de la Victoire Vico.
(Bande Hardy.)
Munis de la bénédiction du Dieu des armées, que pouvaient désormais craindre ces valeureux défenseurs de la Papauté ? Cette bénédiction fera leur force et leur salut ; elle sera la terreur de leurs ennemis. Dans les moments d'ennuis, dans les épreuves inséparables du genre de vie auquel se sont dévoués nos jeunes conipatriotes, ils se rappelleront avec bonheur celte bénédiction solennelle reçue aux pieds des autels, de la main vénérable d'un prélat de l'Eglise, et au milieu des prières et des vœux de tout le peuple canadien. Cette pensée les encouragera et les consolera.
La grande démonstration était déjà finie depuis longtemps, et la foule ne s'écoulait qu'avec lenteur; elle semblait vouloir rester encore un instant dans l'immense basilique pour contempler, plus longtemps les beautés de cette solennité qui venait de se terminer, pour ne jamais,
Erobablement, se renouveler dans des circonstances semlables. Enfin, peu à peu, l'église se vida, et les Zouaves, drapeau en tête, purent se frayer une route, précédés de la musique des Chasseurs Caîiadiens, et ils se rendirent jusqu'à l'Institut-Canadien-Français. Sur leur passage, par la Place d'Armes et la Petite rue St. Jacques, le plus prand enthousiasme se manifesta ; ils passèrent au milieu des acclamations du peuple, heureux de reconnaître et de saluer un dévouement qu'il admirait. Ce fut un vrai triomphe, auquel le calme de la nuit ne fit qu'ajouter une
plus grande solennité. Plusieurs, dans cette foule religieuse, se précipitèrent sur les Zouaves, les serrèrent dans leurs bras, et baisèrent avec respect ces fortes mains qui venaient de se consacrer à la défense de la plus auguste des causes. Deux jeunes zouaves qui nous racontaient ces scènes sublimes, ne pouvaient retenir leurs larmes à la vue d'une foi si vigoureuse et d'une piété si pure. En môme temps, ces témoignages les remplissaient de joie, car ils y voyaient une preuve que l'esprit et la nature de leur sacrifice était compris.
A rinstitut-Canadien-Françai"?, le capituine Taillefer, sur l'invitation du Président du Comité, adressa à la foule quelques paroles bien senties, que les journaux ont résumé comme suit :
« Messieurs, dit-il, je suis trop ému ce soir pour m'exprimer longuement. Qu'il me soit permis, au nom des Zouaves, de. remercier les citoyens de Montréal pour ce qu'ils ont fait pour nous. Depuis notre arrivée, nous avons marché d'étonnementen étonnement. Ce drapeau, dont vous nous avez gratifiés, nous vous promettons de le rapporter sans tache, et s'il ne revoit pas le Canada, c'est qu'il aura servi de linceuil au dernier d'entre nous!»
La foule répondit par des acclamations enthousiastes, et les Zouaves se retirèrent à leurs logis pour passer leur dernièra nuit en Canada.