INTRODUCTION
Le dévouement du Bas-Canada au Saint Siége s’est plu sieurs fois manifesté par d’éclatantes démonstrations qui ont rempli de joie,au milieu de toutes les douleurs dont il était accablé, le cœur du Père Commun des fidèles. Ainsi, lorsqu'en 1860, il s’est agi de protester contre les annexions piémontaises qui venaient d'enlever au Souverain Pontife quinze de ses provinces, le Bas-Canada tout entier se leva comme un seul homme pour affirmer son attachement au pouvoir temporel, et opposer à la force brutale du fait accompli, l'expression de son amour et de sa vénération pour le St. Père. Un cri d'enthousiasme parcourut le pays et de toutes parts le peuple canadien
rotesta des sentiments de condoléance et de douleur qui ’animaient à la vue des maux dont était affligé le Vicaire de Jésus-Christ. Il y eut à Montréal, dans l’église de Notre-Dame,une assemblée immense, telle que cette ville catholique n’en avait encore jamais vue et qui n’a été sur passée en solennité et en succès que par la grande démonstration dont nous avons été témoin, le 18 février dernier. Là, en présence de quinze à dix-huit mille hommes, les orateurs les plus distingués du Bas-Canada exprimèrent au nom du peuple de Montréal, les sentiments du dévouement le plus pur et le plus ardent pour le Saint Siége. Comme on se le rappelle, sans doute, le résultat de ces una. nimes démonstrations fut l'envoi à Rome d’une adresse au St. Père couverte de plus de 100,000 signatures, dans laquelle le peuple canadien protestait avec force contre les violences dont le Souverain Pontife venait d’eire l'objet.
Plus tard, après la glorieuse défaite de Castelfidardo, lorsque le monde catholique fut appelé à prier pour les âmes des jeunes hér2s qui avaient péri dans cette mémorable journée, les Canadiens, tout en remplissant leur devoir de catholiques, profitèrent de cette nouvelle cir-