LE CANADA ) T LES
Pontife la place que le Canada doit revendiquer au milieu des nations. Allez porter aux Italiens l'écho de la voix de Pierre et de Paul parvenue jusqu'ici, et in fines orbis lerræ verba eoum, et leur demander ce qu'ils veulent faire de la foi catholique. Dites-leur que les confins de l’univers se soulèvent d'indignation à la vue de leur ingratitude, et qu'ils réclament impérieusement, au centre du monde, le petit cein de terre e la divine Providence avait donné au Vicaire de Jésus-Christ pour aire rayonner de là sur eux la lumière et la vie. Dites aussi à la vieille Europe, par vos actes plus encore que par ‘os paroles, que si par impossible elle n’a plus de place chez elle pour l’Epouse de Jésus- Christ qui l’a formée, nourrie et sauvée, il y en a en ces lieux; dites combien nous serions heureux de recevoir sur nos bords son auguste Chef, et de luï offrir, dans son exil, sur le sol hospitalier du Nouveau- Monde, l'air, l’espace et la liberté! O sainte Eglise de Dieu, il est pes il est cruel pour vous d’être méconnue et attaquée par des ls ingrats et barbares, mais qu'il est doux pour nous d’avoir à vous défendre! Vous nous avez donné la croix que nous adorons, vos missionnaires nous l’ont apportée pour notre salut à travers les mers et les dangers; nous vous envoyons avec bonheur aujourd’hui notre épée pour votre soutien, l'épée du soldat des Chaudières, de Carillon, de Châteauguay. Cette épée est inconnue du vieux monde qui ne l’a jamais rencontrée, mais vous, Eglise de Dieu, qui voyez au fond des forêts et jusqu'aux extrémités du monde, vous la connaissez; d’ailleurs, c’est vous-même qui la dirigiez et lui donniez sa force. Puissiez-vous la soutenir encore! Quelqu’en soit la valeur, elle est néanmoins sans souillure et digne de servir votre cause sacrée. Nos fils vous la porteront telle que nous l’ont léguée nos pères, ils vous la porteront aussi au milieu des mers et des dangers. Quel est celui d’entre vous, jeunes Canadiens, qui, dans cette noble mission, ne fût heureux de verser son sang. En vous rappelant combien l’Eglise en a répandu ‘pour nous sur cette terre, il n’y a pas un seul, j'en suis persuadé, qui ne regardât comme une faveur insigne de répandre là-bas le sien afin d’acquitter au moins l'intérêt de notre dette. O soldats chrétiens ! fut-il jamais une cause pius beile, plus grande, plus sainte ! On a tiré l'épée pour soutenir l'injustice et propager l’erreur, vous la tirerez pour défendre le droit et la vérité ; on l’a fait par avarice et par orgueil, vous le ferez par reconnaissance et par abnégation, on s’est servi de la force pour pervertir et renverser, vous vous en servirez pour guérir et conserver ; enfin, on a constamment combattu pour des intérêts vils ou terrestres, vous combattrez pour des intérêts spirituels et célestes. La cause du St. Père, c’est la cause du faible, c’est la cause de la vertu, c’est la cause de la justice, la cause de la propriété, du pouvoir et de la vraie liberté, la cause des âmes, des temps et des lieux, la cause de la société, de la Religion et de Dieu même, enfin la cause de tous et de tout. Estote fortes in bello et pugnate cum antiquo serpente et accipietis regnum æternum. : Soyez forts et courageux dans la guerre, combattez contre l’ancien serpent et vous obtiendrez un royaume éternel.»
Ce discours est rempli d’une véritable éloquence, car il découle naturellement du sujet et de la circonstance qui l'ont inspiré.
Après le discours, on continua le programme :
VI—Onverture: Tancredi..... ss. ssve vossssousse vosssnss cses o0000 ROSSINT.- Orgue et Orchestre.
VIL— Hymne à Pie IX... soe 0000 spaces anenss aponcessesecses nee ER OBBINL.- Chœur, avec dise,