‹ Le Canada et les zouaves pontificaux [microforme]Chapitre 77 sur 82 · XX VIIL RÉSUMÉ ET CONCLUSION · texte numérisé non relu

XX VIIL RÉSUMÉ ET CONCLUSION

.… Nous avons raconté, dans les pages qui précèdent, l’origine et les développements de l'œuvre des Zouaves

Pontificaux en Canada. Nous avons esquissé les démonstrations de foi et de piété auxquelles ce mouvement a donné lieu. Nous avons dit les dévouements qu'il a faits naître pour la défense du Saint-Siége ; enfin, nous avons indiqué le complément de l’œuvre, c’est-à-üire l’arrivée des adiens à Rome et leur enrôlement spontané dans les rangs de l’armée pontificale. C'est une belle page de l'histoire de notre pays qui vient de se dérouler sous nos yeux.

Un succès aussi complet n’a pas été atteint sans un travail considérable ; c’est ce que l’on vient de voir. Bien plus, le Comité n’aurait pas osé espérer un résultat aussi important, s’il u’eût pû s'appuyer sur le haut patronage de l’épiscopat et le bienveillant concours de toute la population catholique. L'’empressement avec lequel tous, (1} ecclésiastiques et laïques, parues et communautés ou.institutions, se sont mis à la disposition du Comité, en tout ce qui pouvait favoriser son œuvre, a été admirable, et a puissamment contribué à assurer la réussite de l’entreprise. C'était le devoir bien doux du Comité de reconnaître publiquement: un sentiment aussi unanime et de remercier toutes les personnes qui avaient bien voulu le manifester,

Le Comité renouvellerait encore aujourd’hui, par la voix

(1) On nous permettra peut-être de rapporter ici les paroles prononcées, dans la Chambre des Communes, par Sir George Etienne Cartier, le 81 mars 1868, afin de montrer le sentiment de bienveillance avec lequel les autorités elles-mêmes ont considéré le mouvement et l’œuvre des Zouaves Pontificaux en Canada :

Sir George Etienne Cartier, en proposant la première lecture du 647! concernant la milice et la défense du Canada, fut tarsom pudaue mes discours per ai rs député du comté de Leeds (Ontario), qui lui fit l’interpella-

vante :

# Des ties seront-elles exigées des jeunes gens instruits dans nos écoles militaires, afin qu'ils me À Le nt pas le pays, après avoir été gradués,

tranger

4 e. Ils vont combattre Garibaldi, est pi ur Fénien de l’talie. (Applaudissements.) Ils vont défendre Sa bd teté le Pape qui est l’ennemi le plus déterminé des Féniens, Etje “ suis sûr de ce que j’affirme ici, car lorsque j'ai eu l'honneur, en com # de l’honorable T. D. McGee, d'obtenir eg ne Sainteté, la : “qu'Elle m'adressn celle-ci : père, mon ‘ ils, que les Féniens {riandaus d'Amérique ont cessé de troubler la paix de- ‘6 votre 8,” J'ajot à ce que toute l'Eglise Cath : opposée au Fénianisme." (A À ARRET re uen RU à

de cette brochure, ces remerciements, s’il ne savait que les sacrifices que les catholiques du Bas-Canada se sont imposés, et ceux qu’ils sauront encore faire, jusqu’à ce que nos Zouaves aient été repatriés, ont été inspirés par la pensée d’un grand devoir patriotique autant que religieux, dont l’Église et notre jeune pays profiteront également. Cependant, le mot de reconnaissance a été

rononcé pour montrer que le Comité, loin de s’attribuer e succès qu’il a obtenu, en renvoye, au contraire, tout le mérite à la généreuse et religieuse population canadienne. L'expression de ce sentiment de gratitude a d’abord été formulée dans la circulaire suivante, publiée peu de jours après le départ du premier détachement, et qui, en même temps, donnait un résumé des opérations du Comité jusqu’à cette date.

Page 1