CONCLUSIONS
Nous en sommés enfin arr) lernier point de notte éfde, à l'examen de a question de ocre travail :—-Qnels sont roirs actuels ?
Je réponds catégoriquement : notre devoir |:
plus important comme race, notre devoir mordial, c’ést de restèr FRANÇAIS et CATI QUES, c’est-à-dire nationalité distincte. Ainsi, nous répondrons dignement aux vues augus!° de la Provideñice sur nous, et sur les races nous entourent. Ainsi, nous mériterons de devenir un grand et noble peuple, une véritable
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Nouvelle-Francè qui n'aura rien à envier aux gloires de sa mère, et dont cette dernière s’hoñorera avec un légitime orgueil.
Nous devons d'abord et suriont nous appliquer à demeurer CATHOLIQUES.
L'Église catholique, lein d’entraver, de quelque façon que.ce soit, les progrès. matériels, les encourage, les emploie à la diffusion et à la propagation du bien, et leur assure les bénédictions du Ciel. Les vaisseaux à vapeur et les chemins de fer transportent dans toutes les, parties du monde ses évêques, ses missionnaires, ses: religieux, ses religieuses. L’imprimerie publie ses dogmes, lés avertissements de ses prélats, les livres savants de ses théologiens, les ouvrages populaires de ses apologistes, les journaux et les revues de ses écrivains. Les manufact'ires font gagner à la classe ouvrière un argent que l’Église emploie au soulagement des pauvres, au soutien des missionnaires chez les sauvages, à la fonda- tion des hôpitaux, des courents et des séminaires. L'Eglise catholique fait plus: Elle seule, asseoit sur des bases réellement solides les progrès matériels. 5es enseignements interdisent toute haine, toute jalousie, toute oppression, toute révolte, tout vol et tonte injustice. Seule, elle peut former entre les hommes une union parfaite. Or, l’union accroît les forces ; l’accroissement des forces invite de plus grands efforts : de grands efforts bien conduits par, plusieurs forces unies d’un même lien, inspirées par une même et commune intention, assurent le succès des entreprises les plus difficiles." Donc, en demeurant. .CATHOÔTIQUES, non-
seulement nous continuerons d’être une nation sensible aux grandes douleurs, enthousiaste des grandes causés, capablé des grands sacrifices et. des grands courages ; mais, de plus, nous assurerons davantage jé ‘développement de notre. richesse matérielle, et notre bien-être terrestre. e
Je dirai en dérhier lieu que nous devons nous attacher à la conservation de notre langue.
Pour élit j emprunte quelques pages à l’un de nos meilieurs écrivains :
“ La ‘langue française,” a écrit M. Oscar Dunn, “ c’ est un diamant d’un prix inestimable ; ‘c'est une œuvre d'art travaillée par les “ siècles, d’une beauté à nulle autre pareille, “Tout le monde l’admire, elle charme tout le “monde, bien qu'elle ne livré ses secrets qu'à ‘un petit nombre ; il faut être amoureux d’elle, ‘ l'aimer beaucoup et lui faire longtemps la “ cour ; elle ne se donne qu'à celui qui sait la v vaincre par un labeur persévérant ét une “longue constance ; maïs quels trésors elle de révèle à ses favoris ! Sa délicatesse exquise “ ravit l’intelligence ; elle est tout amour et ‘* toute gaieté, pleine ‘de noblesse et d’enthou- “ siasme, a accesrible aux sciences corime à la “ fañtaisie, à toutes les hautes pensées comme à “ous les Éritludite dignes ; elle comprend “ votre cœur, et seconde votre esprit. Ni vous ‘’ la possédez, rien né vous décidéra jamais à y ‘“ renoncer ; vous la garderez comme votre “ meilleur bien.” |
“Tel a été le cas pour nous. La langue “ française est un héritage sacré que nous nous
“ sommes transmis de généraiion en génération “ intact et sans ÉOHRS et lorsque nous “ discourons sur, le bon vieux temps, lorsque “ nous nous entretenons de la France, c’est dans
‘sa propre langue que nous le faisons...” “ .,,.... Nous sommes tous attachés à l’idiôme
CÉSAR SELS. CVS PPS PERS ORNE
‘par conséquent, loin de désirer en assumer un “ nouveau, "nous avons dû avoir une répalsion
“ naturelle pour tout autre ; mais c’est aussi “ parce que nous parlions une langue magnifique “ qui seule pouvait s'adapter à ce caractère et “ dont nous savions apprécier les richesses “ incomparables. Ennobli par la langue, l’élé- “ ment français s’enracine dans les individus ; “ on reste français parce qu’on a le bonheur de ‘“ parler le français.”