‹ Le Canada héroïque et pittoresqueChapitre 120 sur 225 · PAROISSE SAINT-FRANÇOIS · texte numérisé non relu

PAROISSE SAINT-FRANÇOIS

Propriétés Au 1er janvier 1900. Dettes.

Terrains de la fabrique, 2 arpts. Valeur: $ 2,000.00 Emprunt de $11,086.86

Eglise et sacristie 9,500.00 à 4 1/2 0/0.

Mobilier, ornements, vases sacrés, etc. 3,500.00 Presbytère 2,000.00

Total des propriétés : $ 17,000.00 Total des dettes : $ 11,686.86

Comme on le voit, la valeur de la propriété dépasse la dette de $ 5,313.14, ce qui, dans l’espèce et vu la courte existence de la paroisse, est un chiffre considérable et demande explication.

L’explication en est pourtant fort simple. Quatre mille piastres environ, ont été données au curé par des amis, pour le presbytère, et principalement pour les ornements et les vases sacrés de l’église, ce qui excuse leur grande abondance et leur richesse vraiment extraordinaire. Mille piastres constituent la contribution volontaire des paroissiens, et les trois cent treize piastres qui restent sont attribuables au premier versement d’amortissement effectué par la fabrique pour l’exercice de 1899.

Le terrain de la fabrique est d’une grande valeur. Il fut acheté en 1890, au prix de deux mille piastres, et sa situation exceptionnelle sur une des voies les plus fréquentées lui donne déjà sans doute une plus-value considérable. On n’en saurait dire autant de l’église et du presbytère qui sont des constructions essentiellement temporaires, en bois lambrissé de briques, à la mode du pays. Le manque de fonds et l’impossibilité de mesurer les accroissements futurs de la paroisse, qui a déjà doublé de

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population en dix ans, n’ont point permis d’entreprendre des travaux définitifs. Ici, comme en beaucoup de cas, les économies de la pauvreté aboutiront à des pertes d’argent. Quoi qu’il en soit, l’église qui est fort convenable et dont les dimensions sont de cent vingt pieds de long sur cinquante de large, possède cent cinquante bancs de trois places et suffit amplement aux trois cent trente familles de la paroisse. On y dit quatre messes tous les dimanches.

Les propriétés, au commencement de 1900, nous sont maintenant connues ; arrivons d’un coup à la fin de l’année et analysons avec grand soin le budget de la paroisse Saint-François, tel que l’examen de ses comptes nous le fait connaître ; en voici le tableau résumé dans ses grandes lignes :

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