GUADELOUPE
Carmes de la Province de Touraine : le Mont Carmel de Basse-Terre, le Vieux-Fort, les Trois-Rivières, les îles des Saintes et de Marie-Galante.
Dominicains : quatre ou cinq paroisses, le Baillif, la Pointe-Noire, Bouillante, Deshaies.
Capucins : Saint-François de Basse-Terre, les Vieux-Habitants, Petit cul-de-sac (Pointe-â-Pitre,) Houelbourg (Baie-Mahault), Port-Louis, Anse-Bertrand, le Moule, Saint-François de la Grande-Terre, Sainte-Anne, le Gosier, les Abysmes, les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy (fondées par les Dominicains, cédées aux Capucins).
Les Capucins fondèrent également la mission de Cayenne sur la terre ferme. Détruite en 1654, elle fut reprise dix ans plus tard par les Pères Jésuites.
Les Iles, sous l’ancien régime, furent assez mal pourvues au point de vue de l’enseignement secondaire. Il y avait bien quelques couvents poulies jeunes filles ; mais, quant aux garçons des bonnes familles, on préférait les envoyer en Europe pour les instruire dans les lettres et les bonnes manières.
Ce ne fut qu’en 1768 que le Père Charles-François, préfet apostolique et supérieur des Capucins, obtint après mille démarches appuyées par les autorités de la Martinique, que la Cour lui permît de fonder à Fort-de- France, Martinique, un collège qui devait servir aux enfants de nos diverses colonies et pouvait recevoir deux cents pensionnaires. Chaque île devait contribuer aux frais de l’œuvre. La Révolution balaya cette entreprise comme tout le reste.
Il nous reste à parler de Saint-Domingue.
Au nord de la grande île de Saint-Domingue, à peu de distance de la rive, se trouve l’îlot de la Tortue, fameux dans l’histoire. C’est là que, pendant presque toute la durée du XVIIe siècle, trouvèrent un abri d’aven-