‹ Le Canada héroïque et pittoresqueChapitre 99 sur 225 · CHAPITRE III. — L’INDUSTRIE DU BOIS ET LES CHANTIERS · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — L’INDUSTRIE DU BOIS ET LES CHANTIERS

Tel était le voyageur canadien. Il a disparu avec la traite ou, plutôt, il s’est transformé ; il est devenu bûcheron, homme des chantiers. Nous le reverrons sous cette nouvelle forme.

Le « Canadien errant » nous apparaît comme un individu essentiellement voyageur. 11 ne tient pas en place, il aime à voir du pays. Il émigre dans toutes les Provinces du Dominion et dans tous les Etats de la république voisine, depuis la Californie jusqu’à la Nouvelle Angleterre. Il se sent chez lui partout. Chercher les causes de cette fureur d’émigration serait long et difficile. Contentons-nous d’en gémir.

Sans doute nous savons bien que les Canadiens Français, lorsqu’ils sont bien encadrés dans leurs paroisses nationales, avec leurs curés, leurs Frères et leurs Sœurs, conservent fidèlement leur langue et leur foi au milieu des Américains protestants.

N’empêche que l’émigration reste la blessure toujours saignante au flanc de la mère patrie. N’empêche que, si le million et demi de nos frères émigrés fût resté parmi nous, notre situation politique au Canada serait tout autre qu’elle n’est aujourd’hui.

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