‹ Le Canada illustréChapitre 25 sur 80 · I.i: C.WADA Il-LISIRI · texte numérisé non relu

I.i: C.WADA Il-LISIRI

Rnilway C" exploite le Goldslrcam et la Jordan River. La Jordan River i^eut doinier J4,0(xi IIP.

Cascadks Al MONT KoiiSON ^drand Fork-;).

A Prince-Rupert, point terminus du Grand Trunk Pacific, un nouvel établissement a été commencé par la Prince-Rupert H\-dro-Electric C, qui prendra sans doute plus tard un grand développement. Quand la ville et le port grandiront avec toutes les conséquences d'une telle situation, la Prince-Rupert Hydro-Electric ne suffira certainement pas, car on prévoit que Prince-Rupert sera le plus grand port du nord de la Colombie Britannique.

En présence de l'état embryonnaire dans lequel se trouvent les forces hydrauliques de cette province, il est bien difficile d'en parler. Que dire des forces du bassin du Fraser, fleuve dont le cours a i,2CXD kilomètres; de la Colombia, 966 kilomètres; de la Skeena, 483 kilomètres, et d'autres moins importants comme la Thomson, la Kootenay, la Stikine, la Liard et la Paix, dont la plus faible est beaucoup plus importante que nos fleuves de France? Ces différents cours d'eau prennent leur source dans les plus hautes montagnes de l'Amérique du Nord et descendent à la mer par une pente dont les chutes et les rapides forment les échelons; quand le moment sera venu de rechercher dans ce pays des forces h}drauliques, on les trouvera beaucoup plus puissantes et plus nombreuses qu'on ne peut le prévoir.

YUKON. — Le Yukon possède des ressources

h)-drauliques immenses et inexploitées. C'est à peine si elles sont ])artiellement e.xplorées. Un seul établissement ex[)loite la l.ittle J welwe Mile Creek, près de Dawson City. 11 a été installé i>ar le Yukon Gold C", qui y produit 2,()CX) \IV. On sait que le \'ukon est un des plus grands fleuves du monde et que les montagnes qui séparent l'Alaska du \'ukon ont des sommets qui approchent 6,ckxj mètres. C'est dire que les rivières et torrents de ce pays recèlent des forces hydrauliques formidables, mais il est probable qu'on ne les utilisera jamais.

Au moment de clore ce chapitre, qui termine l'exposé trop rapide des richesses naturelles du Canada, il semble qu'une observation s'impose.

M. Julien Dalemont a fait des réserves très sages sur l'emploi actuel des énormes forces hydrauliques du Canada. Il n'admet pas les exagérations qui ont cours dans le public sur les millions de ■pouvoirs, comme on dit à Québec et à Montréal, et il veut, à juste titre, maintenir les esprits dans des appréciations pratiques. Mais les données pratiques changent tous les jours en matière de houille blanche; ce qui était impossible il y a dix ans est aujourd'hui d'application courante et la plupart des obstacles, devant lesquels nous sommes aujourdui forcés de nous arrêter, disparaîtront sans doute dans l'avenir.

Rappelons donc le mot de l'ingénieur Fabrègues : « Le jour où tout le charbon de la terre aura été consumé, le Canada sera le maître du monde. >•

Les chlil.> 1]o.\.\t.\i,ton Col. Br. ).

Pour un ingénieur, posséder seul une source d'énergie indéfinie, c'est être le maître du monde, et ce sera peut-être, avec les perfectionnements de la science, le rôle futur du Canada.

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