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continent américain entièrement outillées avec des machines de la maison Platt, Brothers and C de Oldham, dont la fabrication est reconnue la meilleure de toutes celles de cette spécialité.
Les fondateurs de la Wabasso ont réussi au delà de leurs espérances. Grâce à leur qualité, les produits des nouvelles usines ont été immédiatement adoptés par le public et les ventes ont suivi une progression remarquable : $ 300,000 en 1910, $ 400,000 en 191 1 et $ 600,000 en 1912. Pendant ces trois années, la Société a développé son outillage de manière à le maintenir toujours en rapport avec les demandes et avec les plus récents perfectionnements.
Au milieu du développement général du pays, il est intéressant de noter que, au point de vue du nombre des usines, l'industrie du coton ne s'est pas augmentée pendant les dernières années. Mont Royal et W'abasso sont les deux seules usines nouvellement installées au Canada, tandis que les importations de tissus de coton ont suivi une très forte progression. De 1901 à 1910, les importations de tissus de cotons écrus ont passé de $ 577,551 à $ 2,244,149 et les tissus teints et imprimés de $ 2,952,958 à $ 5,901,581.
En présence de ces chiffres et encouragés par les résultats qu'ils obtenaient, les fondateurs de la Wabasso se sont décidés à créer la Saint-Mau-
Lk Canada Ii.u sirk
liée N'allc)' ('dlloii Mills ("" pour I ,il)ri(|ii('r surtout les tissus luis de coton hlauc.
Trnis l^i\•i^^cs a iMr ( lioisi (ouinir le (ciilrc imln'-t iicl le i)lus I ax it.iMc, (ui l'on pouvait Iroir \rr (l.iiis l("s iiK-ill("urrs coiulil ions la forer niotncc à lion luan lir, unr main d^iMurr stillisanlf" c\ hahilc c\ lies iacilih's di" Ir.inspdit par eau et par chemin i\c 1er (weeplionnelles. ],a Société de Wabasso. propriétaire de j^rands terrains, a ])U céder un iMiiphu einent commode cl les deux usines fonctionnent sou-, hi même direction.
La iU)U\ollc usine a été construite avec les plus «grands soins et outillée avec ]es derniers perfectionnements. Sa capacité est de goo métiers, plus grande de moitié que celle de la Wabasso, et elle traxaiile depuis le i"" mars IQI3 avec des frais généraux réduits par la communauté de direction et d'administration.
C'est le même groupe ([ui contrôle la Shawinig"an Cotton, la Shawinigan Knitting et la Shawinigan Falls dans la province de Québec, ainsi que la Oxford Knitting-, à Woodstock, dans la province d'Ontario ; ces usines, construites en 1909 et 19 10, fabriquent de la lingerie d'homme, de femme €t d'enfant à raison de 1,500 douzaines d'objets par jour qui semblent avoir un écoulement illimité.
On a le ]:>rojet de consolider tout cet ensemble industriel en formant une seule Société et d'établir une usine de 2,000 métiers à laquelle sera annexée une teinturerie de 15 millions de yards par jour.
Les filatures canadiennes ne travaillent guère que le coton brut produit dans les Etats du Sud de l'Union, dont les variations de prix influent beaucoup sur leurs bénéfices, ainsi que nous l'avons constaté.
Au chapitre VII, nous avons vu que le lin donnait lieu à une faible exportation, tandis que les produits manufacturés du lin étaient importés.
Cependant, une société de Toronto, constittiée au capital de 3 m.illions de dollars, a dernièrement obtenu une charte du gouvernement ; son objet est de traiter la paille de lin dans les provinces de l'Ouest. On espère qu'une nouvelle industrie d'une certaine importance pourra résulter, pour tout le Centre et l'Ouest, de l'exemple ainsi donne. Un million de tonnes de paille de lin restent inutilisées chaque année et on estime qu'avec ces éléments actuellement perdus on pourra fabriquer, sur une large échelle, du papier et des tissus. Les fabricants de papier pensent que la culture du lin serait rémunératrice même envisagée exclusivement pour la fibre. Selon les procédés actuellement emplo}'és.
il lanl \ingl semaines pour prt'parcr le lin en vue de la Ncnle sur le man Ik-, laiidis (]ue par lui nouveau procédé on com])le (lue i.i libre ])oiirra être ])rête en une seule journée.
Industrie laitière.
Dans les |)ro(luils alimentaires ()ui constituent l'industrie la plus importante du Canada, la laiterie et les fromages viennent au second rang, immédiatement après la minoterie.
Le ])remier qui s'avisa de fabriquer des fromages au Canada fut M. LIarvey Farrington, qui installa en 1864 une fromagerie dans le comté d'Oxford (Ontario).
Son exemple fut suivi ])ar plusieurs ]iropriétaires du centre de la presqu'île de Toronto et, plus tard, se répandit dans les provinces de l'Est.
En Québec, la première fromagerie date de 1865, à Durham (Missisquoi), mais ce n'est que vers 1880 que cette industrie prit véritablement la grande extension dont on voit aujourd'hui ies constants progrès. Nous avons raconté comment, à cette époque, les fermiers de l'Ontario renoncèrent à la grande culture du blé pour couvrir leurs cham-ps de pâturages et de bétail. Depuis cette époque, leurs ]:)rogrès ne se ralentirent plu.s. Québec et Ontario sont restés les grands producteurs de fromages et de beurre; l'mdustrie laitière continue à s'étendre dans les provinces maritimes, en Nouvelle-Ecosse, au Nouveau-Brunswick, et elle commence à donner de beaux résultats en Manitoba, Saskatchewan, Alberta et en Colombie Britannique.
Grâce aux efforts du gouvernement et aux exemples de ses fermes modèles, les méthodes d'exploitation, les procédés de fabrication des crémeries et des fromageries sont en constants progrès, ainsi que les emballages, les expéditions et les transports. On a mis en pratique les enseignements et les découvertes des fermes expérimentales, pas d'aération pour le lait, mais des chambres froides pour le beurre et aussi des chambres réfrigérantes pour la maturation des fromages à basse température. On a pu recueillir la crème et établir des beurreries centrales là 011 une production insuffisante de lait empêchait de créer des fromageries.
Il y a eu, en 1910, 3,628 fabriques de lait condensé, de fromages ou de beurre qui ont produit 59,875,097 livres de beurre '27,183,294 kilos"^ valant $ 15,682,564, ou 26 cents la livre anglaise, environ 4 francs le kilo. Dix ans plus tôt, en 1900, la pro-
Le Canada Iliastré
duction du beurre ranadicn n'altcijj^nait que 36 millions S^\7j9 livres, valant $ 7,240.972, ou 20 cents la livre. Lorsque les Etats-Unis abaissèrent les droits sur la crème, ce qui encouragea l'exportation, la production des fromages se trouva diminuée.
Le nombre des fabriques de lait condensé s'élève en 191 2 à 12, contre 4 seulement en 1900, et ces douze fabriques ont livré au commerce $ 1,839,871 de produits.
Pour la province de Québec, l'industrie laitière est la branche principale et la plus rémunératrice de l'agriculture. La fabrication coopérative du beurre remplace peu à peu celle des fermes qui est moins régulière et en général de moins bonne qualité. Les coopératives étaient en Québec, en 191 1, au nombre de 2,564, dont 575 pour le beurre, 1,316 pour le fromage et 673 produisant l'un et l'autre. Leur nombre tend à s'accroître et leurs achats réguliers et méthodiques ont fait monter le prix du lait, qui était payé 4 fr. 25 les cent livres autrefois, 4 fr .75 à 5 francs en 1909 et qui continue à augmenter.
les dernières années atteint de 30 à 35 millions de dollars, selon l'abondance de la récolte, mais la consommation locale augmente en raison de l'accroissement de la jiojnilatKm, de sorte i\ue l'exportation diminue.
Voici les chiffres de l'exportation des beurres et fromages de 1900 à 191 1 pour tout le Canada :
Années Beurres Froiiiagt-K
liv. exportées liv. exj)ort^eK
igio 4.615.380 180.859.886
igii 3.142.682 181.895.724
On voit que l'exportation du beurre a beaucoup diminué à cause des fabriques de lait condensé, mais surtout à cause de la consommation locale qui grandit tous les jours avec la population; l'exportation des fromages s'est maintenue. Cette exportation se dirige presque tout entière sur l'Angleterre et le fromage canadien représente plus
Laiterie en Xouvkiie-Eco-se.
Sur la demande de la Société d'industrie laitière de Québec, dont les membres sont au nombre de 1.700, le gouvernement a fondé à Saint-Hyacinthe, sur la rive droite du Saint-Laurent, à l'est de ^lontréal, une école de laiterie modèle qui rend les plus grands services à toute la province.
L'Ontario reste cependant en tête pour l'industrie laitière. La mo}'enne de sa production pendant
de 65 0/0 dans le chiffre total des fromages que l'Angleterre importe.
En 19 10, par exemple, la production totale des fromages au Canada a été de 231,012,798 livres, en augmentation de 10,179,529 livres sur l'année 1900, et la valeur de cette production atteignait $ 21,620,654, donnant une moyenne de 9 cents (o fr. 45) environ par livre.
iSf)
l\Miil.ml (c'tlc inriiio .iiiiu'r i()ii', le Canada a exporté lS(i,S5(),SS() livres de 1 1 miii,i;^cs, prrs des quatre ciiuiuièmes de sa prodiu t imh, ci |,i |)i(>s(|iic tittalité de (ette exportation, doiil la valeur allci gnail $ j i ,(K)7,()i)2, est allée en Anj^leterre.
On .1 \n que, pour les quatre dernières années, l'exportation des froniaj^es est restée à ])eu près stalionnairc, sa valeur \ariant de $ 2(1,384,666 en lc)(X) à $ 22,887,237 en igo8. Le Canada importe aussi, pour une \ a leur (pii n'excède pas de beaucoup le centième de son exportation, des fromag^es fins venant surtout d'Italie.
T.e Canada n'a fabriqué pendant lon<^temps (lu'un seul fromaj^e, une imitation de s/il/on à pâte jaune et en meules d'un ]ietit diamètre mais plus é| laisses (]ue celles de p^ruyère.
que siu' (elle des ra i lineries. Cela lient à ce (|ue les premicres rallineries créées vers 1 8S0 ont |)roduit de si beaux résultats que leurs propriétaires ont préiéré laire le silence sur leurs affaires et continuer seuls à exploiter une iiiiiic iiulnst riel le aussi fructueuse.
Depuis quelcjue tenq^s, le ^.gouvernement canadien s'efforce d'encouraj^er la culture de la betterave et, dans un ra|)p(irl du ministère du commerce ])ublié à la im de mai HJI3, on disait que les 800 hectares cultivés en betteraves dans l'Alberta avaient produit, pendant la dernière campaji^ne, 14,000 tonnes, soit plus de 17 tonnes à l'hectare. Ces i4,cx)o tonnes ont été vendues à un jirix moyen de $ 5 la tonne et les cultivateurs ont touché $ 70,000.
Expédition de from.'Vges .aux docks de Belleville (Ontario).
Plus tard, les trappistes établis à Oka (Québec) ont fabriqué une sorte de port-salut qui porte le nom d'Oka et qui, malgré son prix, beaucoup plus élevé que celui du stilton, est très demandé.
Dans ces dernières années, on a cherché à fabriquer des imitations de fromages français, brie, camembert et coulommiers, mais on ne peut pas encore se prononcer d'une façon certaine sur ces tentatives. Aux Etats-Unis, les mêmes essais n'ont jamais pu réussir; il est probable que, même s'ils réussissaient au Canada, ils n'arrêteraient pas l'importation restreinte des fromages fins de grande marque demandés par la population riche. On en peut voir la preuve dans les qualités importées consistant surtout en gorgonzola, en parmesan et en espèces italiennes les plus fines, en roquefort et en camembert français et en gruyère suisse.
Raffineries.
Il n'est certainement point d'industrie au Canada sur laquelle il soit plus difficile de se documenter
La note publiée ajoutait qu'en raison de ce succès on pouvait espérer que bientôt la culture de la betterave se généraliserait d'autant plus facilement que le raffinage de la betterave, en dehors du sucre produit, donne des sous-produits et notamment la mélasse, qu'on emploie avantageusement pour engraisser les bestiaux.
Les 14,000 tonnes de betteraves dont nous parlons ont été récoltés dans l'extrême-sud de l'Alberta, à Raymond. Il paraît que ce succès n'aurait pas un caractère définitif. On objecte que la culture de la betterave sera irrégulière. On dit que dans les parties de cette province qui ne sont pas irriguées il arriverait probablement que, dans les années sèches, les plantes manqueraient d'eau. La betterave a besoin de soleil pour donner du sucre et d'humidité pour grossir. Dans \ Alberta ensoleillée, elle donnera toujours du sucre, mais quand l'année sera sèche elle manquera de poids.
D'ailleurs, les raffineries canadiennes n'ont raffiné des betteraves qu'accidentellement, à titre d'essai ; tout leur travail se fait sur des sucres
Lk Canada Illistre
iS;
bruts qui leur sont en\»-i\c''s des Antilles par les jilanteurs de cannes.
Les rapports statistiques du ministère du commerce établissent qu'en lyii il a été importé au Canada pour $ 17,480,856 de sucres, mélasses, etc., contre $ I4.c)4(),4i2 en 1910; on voit que les $ 70,(KK) de betteraves récoltées en igi2 à Ra\-mond sont négligeables en présence de l'importance de la consommation canadienne.
RaFFINKRIE de SICRE A BERLIN (OXTARIO).
Dès 1905, on comptait quatre raffineries fournissant une production de sucre annuelle de $ 4 millions.
Cette industrie continue à se développer, mais elle est encore loin d'atteindre le développement qu'elle devrait avoir et de suffire à la consommation locale.
En 1910, il existait au Canada huit raffineries de sucre dans lesquelles $ 19,720,333 avaient été investis; leurs produits atteignaient une valeur de $ 21,260,011. Mais le Canada consomme actuellement au moins 100,000 tonnes de sucre importé, ce qui équivaut à la production d'un million de tonnes de betteraves. Il faudrait donc vingt fabriques traitant chacune 50,000 tonnes de betteraves chaque année pour suffire à la consommation du pays.
Il y a à Montréal deux raffineries très importantes : la Saint Lawrence Sugar Refining et la Canadian Sugar Refining, dont nous ne saurions parler avec intérêt, faute d.^ documents.
Depuis vingt ans, aucune raffinerie nouvelle n'avait été construite au Canada, lorsqu'en novembre 191 2, un groupe de capitalistes très au courant des bénéfices réalisés dans les raffineries de Montréal fonda 1 'Atlantic Si"g.\r Refineries. Cette création fut bien accueillie par le monde des
allaires et le capital fut vite stjuscrit. La consommation du sucre a augmenté de 60 0/0 pendant les dix dernières années et grandira probablement proportionnellement à l'accroissement de la jjopulation. Le moment semble donc bien choisi; les i:)rogrès réalisés dans les méthodes de raffinage et dans l'outillage permettront de mettre de [)rime abord la société sur un pied jjrivilégié, mais les fondateurs comptent avant tout sur la position
favorable de l'usine. Ils ont obtenu ])our un prix modique un emplacement de 3 hectares à la pointe du port de Saint-John 'Xouveau-Brunswick;, qui a des quais sur trois côtés ; les sucres bruts venant des Antilles, les approvisionnements, les charbons arrivant par mer seront déchargés dans l'usine même et les marchandises prendront la voie de mer avec la même facilité. L'usine sera, en outre, reliée aux terminus de rintercolonial et du Canadian Pacific.
Les constructions, qui seront terminées pour la campagne de 19 14, doivent coûter $ 1,750,000 et sont prévues pour une fabrication de 2,000 à 2,500 barils par jour.
Rafflverie de SrCRE A Berllx (Oxtario).
CTTAPTTRl-: XIX
Industries du Bâtiment.
Ciments. — Hriqucs. — Constructions. — Constructions nictalliques.
Peintures et Vernis.
Ciment.
Les industries qui ont la construction jDOur objet sont toujours les premières à se développer dès que les hommes se réunissent dans un pays neuf. Le Canada avait un besoin plus urgent de ces industries qu'aucune autre contrée, du moins sur une très grande partie de son immense territoire. Ses premiers colons firent comme les Peaux-Rouges et construisirent des huttes et des maisons en bois avec les arbres à peine équarris des forêts, mais dès qu'ils abordèrent la grande prairie centrale ils ne trouvèrent que peu de bois et pas de pierre. Cependant la prospérité venait vite par l'agriculture; il fallut avoir de vastes granges, des bâtiments pour l'habitation et les services de la ferme et cela explique que le ciment de Portland fut employé au Canada dès i8gi.
En 191 1, quand fut reconstituée l'entreprise de construction Lyall & Sons, on constata que cette vieille maison avait plus de trente années d'existence, ce qui reportait le début de ses affaires à 18S0. D'ailleurs, les industries du bâtiment étaient depuis longtemps florissantes aux Etats-Unis et s'efforçaient de passer la frontière sous une forme ou sous une autre, soit pour vendre au Canada des marchandises américaines, soit pour fonder au Canada des entreprises nouvelles.
La Cax.jjda Ce^iext fut constituée à la fin de 1909 pour absorber les Compagnies suivantes :
La Lakefield Portland Cernent, de Montréal (Québec"^ ;
La LaKefield Portland Cernent, de Lakefield (Ontario) ;
La Owen Sound Portland Cément, de Shallow- Lake (Ontario) ;
La Alberta Portland Cernent, de Calgary (Alberta) ;
La Belleville Portland Cément, de Belleville (Ontario) ;
La International Portland Cément, de IIull ^Québec) ;
La X'ulcan Portland Cément, de Montréal (Québec) ;
La Lehig Portland Cément, de Belleville (Ontario) ;
La Canadian Portland Cément, de ^Malbank et Port Colborne 'Ontario).
Deux autres Compagnies ont été acquises depuis :
La Western Canada Cernent & Coaî, d'Exshaw (Alberta) ;
Et la Eastern Canada Portland Cément, de Domburg (Québec).
La Compagnie faisait construire, en outre, un moulin pour broyer la pierre à W'innipeg.
L'absorption de ces onze sociétés et cette création donnaient à la Canada Cernent la plus grande partie des usines canadiennes se trouvant en bon état et en pleine marche entre Montréal et les Montagnes Rocheuses, qui produisaient ensemble 80 0/0 de la production totale du ciment au Canada.
Mais la capitalisation de la Société était élevée d'une façon peut-être exagérée. Elle se montait, actions et obligations comprises, à $ 30,256,966.
L'exploitation marcha tout d'abord parfaitement; le marché du ciment était des plus actifs, plusieurs centres populeux manquant absolument
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