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ILATCRES DE COTON .4 VaLLEVFIELU, PRÈS MONTRÉAL

Cette situation est très forte; les propriétés, évaluées 3 millions de dollars au bilan, en valent plus de 4; le fonds de roulement d'un million passé est plus que suffisant, et l'entreprise possède la confiance générale du monde des affaires.

Filatures.

On ne peut pas dire que le Canada n'a pas fabriqué de tissus dès les premiers temps de l'occupation française, puisque le rapport envoyé par l'intendant Talon au roi de France en 1666 citait quatre drapiers dans la liste des artisans existant au Canada; mais pendant longtemps cette industrie n'a été représentée que par des efforts individuels et les métiers de tissage canadiens ne constituaient pas une véritable industrie au sens que l'on donne à ce mot. L'industrie du coton a cependant précédé au Canada celle du chanvre et du lin qui commence actuellement à peine à prendre de l'importance.

Plusieurs autres Sociétés se sont fondées depuis janvier 1905, mais leur importance, jusqu'à présent, n'inquiète pas la Dominion Textile, qui veille soigneusement à conserver sa prépondérance. Elle a pu saisir l'occasion d'acheter une forte partie des actions de la Montréal Cotton, où elle a pris une sérieuse influence. Plusieurs administrateurs sont communs aux deux Sociétés, qui poursuivent leur vie sociale sans se mêler, mais en parfaite entente. De plus, en septembre 1910, la Royal Spinning C°, qui était propriétaire de belles usines récemment construites à Montréal, a consenti à louer ces usines à la Dominion Textile.

Les usines du merger fabriquent toutes les qualités de cotons blancs et écrus, les impressions, les toiles à draps de lit, les toiles et cotons pour lingerie de corps et de maison, les batistes, toiles à voile, sacs, tissus croisés et piqués, draps de bureau, serviettes de toilette, laines filées, couvertures et tapis ficelés, sans parler de beaucoup d'autres tissus et produits manufacturés pour les autres industries, notamment celle du caoutchouc.

Lk Canaua Illistri-:

La dernière assemblée a permis de constater une situation florissante et, comme l'écrit la Gazette de MonlTcal, elle a fait apparaître des résultats qui constituent des records 'i).

Les ventes atteignent $ 9,824,101, dépassant de $ 7851637 celles de l'année précédente, et réalisant le plus gros chiffre d'affaires que la Société ait jamais obtenu. Les bénéfices nets, le report à nouveau sont aussi des records.

partie du commerce canadien dans cette branche industrielle qui n'existait qu'insuffisamment au Canada, puisque la plupart des tissus de coton consommés y étaient importés.

On construisit jilusieurs usines sur le modèle des premiers établissements du Lancashire 'Angleterre' et on les dota d'outillages perfectionnés et des machines les plus modernes. Il en résulta que les usines de W'abasso sont les seules sur le

Filature de coto.n a RIerrito.n" (O.ntarioj.

Du discours du président, il faut retenir que la Société renouvelle constamment ses anciennes installations et les remplace par un outillage neuf en mettant cette dépense aux comptes de l'année. Les résultats sont d'autant plus satisfaisants que le prix du coton brut est élevé et que les salaires et les frais généraux augmentent toujours. La Société paie actuellement $ 350,000 de plus en salaires qu'elle ne payait il y a trois ans, bien que les heures de travail aient été réduites. Elle a 10,237 métiers, 459,786 broches et occupe plus de 7,500 ouvriers.

La Wabasso CottoN C fut créée en 1908 pour fabriquer des tissus de coton et s'emparer d'une

II) Voici, de 1906 à 1913. la progression suivie par les affaires de la Société, sans compter les dividendes sen'is

aux Sociétés filiales : la Dominion Cottons et la Merchants Cottons:

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