‹ Le Canada illustréChapitre 58 sur 80 · I.K ( ANADA iLLLSTRK · texte numérisé non relu

I.K ( ANADA iLLLSTRK

nos portlnx d'I-ui-dpc ou i(iinnic les jxnilels de prairies du Doniiiiioii.

On trouve queltiucs llannnj^.uis dans la Colombie Britannique, et l'on a réussi à acclimater les faisans sur l.i lôte du Paciluiue.

Le dindon sauvaj^e, autrefois si commun dans l'Est-Canadien, a presque disparu. On trouve quantité d'oies et de canards sauvages sur toutes les rivières du Canada, mais leur chasse est si facile qu'elle ressemble plus à une tuerie qu'à un sport.

Les rivages du Canada, les lacs, les rivières et la grande prairie sont la demeure de myriades de gibier d'eau et de sauvagines de toute espèce. La grouse à queue pointue est un des plus gros individus de la famille des grouses; elle aime se nourrir de blé et c'est après la moisson qu'il faut la chasser au chien d'arrêt, comme le perdreau en France.

La grouse bleue ou coq des montagnes et la Franklin grouse vivent ei. Colombie Britannique; quant aux oiseaux de passage, ils sont innombrables el l'on rencontre dans le Dominion de nombreuses variétés d'oies, de cygnes et de canards.

Les chasseurs de grands fauves partagent leurs préférences entre les armes à gros et à petits calibres.

La carabine de 13 millimètres tirant à poudre sans fumée et pesant 8 livres semble la meilleure contre les animaux dangereux; ^L Niedieck vante les services de sa carabine double anglaise, calibre 375 de 9 millimètres environ, poudre cordite, balle à chemise entière, avec laquelle il a abattu plusieurs grandes pièces, entre autres un lion à 410 pas.

Pour la chasse comme pour la pêche, le canot canadien, qui est le canot mdien, est le plus parfait moyen de transport; il est absolument indispensable. De formes gracieuses et élégantes, très léger, au point qu'un homme l'emporte facilement, très solide et résistant, capable de contenir beaucoup proportionnellement à sa taille, très stable et presque insubmersible entre les mains qui savent le manier, il passe partout grâce à son faible tirant d'eau et peut descendre les rapides mieux que toute autre embarcation.

Il est juste de dire qu'il fait peur à ceux qui ne savent pas le manier, mais dans les mains des guides indiens, c'est un instrument merveilleux.

Il est revêtu extérieurement d'écorce de bouleau et tous les guides en possèdent un ou plusieurs. Qu'il s'agisse de chasse ou de pêche, les guides canadiens se chargent des principales parties de

réciuipeiiicnt indi.spensable, sauf, bien entendu, le* choses |)ersonnelles. On peut consulter a te sujet un livre très utile intitulé : Camping cl canuing, par James Edmond Jones.

Pêche.

rrtu'le. Saumon. Ouananichc, liass, Mashitionge Brochet. Estur^^con, etc.

Si le centre de l'Afrique^ l'Inde ou d'autres contrées encore offrent des pays de chasse plus riches que le Canada en grands fauves, il nous paraît certain que, nulle part sur notre planète, la pêche n'est aussi variée, aussi copieuse, aussi belle qu'au Canada. Sans insister sur l'étendue des rivages maritimes, sur la grandeur et le nombre des lacs, sur la multitude des cours d'eau, grands et petits, nous ferons remarquer que la pêche est organisée au Canada comme elle ne l'est nulle part. Dans toutes les villes du Dominion, il existe de nombreux clubs qui louent au gouvernement le droit de pêche sur de très grandes étendues de lacs et de cours d'eau. Ils paient des droits assez considérables et construisent des rendez-vous qui sont parfois de très beaux chalets qu'on est tout surpris de rencontrer dans des solitudes. Les membres du club viennent y passer une ou plusieurs semaines en camping avec tous les approvisionnements et tous les services nécessaires à une villégiature confortable.

Camping, remorque de la ccisine.

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